Chansons censurées de la dictature argentine : Cuando ya nadie te nombre
Publié le 8 Mai 2026
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Horacio Guarany , célèbre auteur-compositeur-interprète argentin du XXe siècle , était très populaire pour ses chansons engagées et son soutien aux luttes populaires. C'est pourquoi, avec l'arrivée au pouvoir de la junte militaire qui a renversé le gouvernement constitutionnel de María Estela Martínez de Perón en 1976, il a été, comme de nombreux autres artistes de l'époque, censuré par le gouvernement national.
Cette censure entraîna la disparition de tous ses enregistrements et son exil jusqu'en 1978. Horacio Guarany était contraint à l'exil depuis 1974 suite à de nombreuses menaces de mort. Bien que la dictature militaire de Jorge Rafael Videla n'ait pas encore débuté, la violence couvait déjà au sein de la société argentine.
Voici une autre chanson d'Horacio Guarany qui a été censurée sous la dictature militaire argentine, car elle aborde des sujets très sensibles liés aux disparitions forcées. Son contenu critique concernant les disparitions forcées et les violations des droits humains a conduit Videla et son régime à la faire supprimer rapidement .
Les paroles de la chanson évoquent un sentiment de douleur et de perte pour ceux qui ont été victimes de la répression, dont on ne se souvient plus et dont on ne connaît plus le nom par crainte de représailles. (source)
Quand plus personne ne parlera de toi
Quand plus personne ne parlera de toi
Quand tu ne seras plus à mes côtés
Je m'en mordrai les mains
Ma tentation, mon péché
Je m'en mordrai les mains
Ma tentation, mon péché fou
Près d'une étoile perdue
J'étourdirai mille chimères
Pour te boire à nouveau
Sur un chemin quelconque
Pour te boire à nouveau, liqueur de miel
Sur un chemin quelconque
Que la lune n’éclaire jamais
Que la nuit abrite et se tait
Je veux m’attacher à ta bouche
Près du sable sur la plage
Je veux m’attacher à ta bouche, ma chérie
Près du sable sur la plage
Je m’en vais en ouvrant la nuit
Blessé par le soleil et la lune
Ce baiser que tu m’as donné
Je ne l’ai trouvé chez aucune autre
Ce baiser que tu m’as donné, petite fleur bleue
Je ne l’ai trouvé chez aucune autre
Je te dis adieu et je ne tremble pas
Même si mon âme pleure pour toi
Je suis de la mer et ce cri
Revivra dans ma guitare
Je suis de la mer et ce cri revivra
Ou mourra dans ma guitare
Cuando ya nadie te nombre
Cuando ya nadie te nombre
Cuando no estés a mi lado
Me habré de morder las manos
Mi tentación, mi pecado
Me habré de morder las manos
Mi tentación, mi enloquecido pecado
Junto a una estrella perdida
Aturdiré mil quimeras
Para beberte de nuevo
En un camino cualquiera
Para beberte de nuevo, licor de miel
En un camino cualquiera
Donde la luna no alumbra nunca
Donde la noche cobija y calla
Quiero amarrarme a tu boca
Junto a la arena en la playa
Quiero amarrarme a tu boca, cariñito
Junto a la arena en la playa
Me voy abriendo la noche
Herido de sol y luna
El beso aquel que me diste
No lo he encontrado en ninguna
El beso aquel que me diste, florcita azul
No lo he encontrado en ninguna
Adiós te digo y no tiemblo
Aunque te llore hasta el alma
Yo soy del mar y este grito
Revivirá en mi guitarra
Yo soy del mar y este grito revivirá
O morirá en mi guitarra.
Horacio Guarany, 1963 traduction carolita
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