Forces de défense des femmes : une nouvelle architecture de la liberté au Kurdistan oriental
Publié le 2 Avril 2026
01/04/2026
Par l’agence de presse ANF* – Le Parti de la vie libre du Kurdistan (PJAK), l’une des organisations kurdes opérant au Kurdistan oriental (Rojhilat), a publié une déclaration intitulée « Une nouvelle architecture de la liberté des femmes au Kurdistan oriental : de la Jineoloji à l’organisation de défense » en relation avec les Forces de défense des femmes (HPJ).
Le communiqué note que les HPJ, qui opèrent au Kurdistan oriental, sont devenus l'une des nouvelles structures au sein des mouvements de libération de la région, configurée sur la base d'une synthèse entre la Jineoloji, l'expérience de la guérilla et les modèles modernes d'autonomie gouvernementale.
En outre, il convient de souligner que, lorsqu'on examine leurs dimensions politiques, sociales et militaires, les HPJ ne constituent pas simplement une force militaire, mais plutôt un projet à multiples facettes visant à redéfinir le rôle des femmes dans la société, la politique et la sécurité.
Reconstruire l'identité des femmes
La déclaration souligne que, d’un point de vue politique, les HPJ opèrent dans un cadre influencé par les idées de confédéralisme démocratique et d’autonomie locale. Elle affirme également qu’« au sein de cette structure, les femmes ne sont pas considérées comme un élément marginal, mais bien comme des actrices fondamentales des processus décisionnels. Les assemblées de femmes, les comités de décision et les mécanismes de participation offrent aux femmes le cadre nécessaire pour jouer un rôle direct dans l’élaboration des politiques. »
À cela s'ajoute : « Ce modèle vise à développer une conception horizontale, participative et active de la démocratie, à l'opposé des structures centralisées et dominées par les hommes des États régionaux. Sur le plan social, le HPJ s'attache à développer la conscience de soi des femmes et à reconstruire l'identité féminine dans le cadre de la Jineoloji. L'éducation idéologique, culturelle et sociale constitue une composante essentielle de cette structure. »
La déclaration souligne que « ces processus éducatifs abordent des problématiques telles que l’oppression historique subie par les femmes, la critique des structures patriarcales et la redéfinition du rôle des femmes dans la société. Ce processus vise à renforcer la confiance en soi des femmes et à leur permettre de jouer un rôle actif dans différents domaines de la vie sociale. De plus, le HPJ cherche à construire des réseaux de solidarité entre les femmes et à créer une résistance collective contre les violences structurelles et domestiques. »
Principe de légitime défense
La déclaration indique que l'un des aspects les plus importants du HPJ est sa structure militaire et comprend les observations suivantes : « En tant qu'organisation de défense, cette structure repose sur le principe de légitime défense. Ce principe renvoie au droit des femmes de se défendre contre toutes les formes de violence et d'oppression. La structure militaire du HPJ est conçue de manière décentralisée et flexible, permettant à de petites unités mobiles d'opérer efficacement dans des conditions diverses. » Parallèlement, elle souligne que « la formation militaire dispensée dans ce cadre ne se limite pas aux compétences de combat, mais comprend également une formation psychologique, tactique et collective. De cette manière, elle vise à donner aux forces les moyens de prendre des décisions efficaces dans des situations de sécurité complexes. »
« Concernant les programmes de protection des femmes en Iran et au Kurdistan oriental, le HPJ adopte une approche multidimensionnelle », précise le communiqué. « Premièrement, il vise à renforcer les capacités de plaidoyer des femmes locales par l’éducation et l’organisation, réduisant ainsi leur vulnérabilité aux violences d’État et de société. Deuxièmement, il s’attache à documenter et à dénoncer les violations des droits des femmes, sensibilisant l’opinion publique aux niveaux national et international et mettant au jour les mécanismes d’oppression. Troisièmement, il s’attache à créer des espaces sûrs pour les femmes, notamment dans les zones de crise, et à garantir leur accès à l’aide sociale et à la sécurité. »
Une expérience remarquable qui mérite d'être examinée
La déclaration conclut en soulignant que le HPJ soutient que la véritable protection des femmes ne peut être atteinte uniquement par des moyens militaires, mais nécessite également de profondes transformations des structures culturelles et sociales.
« C’est pourquoi l’organisation ne se concentre pas uniquement sur les activités militaires, mais aussi sur le développement de nouveaux discours sur la liberté des femmes par le biais de l’éducation, de la transformation culturelle et dans le cadre de Jineoloji », précise le communiqué. « Cette approche reflète une perspective qui vise à comprendre la complexité des problèmes rencontrés par les femmes dans la région et à élaborer des solutions globales. »
Elle souligne également que « d’une manière générale, les HPJ peuvent être considérées comme un modèle hybride où la politique, la société et la structure militaire convergent vers un objectif commun : garantir la liberté et la sécurité des femmes. Bien que ce modèle soit confronté à de sérieux défis, tels que les pressions sécuritaires, le manque de ressources et les limitations sociales, il offre une expérience remarquable et précieuse en matière d’organisation des femmes et d’application pratique de la Jineoloji. »
*Édition : Kurdistan Amérique latine
traduction caro d'un article de Kurdlat du 01/04/2026
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Fuerzas de Defensa de las Mujeres: una nueva arquitectura de la libertad en el Kurdistán Oriental -
Por Agencia de Noticias ANF* - El Partido de la Vida Libre de Kurdistán (PJAK), una de las organizac
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