Kurdistan : Liberté pour Abdullah Öcalan !

Publié le 8 Juin 2026

05/06/2026 

Par Kurdistan América Latina –  Abdullah Öcalan est né en 1949 à Amara, un village du nord du Kurdistan (Bakur). Dès son enfance, il ne supportait pas les injustices dont il était témoin. Pendant ses études universitaires, il réunissait des étudiants kurdes pour leur parler de leur patrie, le Kurdistan, colonisé par les États-nations de Turquie, d'Iran, d'Irak et de Syrie. En 1978, il mena un mouvement de libération révolutionnaire au Kurdistan et fonda le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Étudiants, ouvriers et familles rejoignirent la lutte. Öcalan encouragea une nouvelle compréhension de la lutte pour la terre et l'identité. L'État turc déploya rapidement son appareil répressif : emprisonnement et torture des militants, incendies de villages, déplacements de population et assassinats de dirigeants révolutionnaires kurdes et turcs. En 1999, Abdullah Öcalan fut enlevé dans le cadre d'un complot international et emprisonné sur l'île d'Imrali (Turquie). Il est emprisonné depuis 27 ans. Malgré cela, le mouvement a continué et continue encore aujourd'hui à lutter pour l'autonomie des peuples et l'instauration d'un système démocratique au Moyen-Orient.

Ses théories et sa philosophie ont inspiré des mouvements à travers le monde pour la libération des femmes, l'écologie et la coexistence pacifique. Aujourd'hui, en tant qu'interlocuteur clé dans le processus en cours pour « la paix et une société démocratique », initié le 27 février 2025, et en tant que représentant légitime du peuple kurde, il est impératif de créer les conditions permettant à Öcalan de participer pleinement à ce processus et d'obtenir sa liberté.

En ce qui concerne les procédures juridiques, l’application de l’arrêt de 2014 de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) sur le « droit à l’espoir » demeure cruciale pour reconnaître le droit d’Öcalan à ce que son cas soit réexaminé et, en fin de compte, à obtenir sa liberté.

Le droit à l'espoir lutte contre les peines d'emprisonnement de longue durée qui privent les détenus de tout espoir de libération et violent leur dignité humaine. Ce droit est un principe éthique et juridique qui affirme que chaque être humain a le droit d'imaginer et de vivre un avenir meilleur, de garder espoir d'atteindre ses objectifs et de ne pas être privé de la possibilité de la liberté.

En septembre 2025, le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe a de nouveau examiné cette affaire et le refus de la Turquie de se conformer aux décisions de la Cour européenne des droits de l’homme.

Il s'agissait d'une occasion cruciale pour les institutions européennes de prendre position clairement sur cette question et de soutenir la démocratisation en Turquie. Les décisions de la Cour et les mécanismes de leur mise en œuvre existaient déjà ; ce qui manquait, c'était la volonté politique et les actions concrètes permettant de concrétiser l'engagement en faveur de la démocratie. La CEDH a accordé à la Turquie un nouveau délai pour ce processus, qui sera rouvert entre le 9 et le 11 juin 2026.

La CEDH réexaminera cette affaire. C'est pourquoi, aujourd'hui plus que jamais, nous devons lutter pour qu'Öcalan puisse enfin espérer et être libéré après 27 ans d'emprisonnement. Unissons-nous dans le combat pour la liberté du peuple kurde et pour une société démocratique !

Faites passer le mot, organisez des actions, dénoncez, mobilisez-vous !

En juin 2026, la liberté triomphera !

Liberté pour Abdullah Öcalan, liberté pour les prisonniers politiques en Turquie !

Une solution politique à la question kurde !

Solidarité internationale !

 

traduction caro d'un article de Kurdlat du 05/06/202

Rédigé par caroleone

Publié dans #Kurdistan, #Peuples originaires, #Kurdes, #Ocalan, #prisonniers politiques

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