Kast inaugure les travaux de construction d'une barrière frontalière avec le Pérou au Chili

Publié le 17 Mars 2026

DW News

17/03/2026

« Aujourd'hui, nous commençons à freiner l'immigration irrégulière », a déclaré le nouveau président du Chili, lors de l'événement qui s'est tenu dans la région d'Arica.

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Le président a fait de la lutte contre l'immigration irrégulière et la criminalité ses principales promesses de campagne. (16 mars 2026) Image : Esteban Felix/AP Photo/picture alliance

Le nouveau président du Chili , José Antonio Kast , a lancé lundi (16 mars 2026) la construction de barrières à la frontière avec le Pérou pour empêcher l'entrée de migrants irréguliers en provenance de ce pays et de Bolivie, a confirmé l'AFP.

Le candidat d'extrême droite Kast, âgé de 60 ans, a promis durant sa campagne de stopper l'arrivée de migrants irréguliers au Chili, principalement des Vénézuéliens, qu'il associe à la hausse de la criminalité.

Cinq jours après avoir pris le pouvoir à la place du président de gauche Gabriel Boric (2022-2026), Kast s'est rendu dans la région d'Arica, à la frontière avec le Pérou, pour superviser le début de la construction des obstacles dans cette zone.

« Aujourd’hui, nous commençons à freiner l’immigration irrégulière », a déclaré le président à la presse, debout devant une pelleteuse conduite par un soldat, qui creusait une profonde tranchée près du poste frontière de Chacalluta, à quelque 2 000 km au nord de Santiago.

Le plan contre les immigrants sans papiers inclut également Antofagasta et Tarapacá, où se situe Colchane, un poste frontière avec la Bolivie devenu le principal point d'entrée des migrants irréguliers.

Cette zone frontalière couvre une superficie de 800 kilomètres.

Le gouvernement a fixé un délai de 90 jours pour la construction de ces barrières, sans toutefois préciser le type d'infrastructure qui fermera le passage dans les trois régions septentrionales du pays.

De plus, le nombre de militaires déployés sera augmenté et leurs technologies de surveillance, notamment les drones, les caméras, les capteurs et les équipements spécialisés, seront améliorées.

Selon les informations communiquées quelques heures plus tôt par le ministre de l'Intérieur, Claudio Alvarado, les « barrières physiques » s'étendront sur environ 500 km.

Selon les données officielles, au Chili, pays de 20 millions d'habitants, on compte environ 337 000 migrants en situation irrégulière, principalement vénézuéliens.

Diminution soutenue

Kast a déclaré lundi que ces dernières années, « le Chili a souffert de l'immigration clandestine, du trafic de drogue et du crime organisé ».

Le président a fait de la lutte contre l'immigration irrégulière et la criminalité ses principales promesses de campagne.

Dès sa prise de fonctions, il a lancé son « gouvernement d'urgence » annoncé pour faire face à ces deux phénomènes.

Les entrées irrégulières ont enregistré une « baisse continue » depuis le pic atteint en 2021, selon le Service national des migrations.

En 2025, on a constaté une baisse de 10,2 % par rapport à l'année précédente, avec un total de 26 275 signalements d'entrées non autorisées, selon les chiffres officiels.

Bien que les meurtres et les enlèvements aient augmenté et que des gangs criminels étrangers comme Tren de Aragua soient arrivés dans le pays, le Chili reste l'un des pays les plus sûrs de la région.

Le taux d'homicides était de 5,4 pour 100 000 habitants en 2025, l'un des plus bas d'Amérique latine.

Le gouvernement a également annoncé lundi qu'il soumettrait deux projets de loi au Parlement, visant eux aussi à freiner l'immigration.

L'une pénaliserait ceux qui aident les migrants à entrer irrégulièrement au Chili, tandis que l'autre ferait de l'entrée illégale dans le pays un crime.

mg (AFP, La Tercera)

traduction caro d'un article de DW du 17/03/2026

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