Les peuples du monde - Etat des lieux - Le Surinam

Publié le 20 Janvier 2016

Pays situé dans le nord-est de l'Amérique du sud, au coeur du plateau des Guyanes avec pour voisins à l'ouest le Guyana, au sud, le Brésil et à l'est la Guyane française.

Le pays soit son nom au principal cours d'eau, le fleuve Suriname.

Pays le moins densément peuplé du continent avec la 190e place au rang mondial, la population totale était en 2010 de 520.050 personnes (3.18 hab/km2).

Le Surinam est boisé à plus de 80% aussi la population vit-elle principalement sur le littoral.

La composition ethnique du pays est très diverse en raison des migrations : indiens originaires de l'Inde, les hindoustans (37%), créoles surinamais (31%), métis de javanais, de surinamais (15%), Bosnegers ou "noirs de brousse" ou afro guyanais (10%), chinois (2%), « blancs » (1%), arabes et asiatiques divers (2%).

Les Amérindiens quand à eux comptent dans le pays pour 2% de la population, soit environ 13.000 personnes.

On rencontre :

LES KA'LINA - caribes ou galibis - 2600 personnes

LES LOKONO - arawaks - 1500 personnes

Les peuples du monde - Etat des lieux - Le Surinam

Ape&Joonare" by Sérgio Meira - Own work. Licensed under CC BY-SA 2.5 via Commons.">​"Ape&Joonare" by Sérgio Meira - Own work. Licensed under CC BY-SA 2.5 via Commons.

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LES TRIO ou TIRIYO - 800 personnes

LES WAYANA - 600 personnes

LES APALAI - 500 personnes

LES WARAO - 400 personnes

LES AKULIYO- wama- 40 personnes

Les Ka'lina et les Lokono vivent dans le nord du pays et ils sont parfois appelés les autochtones des basses terres.

Les Trio, les Wayana et les autres ethnies vivent dans le sud du pays, les hautes terres.

Les Amérindiens sont les descendants des habitants originels de l'Amazonie. Ils appartiennent pour la plupart aux deux grandes familles de langues répandues dans les Guyanes et l'Amazonie : le karib et l'arawak.

D'autres petits peuples d'Amérindiens de l'aire amazonienne vivent dans de petits villages.

Waiwai, Katuena/Tunayana, Mawayana, Pireuyana, Sikiiyana, Okomoyana, Alamayana, Maraso, Sirewu, Sakëta.

Les Améridiens et les noirs-marrons vivent dans une cinquantaine de communautés riveraines de l'agriculture, de la chasse et de la pêche.

Les peuples du monde - Etat des lieux - Le Surinam
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Les noirs marrons, afro-descendants

LES NDYUKA- aukaans- 36.000 personnes

LES SARAMAKA - 24.000 personnes

LES PARAMAKA

LES BONI - aluku

LES KWINTI

LES MATAWAI

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L'esclavage en Guyane hollandaise était réputé pour sa sévérité. Le système n'était pas très différent de celui pratiqué par la France et imposé à ses colonies avec le code noir de 1685.

Les esclaves fugitifs, les noirs marrons remontaient les fleuves jusqu'aux forêts tropicales et éloignées du littoral et s'établissaient dans des villages autonomes pour y vivre comme leurs ancêtres.

On les appelle toujours de ce fait le «bush negroes" ou Bosnegers (noirs des bois, noirs de brousse) d'où dérive le terme de Bushinengué qui les identifie.

Avec l'abolition de l'esclavage, le pays se tourne vers l'immigration asiatique(Inde) pour trouver de la main d'œuvre.

Les peuples du monde - Etat des lieux - Le Surinam

Droits des peuples, orpaillage illégal

Le Surinam est l’un des rares pays de l’Amérique du sud à ne pas avoir ratifié la convention 169 de l’OIT. Le système législatif du Surinam sur la base de la législation coloniale ne reconnaît ni les peuples autochtones ni les peuples tribaux.

Il n’y a pas de législation concernant les droits à la terre des peuples autochtones, ce qui constitue une réelle menace pour leur survie et leur respect quand on considère le nombres de ressources naturelles du pays convoitées par les lobbies , bauxite, or , eau, forêt, biodiversité.

Le potentiel en ressources situerait le pays au 17e rang des pays les plus riches dans ce domaine alors que la plus grande partie de la population (environ 70%) vit en-dessous du seuil de pauvreté.

L’orpaillage clandestin pose la même problème en matière de pollution de l’environnement, de risques sur la santé des riverains et de délinquance qu’en Guyane française si tant est qu’au Suriname il n’y a pas de réglementation en la matière et pas de mesures prises pour le combattre.

MONDE AUTOCHTONE 2014

sources : GITPA, cefan ulaval

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