Le président chilien Sebastian Piñera a décrété l’état de catastrophe dans le centre du pays et suspendu les cérémonies d’investiture
Publié le 14 Mars 2010
●Forte réplique de 7,2 sur l’échelle de Richter à Rancagua

VALPARAISO, Chili, 11 mars. — Le président chilien, Sebastian Piñera, a décrété jeudi l’état de catastrophe naturelle dans la région de O’Higgins (centre), après la forte réplique de magnitude
7,2, qui a secoué ce pays et semé un début de panique au moment de son investiture comme chef d’Etat.
Sept présidents et d’autres invités étrangers attendaient Piñera au siège du Parlement, où dans les premières heures les nouveaux députés et les sénateurs du
Pouvoir législatif chilien avaient prêté serment. Peu avant le début de la cérémonie, les invités chiliens et étrangers ont ressenti le premier et le plus intense des douze séismes qui ont frappé
la zone centre du Chili.
Le Prince des Asturies, Philippe de Bourbon; les présidents du Paraguay, Fernando Lugo; de Bolivie, Evo Morales; d’Argentine, Cristina Fernandez; de Colombie, Alvaro Uribe; du Pérou, Alan Garcia,
et d’Equateur, Rafael Correa, ainsi que plusieurs ministres des Affaires étrangères et des diplomates n’en croyaient pas leurs yeux. Ils commencèrent par regarder discrètement les lampadaires et
les décorations florales de l’imposant bâtiment qui abrite le Pouvoir législatif chilien, et qui témoignait du mouvement tellurique. Ensuite, visiblement nerveux, ils ont commenté les événements
et, ont fini par se lever, indique le quotidien internet ABC.es.
Mais la nervosité a trahi de nombreux invités qui ont quitté l’édifice avant l’entrée de Piñera, comme l’exige le protocole. A la suite d’une alerte au tsunami lancée par les autorités de la
Marine et de la Protection civile, le nouveau président chilien a décidé de suspendre le déjeuner avec ses invités, et les activités officielles ont été annulées.
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