Guerres amérindiennes : Pontiac le révolté

Publié le 10 Janvier 2017

Dans cet épisode des guerres indiennes nous allons constater les pratiques coloniales mises en place par les britanniques pour se débarrasser des opposants amérindiens dont celle qui a consisté à infecter les tribus par la variole en leur donnant des couvertures contaminées.

La guerre ou (conspiration ou rébellion) de Pontiac se déroule de 1763 à 1766.

Elle oppose les britanniques à une coalition de tribus amérindiennes dont l’un des chefs devenu célèbre est Pontiac.

On ne connaît aucun portrait authentique de Pontiac. Cette peinture a été réalisée par John Mix Stanley près de cent ans après la mort du chef amérindienPar John Mix Stanley — Inconnu, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=64161

Qui était Pontiac ?

 

Son nom dans sa langue est Owandiyag.

Il était le chef de la tribu des Outaouais ou Ottawa de Detroit. Les Outaouais avaient toujours été des alliés et des partenaires commerciaux des français et lorsque ceux-ci partent de leur territoire, ils les regretteront.

En effet, lors de la guerre de 7 ans qui oppose les français aux britanniques, les français ayant perdu le conflit, ils doivent céder leurs terres aux britanniques qui n’auront pas les mêmes pratiques envers les autochtones.

Les britanniques deviennent ensuite les seuls acheteurs des fourrures des tribus et imposent des règles commerciales désavantageuses. Les Outaouais se soulèvent car ils veulent se débarrasser des britanniques, faire revenir les français mais eux et leurs alliés sont également inquiets de l’afflux de colons qui envahit leurs terres.

 

Le Pays-d'en-Haut sur une carte française de 1755 - Par Jacques-Nicolas Bellin — Atlas Homannianus Mathematic-Historice Delineatus, (Homann Heirs, Nuremburg), 1755.Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=14692386

 

Pontiac va alors fédérer des tribus autochtones en une coalition qui regroupera plus d’une dizaine de tribus.

La région habitée par les amérindiens était dénommée le Pays-d’en-Haut. Cette région était alors revendiquée par la France jusqu’au traité de Paris en 1763.

Pontiac appelle à la rébellion devant un grand conseil en 1763 - Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1969462

 

Ce sont des peuples venant de trois régions distinctes :

Le premier groupe comprend les peuples de la région des Grands lacs :

Outaouais (Ottawa), Ojibwés, Potawatomis, Hurons-Wendat.

Ces peuples sont également des alliés des français depuis le début de leur présence sur leurs territoires. Avec eux ils font du commerce et des mariages.

Le second groupe réunit des peuples du Pays des Illinois :

Miamis, Kickapoos, Weas, Mescoutins et Piankashaws.

Eux aussi avaient une longue tradition d’amitié avec les français.

Le troisième groupe comprenait des peuples de la vallée de l’Ohio :

Delawares, Shawnees er Mingos.

Ils avaient émigré dans la vallée de l’Ohio pour éviter la domination des britanniques , des français et des Iroquois.

Ils n’avaient pas d’affinité avec les français, néanmoins ils avaient combattu à leurs côtés dans la guerre de 7 ans pour se défaire des britanniques.

La confédération iroquoise qui occupe les terres au nord du pays reste à l’écart de la guerre de Pontiac.

En effet, la confédération iroquoise est alliée aux britanniques.

Par contre, l’une des nations iroquoises, les Sénécas eux se joignent à la coalition de Pontiac. C’est la nation la plus occidentale de la confédération qui était mécontente de l’alliance avec les britanniques.

Dès 1761 les Sénécas avaient envoyé des messages aux tribus des Grands lacs et de la vallée de l’Ohio pour leur demander de s’unir pour chasser les britanniques.

Amherst le suffisant - Par Joshua Reynolds — UK NPG engraving based on this painting (call number NPG D7002)Original téléversé par Kevin Myers sur Wikipedia anglais, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3216595

 

Amherst était persuadé que les amérindiens seraient incapables d’opposer une résistance à l’armée britannique et il ne mis en place que 500 soldats sur les 8000 qu’il avait sous son commandement. Les britanniques ne se comportaient pas du tout comme les français avec les autochtones. Ils les méprisaient. Les français avaient pour habitude de faire des présents aux amérindiens pour consolider leurs relations et ainsi mettre en pratique l’économie de troc , coutume amérindienne importante dans leurs relations.

En février 1761 les britanniques décident d’arrêter l’envoi de présents aux tribus , parce qu’Amherst tout d’abord considère cette pratique comme une forme de corruption et ensuite parce qu’on lui a demander de faire des économies dans les dépenses. Cela sera perçu par les amérindiens comme une insulte, ils pensèrent qu’on les considérait comme des conquis et non comme des alliés.

Amherst réduit également la quantité de munitions et de poudre devant être fournie aux peuples.

Mais la poudre était utile aux indiens pour chasser et se nourrir puis pour obtenir des fourrures pour le commerce.

Ils pensèrent alors que le but des britanniques était de les désarmer en prévision d’une attaque contre eux.

Deux autres raisons alimentèrent les rancoeurs des peuples contre les britanniques. Il s’agissait des terres qui étaient de plus en plus envahies par les colons mais cette raison n’est pas dans ce conflit la plus importante car nombre de peuples participant n’étaient pas encore directement concernés par la colonisation.

L’autre raison consiste en le réveil religieux qui s’établit bien plus rapidement en raison des restrictions de nourriture et des épidémies rencontrées par chaque peuple au moment des contacts. C’est un prophète Delaware du nom de Neolin qui porte une parole de non commerce avec les britanniques et de retour aux traditions. Sa parole va porter au cœur de nombreuses tribus, par exemple il dit :

« Si vous tolérez les anglais parmi vous, vous êtes des hommes morts. La maladie, la variole et leur poison (alcool) vous détruiront complètement. »

Ce message qui était très prémonitoire à ce moment-là fut très porteur. Pontiac se rattache à la mystique de Neolin.

Les ceintures messagères de guerre en wampums

Avant 1763, des rumeurs d’attaque d’amérindiens circulent dès 1761. Les Mingos de la vallée de l’Ohio se servent de ceintures en wampums pour appeler les tribus à se confédérer pour chasser les britanniques. Des ceintures seront créées également dans le Pays des Illinois. Les wampums sont des bandes perlées de plusieurs rangs avec des motifs colorés.

DEBUT DU CONFLIT

Mai 1763 : les amérindiens sont excédés par les politiques du général britannique Jeffery Amherst et ils attaquent et détruisent 8 forts et tuent des centaines de colons.

Siège de Fort Détroit

  • Une première attaque est commandée par Pontiac à Fort Détroit, les combats s’étendent à toute la région. 8 forts britanniques sont pris, d’autres assiégés. Les bruits de ces attaques circulent dans le Pays d’en-Haut et les amérindiens mécontents se joignent à la révolte. Les amérindiens de l’Ohio entrent en guerre un mois après le début du siège de Fort Détroit.
  • 27 avril 1763, siège de Fort détroit. Plus de 900 guerriers d’une demi douzaine de tribus se joignent au siège.
  • 31 juillet 1763Bataille de Bloody Run – 250 soldats britanniques tentent de briser le siège de Fort Détroit avec une attaque surprise du campement de Pontiac. Celuici est prêt et les attend : 20 morts chez les britanniques et défaite britannique.
  • Le 31 octobre 1763, Pontiac lève le siège de Fort Détroit dans la vaine attente d’une aide française. Il continue néanmoins ses efforts pour organiser la résistance contre les britanniques.
  • Entre temps des forts ont été pris dans différentes endroits entre le 16 mai et le 2 juin 1763 :
  • Fort Sandoské, un petit fort sur les rives du lac Erié est pris par les Hurons, 15 soldats et marchands sont tués.
  • Le fort St Joseph sur le site de la ville actuelle de Niles dans le Michigan est pris le 25 mai 1763 par les Potawatomis : 15 soldats sont tués.
  • Le fort Miami sur le site de la ville actuelle de Fort Wayne dans l’Indiana le 27 mai 1763 par les indiens Miamis : 9 hommes se rendent (sûrement sontils tués).
  • Le fort Ouiatenon dans le Pays des Illinois, à 8 km de la ville actuelle de Lafayette dans l’Indiana est pris le 1er juin 1763 par les Weas, les Mascoutins et les Kickapoos : pas de tués.
  • Le fort Michilimakinac sur le site de la ville actuelle de Mackinaw city dans le Michigan est le plus grand fort pris par surprise le 2 juin 1763 par les Ojibwés lors d’un match de crosse entre les Ojibwés et les Sauks . 15 soldats seront tués
  • Les Sénécas prennent le fort Venango dans la vallée de l’Ohio en Pennsylvanie le 16 juin 1763 et massacrent la douzaine d’hommes de la garnison
  • Le fort Le Bœuf sur la ville actuelle de Waterford en Pennsylvanie est pris le 18 juin 1763 peutêtre par les mêmes guerriers Sénécas.
  • Le fort de la Presqu’île est pris le 19 juin 1763 par 250 guerriers Ottawas et Sénécas près de la ville actuelle d’Erié en Pennsylvanie. Il y aura entre 30 à 60 soldats tués.

Fort Pitt en 1776 - Par Painter unknown — Pennsylvania State Archives, used on http://www.explorepahistory.com/hmarker.php?markerId=148, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=5240755

Siège de Fort Pitt

 

Le 22 juin 1763 c’est l’attaque de Fort Pitt par les Delaware. Le fort reste assiégé tout le mois de juillet de la même année.

Au même moment ont lieu des raids Shawnees et Delaware en Pennsylvanie, de nombreux colons sont tués.

 

Forts et batailles de la guerre de Pontiac -CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1416720

Forts et batailles de la guerre de Pontiac -CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1416720

Lâche et criminelle contamination : Première expérience de guerre bactériologique

Amherst qui est dépassé par cette résistance amérindienne ainsi que par la solide alliance qui se noue entre les tribus décrète que tout guerrier capturé soit exécuté immédiatement.

Alors qu’un colonel prépare une expédition pour lui venir en aide, Amherst lui écrit le 16 juillet : "Ne serait-il pas possible d’envoyer la variole ( ou la petite vérole ?) chez les tribus indiennes rebelles ? Nous devons utiliser tous les stratagèmes possibles pour les vaincre ». Le colonel est d’accord et lui répond le 13 juillet : « j’essaierai d’infecter ces salauds avec les couvertures qui pourraient tomber entre nos mains, mais en faisant attention à ne pas attraper la maladie moi-même ».

Ce à quoi Amherst lui répond : «« Vous ferez bien d'infecter les Indiens avec des couvertures, de même que toute autre méthode qui permettrait d'extirper cette race exécrable »

Mais cette « stratégie » avait déjà été testée par des officiers assiégés de Fort Pitt de leur propre initiative. L’un d’eux avait offert aux représentants Delaware 2 couvertures et un foulard exposés à la variole en espérant transmettre la maladie aux amérindiens et les forcer à lever le siège.

On ne sait pas avec certitude si cette pratique dégoûtante a réellement contribué à diffuser l’épidémie au sein de la population amérindienne durant la rébellion de Pontiac, les avis sont partagés. Néanmoins de nombreux amérindiens sont morts de la variole chez ceux qui faisaient le siège et il n’y eut pas de morts au dehors.

La bataille de Bushy Run

 

Les 5 et 6 août 1763 dans l’ouest de la Pennsylvanie a eu lieu un affrontement entre les soldats britanniques commandés par le colonel Henri Bouquet et une force amérindienne composée de guerriers Lenapes, Shawnees, Mingos et Hurons. Les britanniques arrivent mais avec du mal à mettre en déroute les amérindiens.

Victoire des britanniques.

Une lourde défaite va suivre le 11 septembre 1763.

300 Sénécas, Ottawas et Ojibwés attaquent un convoi de ravitaillement le long du portage des chutes du Niagara.

Deux compagnies supplémentaires envoyées en renfort sont réduites également. Plus de 70 soldats et transporteurs sont tués lors de cet affrontement qui sera nommé « Le massacre du Trou du diable » et qui sera le plus sanglant engagement de la guerre pour les soldats britanniques.

Victoire des amérindiens.

Lithographie de 1841 sur le massacre des Amérindiens de Lancaster par les Paxton Boys en 1763.Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4115741

 

Les paxton boys veulent régler leurs comptes à leur façon avec les amérindiens

 

La force et la détermination de l’alliance amérindienne fait régler la terreur et fait penser aux pennsylvaniens que le gouvernement ne fait rien pour les protéger aussi un groupe d’auto-défense les paxton boys (venant du village de Paxton en Pennsylvanie) va se lever et attaquer des amérindiens pour la plupart convertis au christianisme et qui vivaient en paix dans de petites enclaves au milieu des plantations blanches de la Pennsylvanie.

Le 14 décembre 1763 une cinquantaine de paxton boys marchent sur le village de Conestoga et tuent 6 Andastes. Les 14 autres seront placés sous protection judiciaire par le gouvernement mais les paxton boys entrent dans le prison et les massacrent.

Ils se tournent ensuite vers des amérindiens vivant dans l’est de la Pennsylvanie dont certains avaient fui à Philadelphie pour y trouver protection.

Les paxton boys seront néanmoins empêchés de nuire à d’autres amérindiens par le gouvernement et Franklin déclarera même à leur sujet une critique sévère.

Les indiens engagés dans le conflit continuent néanmoins de faire des raids chez des colons et de tuer ces derniers.

Devant la terreur occasionnée et la froide détermination des amérindiens l’assemblée de Penssylvanie réintroduit les primes au scalp offertes durant la guerre de la conquête pour tout amérindien, homme, femme et enfant de plus de 10 ans tué.

Le général Amherst est rappelé à Londres en août 1763 et il est remplacé par le major-général Thomas Ggage.

Il envoie en 1764 deux expéditions à l’ouest pour écraser la rébellion et arrêter les responsables amérindiens.

Cette campagne prolonge la guerre de plus d’un an car son véritable objectif est de punir les amérindiens et non pas mettre fin à la guerre.

Sur cette gravure basée sur une peinture de Benjamin West on voit la douleur de la séparation entre les enfants qui avaient adoptés par les familles amérindiennes au moment de leur retour forcé - Par D'après Benjamin West — Library of Congress, originally published in William Smith, An historical account of the expedition against the Ohio Indians in the year 1764, 1766., Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1158261

 

Le traité de Fort Niagara

Gage autorise William Johnson à négocier un traité de paix à Fort Niagara pour offrir aux amérindiens une chance d’enterrer la hache de guerre
Les négociations de paix se déroulent à Fort Niagara de juillet à août 1764 devant environ 2000 amérindiens (des Iroquois essentiellement). Pourtant les Iroquois étaient restés en dehors du conflit à part les Sénécas qui avaient pris les armes contre les britanniques comme on l’a vu plus haut.
On demande aux Sénécas en réparation du massacre du Trou du diable, d’abandonner la portage stratégique des chutes du Niagara aux britanniques. Johnson convainc les Iroquois d’envoyer des guerriers contre les amérindiens de la vallée de l’Ohio. Ceux-ci capturent des Delaware et détruisent des villages abandonnés Shawnees et Delawares dans la vallée de la Susquehanna.
Des traités de paix sont négociés à Fort Niagara et à Fort Détroit et les amérindiens de la vallée de l’Ohio sont isolés et prêts en grande partie à faire la paix. Le colonel Bouquet leur demande de retourner tous les prisonniers y compris ceux capturés durant la guerre de 7 ans. Plus de 200 prisonniers sont rendus à contrecœur car la plupart avaient été adoptés dans des familles amérindiennes. Les amérindiens rendent les prisonniers en échange des leurs. Ils acceptent d’assister à une conférence de paix avec William Johnson en juillet 1765.

Traité avec Pontiac

 

Les combats avaient cessé en 1764 mais les amérindiens dont Pontiac continuaient de tout faire pour encourager la résistance dans le Pays des Illinois où les troupes britanniques avaient pris possession du Fort de Chartres en 1763.

Un chef de guerre du nom de Charlot Kaské émerge en tant que chef le plus anti-britannique de la région surpassant même un moment Pontiac.

Il essaie d’obtenir à la Nouvelle Orléans l’aide française contre les britanniques.

Georges Croghan rencontre Pontiac dans le Pays des Iillinois lors de l’été 1765 pour négocier la paix. Le traité de paix est signé à Fort Ontario malgré l’opposition de Kaské qui veut tuer Croghan, le 25 juillet 1766.

Aucun territoire ne fut cédé et aucun prisonnier ne fut rendu.

Vous vous croyez les Maîtres de ce Pays parce que vous l'avez pris aux Français qui, vous le savez, n'avaient aucun droit dessus car il s'agit de la Propriété de nous autres, Indiens.

Nimwha, diplomate shawnee à George Croghan, 1768

Bilans

 

La guerre de Pontiac considérée pendant longtemps comme une défaite amérindienne est à présent révisée avec plus de faveur de la part des historiens. Elle est considérée comme une impasse militaire puisque si les amérindiens n’ont pas réussi à chasser les britanniques de leurs terres, les britanniques n’ont pas pu conquérir des territoires amérindiens.

Ce sont les négociations et les compromis qui ont mis fin à la guerre et non une victoire sur un champ de bataille.

Les amérindiens ont en quelque sorte remporté une victoire en forçant la gouvernement britannique à abandonner les politiques d’Amherst et en créant une relation avec les amérindiens basée sur l’alliance franco-amérindienne.

Le gouvernement britannique arriva à la conclusion que les colons et les amérindiens devaient être séparés.

Le 7 octobre 1763 la couronne délivre la proclamation royale de 1763 qui réorganise l’Amérique du nord britannique après le Traité de Paris.

Ce document trace une frontière entre les colonies britanniques du littoral et les terres amérindiennes à l’ouest des Appalaches créant ainsi une immense « réserve amérindienne » s’étendant des Appalaches au Mississippi et de la Floride au Qquébec.

Les colons ont interdiction d’entrer sur les terres amérindiennes.

Le gouvernement britannique espère ainsi éviter de nouveaux conflits.

Les effets de la guerre de Pontiac sont durables car la proclamation reconnaissant que les peuples amérindiens avaient certains droits sur les terres qu’ils occupent, et qui est qualifié e Bill of Rights amérindienne continue de servir de base aux relations entre le gouvernement canadien et les Premières Nations.

Pour les amérindiens, la guerre de Pontiac a démontré la capacité d’une coopération pan-tribale pour résister à l’expansion coloniale anglo-américaine.

Le conflit divisa malgré tout les tribus et les villages mais il fut la première résistance multi-tribale amérindienne contre les colons européens en Amérique du nord et la première à se terminer par une défaite complète des amérindiens.

La proclamation de 1763 comme on s’en doute empêcha nullement les colons britanniques et les spéculateurs fonciers de s’introduire vers l’ouest les amérindiens furent obligés de former de nouveaux mouvements de résistance.

D’autres grands conflits succèderont à Pontiac avec les chefs Joseph Brant (Mohawk), Alexander McGillivray (Creek), Blue Jacket (Shawnee) et Tecumseh (Shawnee) qui en tentant de créer des confédérations chercheront à raviver l’esprit de résistance de Pontiac.

Pontiac sera assassiné en 1769 par un amérindien Illinois à la solde de marchands américains.

Il fut enterré avec les honneurs militaires dus à son rang sur les rives du Mississippi par la garnison française.

L’assassinat de Pontiac marque le début d’un mythe.

Il aura inspiré de nombreux amérindiens dans leur résistance face à la domination colonialiste.

Il a donné son nom à une ville du Michigan, des navires américains, une marque de voiture et des municipalités au Québec.

 

Source : wikipedia

 

La ligne définie par la proclamation de 1763 délimite les gains territoriaux (en peche) et anciens territoires en (en rouge).Par Jon Platek — Own work by uploader, base map used is found here, uploaded by User:Roke, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4881078

Rédigé par caroleone

Publié dans #ABYA YALA, #Ottawas, #Devoir de mémoire, #Peuples originaires

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