La flottille mondiale Sumud exige la libération des 10 détenus du convoi terrestre en Libye suite à la prolongation présumée de leur détention à Benghazi

Publié le 13 Juin 2026

Publié le 12 juin 2026 / Par Communiqués de presse

La Flottille mondiale Sumud (GSF) exprime sa profonde préoccupation diplomatique et juridique suite à la prolongation de 30 jours de la détention à Benghazi de dix volontaires humanitaires du convoi terrestre mondial Sumud. Ces volontaires sont actuellement détenus par l'Agence de sécurité intérieure de l'Est (ISA), un puissant service de sécurité opérant de facto sous l'autorité des Forces armées arabes libyennes (FAAL) dans l'est de la Libye.

D'après les informations transmises par voie diplomatique, cette prolongation soulève de sérieuses inquiétudes quant au déroulement de la procédure préliminaire et à l'absence de garanties procédurales élémentaires. GSF n'a pas encore reçu de confirmation écrite officielle de cette prolongation et demande en urgence les documents juridiques nécessaires. Apparemment, la décision a été prise sans que les familles ni leurs représentants légaux en soient dûment informés, et elle fait suite à une précédente comparution devant le procureur à l'insu des familles et des représentants des volontaires.

Il ne s'agit pas d'une simple question de procédure. Cela concerne la détention prolongée de civils non armés, dont des médecins, qui participaient à une mission humanitaire visant à briser le blocus de Gaza et à acheminer de l'aide au peuple palestinien.

Le recours à des procédures juridiques opaques pour prolonger leur détention ne fait qu'exacerber la responsabilité politique de ceux qui les détiennent.
Si des rapports diplomatiques indiquent que les volontaires reçoivent des produits de première nécessité comme de la nourriture et ont accès à des douches, GSF souligne que la satisfaction de ces besoins fondamentaux ne justifie pas la détention. L'absence de communication consulaire régulière, le manque de clarté juridique et l'absence de documentation officielle concernant la prétendue prolongation de 30 jours constituent une grave violation des droits humains fondamentaux.

Les gouvernements dont les ressortissants figurent parmi les personnes détenues ne doivent plus considérer cette affaire comme une simple formalité consulaire. Ils doivent agir publiquement, d'urgence et collectivement pour obtenir la libération et le rapatriement de ces civils non violents – professionnels de la santé, travailleurs humanitaires, un cinéaste et un journaliste – détenus après avoir tenté d'acheminer de l'aide humanitaire à Gaza.

Chaque jour de détention supplémentaire accroît la responsabilité politique des autorités qui les détiennent et des gouvernements qui ont la capacité d'intervenir.

traduction caro d'un article paru sur Kaosenlared le 12/06/2026

Rédigé par caroleone

Publié dans #Palestine, #Solidarité, #Convoi terrestre Sumud, #Otages, #Droits humains

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