L'Allemagne et l'Italie rejettent la suspension de l'accord d'association de l'UE avec Israël
Publié le 23 Avril 2026
L'Espagne et l'Irlande sont à la pointe du combat pour dénoncer le traité ; l'exigence d'unanimité retarde toute décision au sein du bloc.
21 avril 2026 - 12 h 40
São Paulo (SP)
Des manifestants brandissent une banderole où l'on peut lire : « Est criminel quiconque soutient le génocide face à l'agression des États-Unis et d'Israël », lors d'une manifestation à Turin, en Italie, le 10 avril 2026 | Crédit : Marco Bertorello / AFP
L'Union européenne n'est pas parvenue à un consensus mardi (21) concernant la suspension de l'accord d'association avec Israël sur les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité, suite à des désaccords entre les pays membres lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères.
La réunion s'est tenue au Luxembourg et l'un des principaux points de débat a porté sur la révision proposée de l'accord signé en 2000, compte tenu des pressions récentes exercées par les gouvernements européens . L'Espagne et l'Irlande ont plaidé pour la suspension du traité.
La proposition bénéficie également du soutien d'autres pays, comme la Slovénie, qui a signé une lettre commune appelant à un réexamen des relations avec Israël . Cependant, l'Allemagne et l'Italie ont rejeté cette mesure. Avant la réunion, le ministre allemand Johann Wadephul a déclaré qu'il considérait cette rupture comme « inappropriée ».
Il a également défendu le maintien du dialogue avec Israël. « Nous devons aborder les questions cruciales avec Israël, mais cela doit se faire dans le cadre d'un dialogue critique et constructif . C'est ce que nous préconisons », a-t-il déclaré.
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a indiqué qu'aucun progrès ne serait réalisé concernant cette proposition. « Aucune décision ne sera prise aujourd'hui. »
Pour que l'accord soit suspendu, l'approbation unanime des 27 pays du bloc serait nécessaire, ce qui a freiné l'adoption de mesures à cet égard.
Le ministre espagnol José Manuel Albares a mis en garde contre les conséquences d'un manque de consensus : « Sans accord, nous perdrons notre crédibilité. » La ministre irlandaise Helen McEntee, quant à elle, a défendu la nécessité d'agir : « Nous devons agir. Nous devons veiller à la protection de nos valeurs fondamentales. »
En l'absence d'accord entre les pays, le traité reste en vigueur et aucune nouvelle délibération sur la question n'est attendue.
Avec l'AFP
Édité par : AFP
traduction caro d'un article paru sur Brasil de fato le 21/04/2026
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