Turquie : Le droit d'espérer pour Abdullah Öcalan
Publié le 28 Avril 2026
27/04/2026
Par Kurdistan America Latina – Le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe se réunira du 9 au 11 juin pour discuter, entre autres questions, du « droit à l’espoir » pour le dirigeant kurde emprisonné Abdullah Öcalan et le reste des prisonniers politiques turcs.
C’est pourquoi nous vous invitons à agir, en exhortant le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe à assurer la mise en œuvre de l’arrêt de 2014 de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) dans l’affaire « Öcalan c. Turquie » sur le « droit à l’espoir », et à soutenir la paix et la démocratisation par le règlement de la question kurde.
En cette période critique, le monde a un besoin urgent de dirigeants engagés en faveur de la paix.
Pour apporter votre soutien
Signez la lettre publique :
https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSc8S2RnB3E7NWHUIwIzXhFSTkwfdgs2F_ocfmZcPDg1RgoRjA/viewform
Envoyez cette lettre ou une autre lettre contenant la demande, au nom de votre organisation, au Conseil des ministres via le site web :
https://www.coe.int/en/web/cm/contact-us
Traduction du courrier à envoyer
Lettre au Conseil de l'Europe
Cher Monsieur Gabriel Revel,
Comme vous le savez sans doute, le Moyen-Orient traverse actuellement une nouvelle crise liée à la guerre dans laquelle l'Iran est impliqué. Dans ce contexte, la Turquie semble être le seul pays de la région à ne pas participer directement au conflit. Cette absence de conflit s'explique en partie par l'analyse perspicace et clairvoyante de la région menée par le dirigeant kurde Abdullah Öcalan. À contre-courant de la tendance générale à la mobilisation militaire internationale, M. Öcalan a adopté une approche différente, fondée sur le dialogue et le compromis.
Face aux récents défis en Syrie, M. Öcalan a tendu la main aux parties concernées, leur faisant part de son point de vue sur l'importance de la désescalade et sur le potentiel des négociations politiques comme moyen de parvenir à une stabilité durable.
Malheureusement, la capacité de M. Öcalan à agir conformément à sa volonté affichée de promouvoir une solution fondée sur la désescalade est limitée par ses conditions de détention sur l'île d'Imrali. La création de la Commission nationale pour la solidarité, la fraternité et la démocratie par la Grande Assemblée nationale de Turquie en août dernier constituait une avancée importante. En novembre 2025, cette commission s'est rendue sur l'île d'Imrali pour rencontrer M. Öcalan, ce qui pourrait être interprété comme une reconnaissance de son rôle d'interlocuteur clé. Toutefois, ses conditions de détention n'ont pas évolué et sa capacité à communiquer avec l'extérieur reste tributaire de la situation politique au sein du gouvernement turc.
En février 2026, la Commission a publié son rapport final. Si ce rapport souligne l’importance du plein respect des arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) et de la Cour constitutionnelle turque (AYM), et recommande le renforcement des mécanismes existants, le recours persistant au cadre antiterroriste demeure un obstacle à un véritable dialogue et à une réconciliation durable. Le rapport indique que le gouvernement turc a pris note de la recommandation formulée par le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe en septembre dernier, mais qu’aucune mesure concrète n’a été prise pour sa mise en œuvre.
Malgré les défis considérables posés par la situation régionale actuelle, M. Öcalan a fait preuve, au cours de l'année écoulée, d'un engagement indéfectible à traduire ses déclarations en actions concrètes. Suite à son appel, le PKK a annoncé la fin de sa lutte armée et sa dissolution. Dans ce contexte, l'année dernière, des centaines d'institutions et de personnalités – dont 88 lauréats du prix Nobel – ont exprimé leur soutien aux initiatives de M. Öcalan visant à promouvoir la coexistence entre les peuples. À l'occasion de l'anniversaire de son appel de 2025, M. Öcalan a publié une nouvelle déclaration réaffirmant son engagement en faveur de la paix et de la démocratisation de la République de Turquie.
Dans cette perspective, nous appelons le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe à assurer la mise en œuvre de l’arrêt de la CEDH de 2014 dans l’affaire Öcalan et à reconnaître le « droit à l’espoir ». Il s’agit là d’une première étape cruciale pour régler la situation juridique de M. Öcalan et lui permettre de contribuer pleinement au processus de paix.
Par conséquent, nous demandons la libération d'Abdullah Öcalan et qu'il ait la pleine possibilité, sans restrictions, de participer au processus de paix.
Respectueusement,
Nom et prénom, Représentation (organisation)
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Derecho a la esperanza para Abdullah Öcalan -
Por Kurdistán América Latina - El Comité de Ministros del Consejo de Europa se reunirá del 9 al 11 d
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