Costa Rica : le revers du « paradis vert »
Publié le 14 Août 2026
À l’étranger, le Costa Rica incarne souvent un modèle de démocratie, de protection de la nature et d’écotourisme. Pourtant, derrière cette image de carte postale, les peuples autochtones dénoncent depuis des décennies une réalité bien différente : celle de territoires toujours occupés illégalement, de droits bafoués et de violences visant celles et ceux qui défendent leurs terres ancestrales.
Le pays compte aujourd’hui huit peuples autochtones – Bribri, Cabécar, Brörán (Térraba), Brunka (Boruca), Huetar, Maleku, Chorotega et Ngäbe – répartis sur vingt-quatre territoires officiellement reconnus par la loi indigène de 1977. Cette loi prévoit que ces terres sont réservées exclusivement aux communautés autochtones. Près d’un demi-siècle plus tard, son application demeure largement inachevée : dans de nombreux territoires, une grande partie des terres est encore occupée par des propriétaires non autochtones, alimentant des conflits parfois meurtriers.
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À l'étranger, le Costa Rica incarne souvent un modèle de démocratie, de protection de la nature et d'écotourisme. Pourtant, derrière cette image de carte postale, les peuples autochtones dén...
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