Mexique : 8 mars : Liberté pour la gardienne des forêts, María Cruz Paz : Conseil suprême des femmes indigènes du Michoacán (CSMIM)

Publié le 4 Mars 2026

2 mars 2026

 

#8M LIBERTÉ POUR LA GARDIENNE DES FORÊTS MARÍA CRUZ PAZ !

 

 

AUX FEMMES EN LUTTE

AUX COMMUNAUTÉS AUTOCHTONES

AUX PEUPLES DU MEXIQUE ET DU MICHOACÁN

AUX MÉDIAS

À L'ÉTAT MEXICAIN

#JournéeInternationaleDesFemmes

 

Les communautés autochtones et afro-mexicaines du #Michoacán le 2 mars 2026.

Aujourd'hui marque le premier anniversaire de la fondation du Conseil suprême des femmes autochtones du Michoacán (CSMIM), composé d'autorités traditionnelles, de conseillères gouvernementales, de responsables fonciers, de commissaires communautaires et d'ejidos, et de femmes autochtones qui luttent pour leurs droits. À l'occasion de la Journée internationale des femmes, journée mondiale de lutte, de réflexion et de mobilisation, nous faisons entendre notre voix pour dénoncer les inégalités, les violences faites aux femmes, les injustices subies par elles et, plus généralement, pour un monde plus juste.

Dans ce contexte, nous exigeons la LIBERTÉ de notre sœur MARÍA CRUZ PAZ ZAMORA, qui, depuis le 5 juin 2024, est privée de sa liberté, DÉTENUE INJUSTEMENT, cette femme indigène de la communauté d'Ocumicho, est défenseure des forêts, promotrice des droits des femmes, femme P'urhépecha enracinée dans sa communauté, au sein de laquelle elle travaillait jour après jour pour le bien commun.

Nous exigeons que le système judiciaire du Michoacán cesse de criminaliser les défenseurs de l'environnement et accorde sa liberté à Maricruz, car protéger la nature et lutter pour le territoire et les droits des femmes n'est PAS un crime.

NON À LA RÉPRESSION, NON À LA DISCRIMINATION. Les femmes ne devraient pas être des cibles faciles pour un système judiciaire raciste, classiste et défaillant. Les autorités judiciaires ne devraient pas attendre des années pour que Mari recouvre sa liberté. Maricruz est attendue par ses racines, sa communauté, sa famille, mais surtout par ses enfants. Elle est à la fois mère et père, une femme indépendante et travailleuse. Elle doit être aux côtés de ses enfants, contribuant à leur éducation et à l'avenir de sa communauté.

Maricruz, comme toutes les femmes, mérite le droit de vivre en paix et à l'abri de toute violence dans tous les espaces qu'elle fréquente, le droit d'être protégée de tout préjudice ou souffrance psychologique, physique, économique ou sexuelle. Toutes les autorités doivent condamner les violences faites aux femmes et mettre en œuvre les mesures appropriées pour les éradiquer.

Le cas de notre compagne María Cruz Paz Zamora illustre comment le système dans lequel nous vivons réprime, emprisonne et isole les femmes parce qu'elles sont autochtones, pauvres et qu'elles luttent pour leurs droits. Liberté pour María Cruz, défenseure des terres !

 

CONSEIL SUPRÊME DES FEMMES AUTOCHTONES DU MICHOACÁN #CSMIM

 

traduction caro d'un communiqué paru sur le site du CNI le 02/03/2026

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