Colombie : les agriculteurs craignent un effondrement environnemental sous la politique d'Abelardo de la Espriella

Publié le 5 Août 2026

Les organisations agricoles rejettent l'abrogation des décrets de protection des terres par Abelardo De la Espriella, une mesure qui réactive le modèle extractif et menace la production alimentaire.

Des organisations paysannes et environnementales ont dénoncé le risque d'effondrement environnemental et social face à l'annulation imminente des politiques agricoles. Photo : EFE.

4 août 2026 Heure : 16h59

 

Les agriculteurs colombiens sont gravement menacés par la décision du président élu Abelardo de la Espriella de supprimer les aires protégées destinées à la production agricole . Les organisations agricoles colombiennes dénoncent la suppression de ces mécanismes juridiques, promue par le gouvernement sortant de Gustavo Petro, qui compromet les progrès réalisés en matière d'aménagement du territoire. Ces mesures avaient permis aux producteurs ruraux de consolider leur présence sur leurs terres et de progresser vers la souveraineté alimentaire.

Dans une interview accordée au réseau d'information multiplateforme teleSUR, le politologue Carlos Sotomante a déclaré que la décision de supprimer les zones de protection agricole répondait aux directives imposées par Washington pour limiter la souveraineté alimentaire régionale . Sotomante a affirmé que le président élu agissait dans l'intérêt des grands propriétaires terriens et des multinationales minières.

De son côté, Gerardo Amador, membre de la Coordination nationale agraire (CNA), a souligné que ces réglementations garantissaient la stabilité territoriale et une production alimentaire autonome . Le porte-parole a dénoncé le gel des progrès de l'État en matière d'attribution des terres arables sous la nouvelle administration.

La situation s'aggrave en raison de la suspension, ordonnée par le tribunal, des fonds destinés à la gestion des catastrophes face au phénomène El Niño imminent , même si le directeur de l'Ungrd, Javier Pava, a réaffirmé l'engagement du président sortant, Gustavo Petro, à assurer le financement des mesures d'urgence liées au changement climatique.

Pour sa part, l’ancienne vice-ministre de l’Environnement, Tatiana Roa , a remis en question le retour d’un modèle extractif basé sur le charbon et le pétrole qui aggrave la crise climatique .

Elle a également déploré le recul historique qu'implique la réactivation de ce modèle d'exportation primaire et a défendu la nécessité de poursuivre la transition énergétique et l'aménagement du territoire selon des critères de durabilité.

Face au changement imminent des directives gouvernementales, les communautés paysannes ont annoncé des journées de mobilisation populaire pour défendre leurs droits à l'eau et territoriaux acquis au cours des quatre dernières années.

Les groupes sociaux ont souligné que la résistance populaire sera le principal outil pour sauvegarder l'ordre territorial autour de l'eau , stopper la livraison des ressources aux sociétés multinationales et assurer la survie digne des habitants des zones rurales du pays.

Auteur : teleSUR : er - JB

Source : Agences

traduction caro d'un article de TeleSur du 04/08/2026

Rédigé par caroleone

Publié dans #ABYA YALA, #Colombie, #Extrême-droite, #pilleurs et pollueurs, #Agriculture

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