Le miroir de la lune, la vérité du soleil
Publié le 13 Janvier 2013

Il était une fois un petit maya qui dormait à la pleine lune
Il voulait regarder dans sa géographie opaline le devenir des êtres
Ceux-ci jusqu’à maintenant n’avaient pas très bien utilisé le temps
qui leur était destiné pour faire avancer la terre mère dans le bon sens
Le bon sens oui mais lequel se demandait le petit maya ?
Celui qui tourne dans le sens de la planète se lève le matin aux aurores,
et œuvre pour donner au peuple la nourriture qui lui convient
sans pour autant détruire son environnement, son prochain,
celui qui tourne dans le sens d’une location de l’espace vital
pour le bien-être et l’amour, le partage en toute intelligence
et non pas la course au profit, la destruction, la guerre toujours.
Dans le marc de la lune le petit lisait un tas de jolies choses en comptines :
Peuple du maïs sème ta milpa
Cuis ta tortilla sur le feu de joie
Tisse ton huipil tresse tes sandales
Vis ta vie de maya sans scandale
Le bon sens lunaire disait aussi que le soir au coucher
les hommes en chantant devaient forces et pérennité garder,
espoir en le monde universel offrant le toit, le repas et l’amour présent.
Le soleil lui de toute la splendeur de ses rayons lumineux
chantait une autre chanson qui n’était pas merveilleuse
Elle renvoyait dans la face des hommes leur vérité et sa saleté
Pour recevoir cette vérité nul besoin d’un petit maya tout de limpidité
Le soleil, lui ne s’adresse qu’aux hommes qui sur les mains ont des sillons
remplis de sang, le front ridé aux sacrifices et aux terreurs semées
par leurs avidités, leurs errements
Seulement, le soleil n’est pas audible, les sales bêtes humaines
croient que ce dernier vient leur peau caresser, leur offrir
une couleur mordorée très smart et prétexte à crâneries
Alors, une fois encore l’humanité en sa sagesse répercute les paroles
aux être premiers qui les acceptent
Eux détiennent la sagesse,
mais ne savent comment la transmettre
Ils prennent parfois le tambour,
pratiquent la danse du soleil, envoient les signaux de fumée
on leur prête des paroles fausses pour illustrer leurs calendriers
mais la vérité ils détiennent dans leur immensité.
Ecoutons le petit maya qui parfois un passe-montagne
passe sur son aura,
écoutons les peuples qui sonnent les cloches
des petits frères qui s’égarent dans la jungle de la modernité.
Point le monde ne changera mais certains êtres la sagesse
fertilisera
Un être éveillé en vaut mille, pour combattre le capital inutile
Un être éveillé lève les armées du peuple pacifié armé de tendresse
en l’humanité.
Reflète ta lueur lunaire dans le creux de mon cœur
Envoie ta sagesse millénaire en multiple diffuseur
Fertilise nos esprits, soleil de tes rayons nutriments
Que la surface de la terre alors reverdisse les amants
Sème en nous ta blanche luminosité habillée en fleur
Lune au croissant éveillant la pureté des êtres/bonheur
Ce texte est libre de droit et diffusé sous licence creative commons
/image%2F0566266%2F20210610%2Fob_9d8eb4_dsc04024-jpgm-jpgmm.jpg)
