Equateur : La mémoire ne s'efface pas !
Publié le 10 Avril 2026
C'est avec une profonde indignation que nous dénonçons le fait que, ce 9 avril, les fresques murales de la mémoire autochtone ont été effacées sur le pont de Pinsaquí (Ilumán, Otavalo). Du personnel de Panavial serait impliqué dans cet acte de censure.
Ce n'étaient pas de simples murs peints. C'est la mémoire vivante du peuple kichwa d'Imbabura. C'est à cet endroit même, lors de la grève nationale de 2025, que notre camarade Efraín Fuérez a été assassiné.
Effacer ces fresques, c'est tenter de dissimuler la violence d'État, de nier la répression brutale et d'imposer l'oubli. Cela constitue un acte de censure et de violence symbolique contre nos peuples et nos nationalités.
L'État doit rendre des comptes pour les victimes assassinées et blessées. Sans vérité ni justice, il n'y a pas de réparation. Ils pourront recouvrir les murs, mais ils ne pourront pas effacer l'histoire.
Mémoire, vérité et justice !
traduction caro
Source : CONAIE via fb https://www.facebook.com/conaie.org?locale=fr_FR
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