La vie : La bougie

Publié le 5 Janvier 2017

Ne laisse pas la bougie
S’éteindre.
Feu dans le feu
Chair dans la chair
Sève dans la chair
Feu dans l’esprit
Elle écoule ses jours
Fluide
Jusqu’à étendre sa vie
Bien au-delà des espérances.

Ne laisse pas la bougie
Se consumer tout son saoul
Ne brûle pas la bougie
Par les deux bouts
Ne regarde pas sans rien dire
La bougie qui éclabousse sa clarté contre les murs
Qui crie des yeux
Et sans sourciller
Flambe trop fort sa tendre mèche.

Ne laisse pas la bougie
Vaciller
Si elle a encore un souffle
Tu dois l’entretenir
Si elle a encore un millimètre d’espoir
Tu dois l’entretenir
Si elle a encore une force dans ses yeux de désespoir
Tu dois la raviver
Avec un baiser tendre un mot doux des bras de réconfort
Enlace la bougie qui ne veut pas se perdre
Chouchoute la flamme précieuse
Protège-la du vent mauvais
Ébauche la forteresse de cristal
Pour protéger sa faible lueur
Aime-la ta petite lueur
Grandis-la comme une silhouette d’incendie
Rends-la puissante comme le jet du volcan
Fais-la gronder de colère
Dicte-lui les mots qui érigent la force en barrière
Nourris son éclat
Fait briller sa rusticité
Alimente sa sève de mille mots de résistance.

La vie est une bougie fragile
Pourtant
Sa base est solide comme une cire tenace
La vie est un regard qui vacille en voyant faiblir les flammes que l’on aime
La vie est un geyser qui propulse les éclaboussantes canopées
Dans un fracas de lave et de tempête
La vie renaît de ses flammes perdues
La vie est là tout simplement
Replète.

Carole Radureau (05/01/2017)

Rédigé par caroleone

Publié dans #Mes anar-poèmes

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almanito 11/01/2017 17:25

Heureusement que je suis venue faire un tour d'horizon, j'avais zappé ce poème superbe.

C'est sûr, il faut veiller et prendre soin de la petite flamme de la bougie, symbole de vie, si fragile et si forte à la fois. Belle interprétation du tableau de Vladimir Kush que nous apprécions toutes les deux.

caroleone 11/01/2017 19:00

La semaine dernière j'avais encore du souci à veiller de loin une bougie qui semblait s'éteindre (avec la petite machi que je soutiens qui était en grève de la faim) cela m'a inspiré ces réflexions. Et Vladimir Kush peut être un compagnon de la poésie. En tout cas, je vais le prendre avec moi, parce que j'ai souvent besoin de compagnons de route.