Pérou : Exploitation minière, que nous réserve l'avenir
Publié le 29 Juin 2026
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Publié le : 27/06/2026
« L’idée centrale reste d’extraire le maximum de ressources possible dans les plus brefs délais et à n’importe quel prix. Un extractivisme pur et simple qui ne fera qu’accroître les tensions sociales dans les territoires où se déroulent les activités minières. »
Exploitation minière, que nous réserve l'avenir
Éditorial du bulletin d'information CooperAcción
CooperAcción, 27 juin 2026 – Un nouveau chapitre s’ouvrira le 28 juillet. À l’issue des deux tours d’élections et sur la base des informations disponibles au moment de la publication, il est fort probable que Keiko Fujimori accède à la présidence de la République.
Quel impact et quelle orientation pourrait avoir la politique minière sous un éventuel gouvernement de Fuerza Popular ? Compte tenu des alliances électorales et du soutien manifeste du secteur privé à sa candidature, tout porte à croire que la politique minière sera adaptée aux exigences de la Société nationale des mines, du pétrole et de l’énergie. De fait, plusieurs de ses porte-parole économiques l’ont déjà annoncé durant la campagne.
Qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie que les principes fondamentaux de la politique minière hérités des années 1990 — période durant laquelle le père de Keiko Fujimori était au pouvoir — seront ratifiés, même si, sans aucun doute, des ajustements seront apportés, conformément aux demandes actuelles des chefs d’entreprise : moins d’exigences environnementales et sociales, ce qu’ils appellent « la bureaucratie », et ce qui, en clair, signifie une déréglementation ou un abaissement des normes.
Il ne faut pas non plus exclure, comme c'est déjà le cas dans des pays voisins tels que l'Équateur et l'Argentine, que les institutions environnementales soient encore affaiblies, voire qu'elles disparaissent.
En réalité, depuis la création du ministère de l'Environnement et de ses agences affiliées, telles que l'Agence d'évaluation et de contrôle de l'environnement (OEFA) et le Service national de certification environnementale pour les investissements durables (SENACE), ces organismes ont fait l'objet de critiques de la part du secteur minier, voire d'initiatives juridiques visant à les affaiblir. Ces dernières années, les « paquets environnementaux » et une série de mesures approuvées ont déjà évolué dans ce sens.
En revanche, la question des taxes minières ne sera certainement pas abordée, et le pays continuera d'être incapable d'obtenir les revenus auxquels il a droit grâce à l'exploitation d'une ressource naturelle non renouvelable, et ce d'autant plus pendant une période de boom minier et de prix élevés.
Il convient de noter que des organisations internationales, telles que le FMI, la Banque mondiale et l'OCDE, ont indiqué qu'il existe une marge de manœuvre suffisante pour augmenter la pression fiscale liée à l'exploitation minière sans que le pays ne perde en compétitivité internationale.
Ce qui est annoncé repose en grande partie sur les pratiques minières des dernières décennies et ne correspond en rien à une nouvelle approche de l'exploitation minière. L'idée centrale demeure l'extraction maximale, dans les plus brefs délais et à n'importe quel prix. Il s'agit d'un extractivisme pur et dur qui ne fera qu'exacerber les tensions sociales dans les zones d'exploitation minière.
Il ne faut pas oublier que les périodes de plus grands conflits sociaux qu'ait connues le pays se sont produites lors de tentatives visant à imposer des investissements miniers, sans tenir compte des aspects sociaux et environnementaux fondamentaux.
La question qui demeure est de savoir si le nouveau gouvernement aura la capacité de s'attaquer au développement de l'exploitation minière informelle et ouvertement illégale. Durant la campagne, cette question n'a été abordée que de manière générale, sans aucune proposition concrète suggérant une stratégie différente de celle des dernières années.
En résumé, nous devrons suivre de près l'évolution de la situation durant cette nouvelle période, où la pression visant à accroître la valeur du portefeuille d'investissements miniers figurera parmi les priorités du nouveau gouvernement.
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Source : Publié le 25 juin sur le site web de CooperAcción :
traduction caro d'un article paru sur Servindi.org le 27/06/2026
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"Habrá que seguir con atención lo que se viene en este nuevo período, donde la presión por poner en valor la cartera de inversión minera estará entre las prioridades del nuevo gobierno".
https://www.servindi.org/seccion-politica-actualidad-opinion/26/06/2026/mineria-lo-que-se-viene
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