La tendresse : Tendres déclinaisons *

Publié le 21 Janvier 2013

 

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Sans tendresse, pas d'humanité possible, impossible de construire un monde meilleur.

Un ingrédient nécessaire et vital que je propose d'enfiler sur le collier de perles .

Pour se faire, non contente de ce premier texte écrit dans un contexte particulier, je rajoute deux autres textes pour l'accompagner dans la volonté de décliner au mieux les possibilités tendres qui s'offrent à nous.

Comme cela, chacun y trouvera je l'espère son compte.

La tendresse c'est le plus beau sentiment humain, c'est celui qui peut se permettre d'habiller tous les autres sentiments et les relations humaines en les recouvrant de son voile transparent et sans prétention.

 

Les autres perles du collier, Construire un monde meilleur ? Chiche  ICI

 

 

 

 

 

La tendresse est-elle une arme ?

 

 

 

La tendresse telle une arme peut-elle trancher

Venir à bout de l’ennemi alors le désarmer ?

 

La tendresse qui dans les cœurs purs oppresse

Peut-elle boucher les trous de la vie qui stresse ?

 

Aimer tendrement servira t-il à combler les vides

D’une vie sans âme qui du pouvoir est avide ?

 

Je n’ai pas d’armes pour me battre seul mon cœur

Si riche en sentiments humains et sans rancœurs

 

Cela peut-il servir les luttes compagnons du terrain

Cela peut-il être mis sur les rangs du combat de demain ?

 

Je n’ai qu’une poésie pleine de tendresse et d’amour

A offrir dans la rue sur les barricades des faubourgs

 

Pour sabrer les gorges défendre becs et ongles cassés

Les intérêts de la cause, est-ce assez fort pour lutter ?

 

La révolution je vais me la faire toute en prose

C’est le vœu de mon année qui est celle de la rose

 

Elle est douce tendre féconde propice aux sentiments

Mais elle est pleine d’aiguillons qui savent pertinemment

 

Sortir leurs à propos aux moments propices du service

Qui s’y frotte s’y pique voilà le risque à vous les sévices

 

Un jour c’est le velours et la douceur servis sur un plateau

L’autre le sabre le goupillon qui ramone et le sang à nouveau

 

Comme le compagnon chat qui un jour fait patte de velours

L’autre sait très bien sonner l’hallali sans faire de détours

 

Chat ou rose les deux sont équipés d’armes d’égalité

Pour combattre : tendresse et épines en toute humanité

 

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Carole Radureau (12/01/2013)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tendresse au cœur

 

 

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Fanny Bourgeois

 

 

Regard de velours qui imprime

L’image de l’être aimé à jamais

Yeux liquides et fluides expriment

La chaleur dont le cœur se revêt

 

Paroles de sucre au plus profond

D’une âme occupée à border ses draps

Voix de miel glisse au tréfonds

Attendant la réaction à bout de bras

 

Ecrits à l’encre d’un cœur fuchsia

Lettres rondes sautent et éclaboussent

Le soin alors trépigne dans la joie

La tendre missive rêve se trémousse

 

Toucher de joue du bout du doigt

Caresse affleurant la peau doucement

Peu s’en faut pour exprimer l’émoi

La tendresse au cœur est celle du moment

 

 

Carole Radureau (21/01/2013)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tendresse nature

 

 

 

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La nature dans sa grande tendresse

Nous offre chaque année le plus beau

Elle réchauffe nos cœurs de stress

Les rhabillent de son renouveau

 

Dans ses feuilles sont écrites les paroles

Instillées au creux des tendres nervures

D’une histoire vieille comme le vent Eole

Prête sans cesse à renouveler l’aventure

 

Dans ses fleurs jaillissent les pensées

Ecrites en pollen d’or gravées d’étamines

Aux hommes de pouvoir décrypter

Les messages de la terre qui se sublime

 

Sa terre nourricière en son germe prospère

Sa dureté n’en est pas moins sa légèreté

Quand on sait lire dans les veines artères

On comprend clairement toute l’humanité

 

Des gouttes d’eau dans tous les recoins

Qu’il faut mériter et utiliser à bon escient

Irriguent les âmes arrosent avec soin

Les histoires coulant de notre subconscient

 

De sa pierre compagne des durs moments

Elle nous offre les jeux qui construisent

Bâtissent les aventures montées savamment

Par ceux qui savent que la pierre se brise

 

C’est dans ses racines que dame nature

De sa généreuse vitalité de cheveux mêlés

Offre sa tendresse pure et dure qui perdure

Profitons alors de la terre-mère volupté

 

 

Carole Radureau (21/01/2013)

 

 

Ce texte est libre de droit et diffusé sous licence creative commons

 

 

 

 

 

Rédigé par caroleone

Publié dans #Mes anar-poèmes

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Bonsoir Caro et Almanitoo


Quel paradoxe que le monde oû nous vivons. Un philosophe a posé la question suivante : "L'homme serait-il une erreur de la nature ?"


Lorsque l'on associe les mots lutte, ennemi, soumission et égoisme, on a tendacne à approuver. Mais l'humanité et le partage nous font redresser la tête car ce sont là les deux sentiments qui
font que notre "espèce" n'a pas encore disparu !


Bisoux


Serge
C


 


 


Bonjour Serge,


 


Je ne pense pas que l'homme soit une erreur de la nature, ou alors si erreur il y a elle réside dans l'élaboration de son cerveau qui évolue beaucoup trop vite par rapport aux éléments naturels .


Le problème que l'on vit lorsque l'on est confrontés dans nos quotidiens ou bien lors d'affrontements est de savoir faire la part des choses entre le bien et le mal et savoir trancher quand il
faut faire parler le feu.


Les êtres premiers ne se posent pas ses questions, parce qu'ils ont toujours des raisons de guerroyer ou de punir.


Nous, nous sommes tellement soumis que lorsque l'on part au casse-pipe, on ne sait même pas pourquoi car ce sont les "cerveaux" qui décident à notre place et on tue des frères sans raisons.


Quand on fait la guérilla qui a mes yeux est une forme de guerre qui me semble plus "juste", c'est pareil, on est bien obligés de mettre nos sentiments dans notre poche et de ne pas avoir de
pitié. Mais sans pour autant comme le dit le Che se départir de la tendresse et des nobles sentiments qui nous portent. Ils sont nécessaires pour garder la tête froide et ne pas tomber dans les
travers de ceux que l'on combat.


Les animaux en toute symbiose savent pourquoi ils tuent.


Nous, notre cerveau plombe tout : certains pensent trop en essayant de respecter leurs valeurs tout au long de leur vie, d'autres, la majorité pensent trop à magouiller et tricher pour arriver à
leurs fins. Avec ceux-là on est parfois bien tentés de sortir la guillotine, nos références révolutionnaires nous autorisent cette pensée. Ensuite de là à passer à l'acte et couper les cous, moi,
je sais que je n'en serais pas capable même pour mon pire ennemi.


 


Bises et merci de ta visite


 


caro


 



A

Tes trois poèmes sont touchants, par contre, les bons sentiments dans la lutte que tu entreprends depuis longtemps....chuis pas sûre de l'efficacité du fait qu'en face de toi, "l'ennemi" ni sera guère sensible, hélas!
C


 


 


Bonsoir Almanitoo,


 


En fait je n'étais pas contente du 1er poème alors, j'ai essayé d'en sortir d'autres différents.


Mais tu sais la tendresse est quand même une arme, le Che disait bien qu'il fallait s'endurcir sans se départir de sa tendresse. C'est lui le maestro qui a irrigué mon cerveau de ses propos (
entre autres)


J'ai quand même des griffes dont parfois je sais me servir, bon, certes pas souvent car je les coupe très court.


 


Bises et merci de ta visite


 


caro