Les preuves liant les chauves-souris à Ebola restent non concluantes, selon un scientifique

Publié le 15 Juin 2026

David Akana

 

  • La résurgence d’Ebola en République démocratique du Congo a ravivé l’attention, non seulement sur les efforts visant à développer un vaccin contre l’épidémie actuelle, mais aussi sur la question de longue date de l’origine du virus.
  • Alors que les scientifiques s’efforcent de mieux comprendre et de contenir la souche Bundibugyo, les interrogations se multiplient sur les origines et les voies de transmission d’Ebola, une maladie souvent très mortelle chez l’être humain.
  • Comme lors d’autres épidémies, les chauves-souris se retrouvent une nouvelle fois sous les projecteurs. Pendant la pandémie de COVID-19, par exemple, des colonies de chauves-souris ont été détruites dans des pays comme l’Inde, le Pérou et Cuba, tandis qu’elles étaient abattues sur des marchés en Indonésie ou chassées des zones urbaines au Rwanda, par crainte de transmission de maladies.
  • Bien qu’aucun cas d’abattage de chauves-souris lié à l’actuelle épidémie d’Ebola n’ait été signalé, Dr Paul Webala, biologiste de la faune à l’université Maasai Mara au Kenya, qui étudie les chauves-souris depuis plus de vingt ans, met en garde contre de telles pratiques. Selon lui, les chauves-souris jouent un rôle écologique essentiel, et les preuves scientifiques établissant un lien direct entre elles et les épidémies d’Ebola demeurent non concluantes.

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