Une plume en soie
Publié le 13 Novembre 2012

Je choisis ma plus belle soie
Pour écrire ces quelques vers
La bête à nouveau sort du bois
Décidée à venir croiser le fer
Je la trempe dans le fumier
Afin que les traces s’impriment
Que restent marqués sur le papier
Les mots durs de colère digne
Des glands enragés sont tombés
Dans la forêt noire pétrie de honte
Les bestioles les ont mangés
A présent il faut que la rage monte
Les pauvres têtes folles de hure
N’ont pas idée dans leur démence
Que la rage on en crève en bavant
Chaque jour toutes ses pestilences
Il arrive que la gorge soit asséchée
Le carburant coupé et c’en est fini
Des méchancetés des salissures
Elle tombe alors dans le mépris
Celui dans lequel doivent croupir
Les bêtes qui geignent sans arrêt
Gémissent se plaignent sans faiblir
Alors que l’écho devrait les ignorer
Il en est ainsi de l’ordre du monde
La méchanceté fédère et nourrit
Ceux qui attirés par sa face immonde
S’accrochent au train de l’ignominie

Carole Radureau (12/11/2012)
Ce texte est libre de droit et diffusé sous licence creative commons
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