Les gitans ont du talent : Carmen Amaya
Publié le 22 Octobre 2012
Carmen Amaya
« Carmen Amaya, c’est la grêle sur les vitres, un cri d’hirondelle, un cigare noir fumé par une femme rêveuse, un tonnerre d’applaudissements » Jean Cocteau
Elle est née le 2 mai 1913 à Barcelone
Elle est décédée le 19 novembre 1963 à Begur (Gérone)
Danseuse de flamenco née dans un famille de gitans catalans.
Son enfance se déroule dans un bidonville bâti à côté de la plage au Somorrostro. Elle danse dans les restaurants de Barcelone dès l’âge de 6 ans pour accompagner son père José maya dit « El Chicho », un guitariste flamenco.
- 1929, elle a l’opportunité de danser dans le cadre de l’exposition universelle de Barcelone ce qui contribue à la faire connaître du grand public.
- 1935, elle débute au théâtre Colliseum de Madrid et elle rencontre un succès certain. Sa carrière au cinéma débute au même moment avec ces films musicaux comme La fille de Juan Simon ou Maria de la O.
- 1937, elle fuit la guerre civile espagnole et se réfugie avec sa troupe au Portugal puis en argentine où elle rencontre un grand succès. Pendant trois ans elle se produits en Amérique latine puis débute une carrière aux Etats-Unis en 1941. Elle a du succès étant même invitée à la maison blanche pour danser devant Roosevelt.
- 1947 : elle rentre en Espagne, entame les tournées nationales et internationales (Europe, Asie, Amérique)
- 1951 : mariage avec Juan Antonio Aguero, guitariste de sa compagnie avec qui elle vivra jusqu’à sa mort
- 1963 : Elle est atteinte d’une maladie rénale qui ne l’empêche pas de tourner dans le film « Los tarantos ». Elle part ensuite se reposer à Begur sur la côte catalane et s’y éteint quelques mois plus tard des suites de sa maladie.
Le flamenco
Son style épuré et énergique va révolutionner le flamenco en mettant en valeur les zapateados (martèlements rythmés des pieds) alors que la danse féminine se centrait uniquement dans les mouvements des bras. Elle s’accompagnait également de castagnettes.
Connue surtout pour ses talents de danseuse, elle possédait également une voix remarquable et pleine de nuances. Grâce à sa précision, son rythme et l’élégance de sa danse, elle est considérée comme l’une des plus importantes danseuses de flamenco de tous les temps.
Ses films
- La hija de Juan Simón (1935)
- Don viudo de Rodríguez (1936) Court métrage
- María de la O (1936)
- Martingala (1940)
- Aires de Andalucía (1942) Court métrage
- Panama Hattie (1942)
- Knickerbocker Holiday (1944)
- Follow the boys (1944)
- See My Lawyer (1945)
- Los amores de un torero (1945)
- Dringue, Castrito y la lámpara de Aladino (1954)
- Musica en la noche (1958)
- Los tarantos (1963)
Ses disques
- The queen of the gypsies (1956)
- Grandes figures du flamenco, vol. 6 (1990)
- Carmen Amaya en familia (1996)
- Grabaciones Discos de Pizarra 1948 - 1950 (2002)
Source : wikipédia
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