Obsidienne la ténébreuse

Publié le 18 Septembre 2016

Obsidienne la ténébreuse

Glass mountain, Medicine lake volcano (Californie)

Par Chmee2 — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=20552574

L’alphabet des vagabonds – O comme Obsidienne la ténébreuse

Le volcan a pleuré
Un jour ce qu’il avait de larmes au corps
Des larmes visqueuses
Des larmes si chaudes
Un torrent de lave.

La pierre a forgé sa carapace
Sur des larmes de feu
Elle a lissé son corps de rêve
Avec la peau d’un ange
Et lustré sa face pure
Avec le manteau du chamois
C’est qu’elle brille de sa hauteur d’ombres
C’est qu’elle est plus douce qu’une joue
De Pachamama.

Dans son miroir s’interrogent des dieux
Dans sa chair on taille les pointes de la mort
Dans sa sculpture on croit rêver de formes
Sur sa matière brute
J’ai posé ma main
Senti son cœur de brune qui bat la chamade
Senti le cœur d’une mère en attente
J’ai pris la belle
Dans ma poche
lui ait fait son lit
Chaque jour je serre le cœur de brune
Chaque jour je suis amoureux
Chaque jour je sens l’étoile des vagabonds
Qui fait des bonds dans ma poche trouée.

Cabriole, fille du volcan
Ténébreuse et sombre promesse :
La compagne du hobo aime les caresses.

Carole Radureau (07/09/2016)

Rédigé par caroleone

Publié dans #Mes anar-poèmes, #La pierre

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A
Pff... Que dire, je suis en admiration. Très beau, vraiment, bravo Caro.
C
Merci beaucoup.
La pierre m'inspire toujours, c'est un refuge. J'ai dû être pierre dans l'autre vie où je n'étais pas chat.