La chouette lapone
Publié le 6 Octobre 2013
La chouette lapone
Son nom latin : strix nebulosa
Sa famille : strigidés
Sa répartition : les forêts boréales, taïgas et tourbières jonchées d’arbres au nord de l’Eurasie et Amérique du nord.
C’est une chouette de grande taille, la plus grande au monde, qui possède une énorme tête ronde sans aigrette et de larges disques faciaux.
Statut et conservation UICN : préoccupation mineure
Description
La taille : de 61 à 69 cm
L’envergure : de 134 à 158 cm
Le poids des mâles : de 825 à 1050 g
Le poids des femelles : de 1025 à 1700 g
La vision, un atout de choix :
La chouette lapone bénéficie d'une vision binoculaire due à la position frontale des globes oculaires. La conjugaison des champs visuels de chaque œil permet une bonne perception du relief, et donc des distances. En revanche, le champ visuel total est restreint, faible sur les côtés et nul vers l'arrière. Ce handicap est largement compensé par une remarquable mobilité de la tête, capable de pivoter sur elle-même quasiment à 360°.
Ses grands yeux jaunes lui offrent donc une vue perçante.
Et son ouïe très fine lui permet de déceler les rongeurs enfouis dans la neige.
Son bec est crochu et souligné par une tache noire sous le menton et des plumes blanches comme une moustache.
Son plumage est gris cendré avec des taches brunes, les plumes sont recouvertes d’un duvet.
Ses serres sont puissantes et lui permettent de capturer les proies dans d’épaisses couches de neige.
Ses pattes sont recouvertes de plumes.
Reproduction
La gestation dure 28 à 30 jours pour des couvées de 3 à 5 œufs. La chouette niche dans d’anciens nids d’oiseaux de proie. Le mâle veille sur la couvée et ravitaille la femelle. Les jeunes quittent le nid autour de 20 à 30 jours sans savoir voler et ils sont nourris encore par leurs parents jusqu’à ce qu’ils soient indépendants.
Régime et mode de vie
Elle chasse le jour en volant à faible hauteur, repérant ses proies depuis des perchoirs bas dans une végétation peu dense. Elle s’attaque surtout aux petits rongeurs, souris, campagnols, musaraignes, taupes. Parfois elle peut chasser de plus grandes proie, rats musqués, lièvres, moufettes, oiseaux (lagopèdes, corbeaux, faisans, tétras).
Les victimes sont avalées d’une traite. Elle régurgite ensuite des boulettes de réjection des parties non digérées, os, fourrure entre autre.
C’est une espèce malgré tout vulnérable aux perturbations humaines, à la destruction des forêts boréales. Elle est en bout de chaîne alimentaire et victime parfois d’empoisonnements dirigés contre les rongeurs.
Sources : parc de Clères, oiseaux.net, wikipédia, larousse (vision)