Mexique : Nous dénonçons le harcèlement criminel de la communauté Purépecha d'Acachuén, la complicité du gouvernement avec les criminels et la répression contre le Conseil Suprême Indigène du Michoacán

Publié le 16 Mai 2026

14 mai 2026

 

Aux peuples du Mexique et au monde entier,

Aux organisations et groupes de défense des droits humains,

Aux réseaux de résistance et de rébellion,

A la Sexta nationale et internationale,

Aux signataires de la Déclaration pour la vie sur les cinq continents,

À l'Europe insoumise, digne et rebelle,

Aux médias libres et indépendants,

À ceux qui suivent la parole de la vie.

14 mai 2026.

La guerre de conquête contre les peuples autochtones continue de s'intensifier dans toutes les régions de ce pays souffrant, le Mexique, se manifestant par la violence militaire et paramilitaire que nous subissons quotidiennement. Nos communautés, plus que jamais, sont privées de leurs droits les plus fondamentaux, constamment assiégées par le crime organisé et abandonnées par l'État mexicain.

Le mercredi 6 mai 2026, alors que des communautés appartenant au Conseil indigène et populaire du Guerrero-Emiliano Zapata, dans la municipalité de Chilapa (Guerrero), étaient la cible de bombardements perpétrés par le groupe criminel « Los Ardillos », une unité commando du Cartel de Jalisco Nueva Generación (CJNG) a attaqué des membres de la communauté purépecha d'Acachuén, dans la municipalité de Chilchota (Michoacán), faisant deux morts et un blessé parmi les habitants. Unis et organisés, les habitants d'Acachuén se sont défendus contre les criminels, mais la police municipale est arrivée sur les lieux et a attaqué les membres de la communauté pour protéger les assaillants.

Cet événement a incité le Conseil suprême indigène du Michoacán (CSIM) à se mobiliser en soutien à la communauté Acachuén, en occupant plusieurs routes le 11 mai 2026. Cependant, une fois de plus, le gouvernement a agi contre des communautés organisées et non contre des criminels, réprimant violemment les membres du CSIM en utilisant la police d'État pour les déloger de la route Siglo XXI.

Jusqu'à présent, aucune entité gouvernementale n'a assumé la responsabilité, ni des événements d'Acachuén ni de la répression brutale contre le CSIM ; et le gouverneur de l'État n'a pas mis en place la table de dialogue que la communauté réclame pour aborder ce grave problème, démontrant ainsi la collusion entre les institutions de l'État mexicain, en particulier le gouvernement du Michoacán, et le CJNG.

Nous tenons le gouverneur de l'État de Michoacán, ALFREDO RAMIREZ BEDOLLA, la présidente municipale de Chilchota, ALEJANDRA ORTIZ SUÁREZ, ainsi que les agences fédérales chargées de la sécurité dans l'État, responsables du grave risque qui pèse sur l'intégrité et la vie de nos frères et sœurs de la communauté d'Acachuén, tout en précisant qu'ils ne sont pas seuls.

Nous exigeons la destitution immédiate de la maire de Chilchota, Alejandra Ortiz Suárez ; la sanction des policiers municipaux et des fonctionnaires impliqués avec le CJNG ; la sanction des policiers et commandants de la police d'État qui ont réprimé le CSIM le 11 mai ; et la mise en place immédiate de la table de dialogue exigée par la communauté d'Acachuén avec le gouvernement de l'État et les agences fédérales chargées de la sécurité afin de résoudre le problème.

Nous appelons nos frères et sœurs du Mexique et du monde entier à exiger du gouvernement mexicain des garanties de sécurité pour la communauté d'Acachuén et à apporter leur soutien et leur solidarité à leur digne résistance.

POUR LA RECONSTITUTION COMPLÈTE DE NOS PEUPLES !

PLUS JAMAIS UN MEXIQUE SANS NOUS !

CONGRÈS NATIONAL INDIGENE

 

traduction caro d'un communiqué paru sur le site du CNI le 14/05/2026

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