Argentine. Milei a mis fin aux recherches à l'étranger des bébés volés pendant la dictature
Publié le 9 Avril 2026
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Publié le 9 avril 2026 /
La suspension des actions menées à l'étranger compromet les recherches des bébés volés et relance le débat sur la politique mémorielle du gouvernement actuel.
L'agence de presse internationale EFE rapporte que des organisations de défense des droits de l'homme ont averti que le gouvernement national a interrompu les efforts visant à retrouver les bébés volés à l'étranger pendant la dernière dictature militaire, une politique clé pour rétablir l'identité des personnes dont l'identité a été appropriée entre 1976 et 1983.
D'après les informations disponibles, cette mesure a un impact particulier sur les enquêtes internationales, permettant de localiser d'éventuels petits-enfants dans d'autres pays, en collaboration avec des agences et des réseaux de coopération mondiale.
Cette décision s'inscrit dans une série de réformes entreprises par le gouvernement de Javier Milei dans le domaine des droits de l'homme, qui comprennent notamment la réduction des ressources et la restructuration des organisations liées à Mémoire, Vérité et Justice.
Parmi ces mesures, le gouvernement avait déjà supprimé une unité spécialisée qui opérait au sein de la Commission nationale pour le droit à l'identité ( Conadi ), chargée d'enquêter sur l'appropriation d'enfants pendant la dictature.
Plusieurs secteurs alertent sur le fait que ces décisions menacent la continuité des politiques mises en œuvre depuis des décennies pour la restitution de l'identité. Sous la dernière dictature, on estime qu'environ 500 bébés ont été enlevés et élevés sous de fausses identités ; des centaines d'entre eux sont toujours portés disparus.
Historiquement, la recherche de ces cas a été menée par des organisations telles que les Grand-mères de la Place de Mai, qui sont parvenues à rétablir l'identité de plus de 130 personnes, souvent grâce à des enquêtes qui ont dépassé les frontières nationales.
Dans ce contexte, l’arrêt des actions à l’étranger soulève des inquiétudes quant à la portée future des enquêtes et à son impact sur les affaires encore en cours.
Cette situation s’inscrit dans le cadre d’un débat plus large sur le rôle de l’État dans les politiques relatives aux droits de l’homme, près de cinq décennies après le coup d’État, et dans un contexte où diverses organisations mettent en garde contre des reculs dans les domaines liés à la mémoire et à la recherche de la vérité.
Il y a quelques semaines, à l'occasion du 50e anniversaire du coup d'État de 1976, des experts des droits de l'homme des Nations Unies (ONU) ont mis en garde contre des « reculs alarmants » dans la justice transitionnelle en Argentine et ont exprimé leur « profonde préoccupation » concernant les « mesures régressives » qui « menacent de compromettre quatre décennies de progrès exemplaires en matière de mémoire, de vérité et de justice ».
Source : Pausa
traduction caro d'un article paru sur Kaosenlared le 09/04/2026
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Argentina. Milei paralizó en el exterior la búsqueda de bebés robados durante la dictadura
La suspensión de acciones fuera del país pone en riesgo la búsqueda de bebés robados y reaviva el debate sobre las políticas de memoria del actual gobierno.
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