Chili : Négationniste et instigatrice de violence politique : contestation de l’élection de Gloria Naveillán à la Commission des droits de l’homme et des peuples autochtones
Publié le 24 Mars 2026
Serait-ce la Bullrich chilienne ?
Gloria Naveillán (PNL), connue pour ses prises de position hostiles aux droits des peuples autochtones et à la cause mapuche, aux victimes de crimes contre l'humanité et à la diversité, prend la présidence de la Commission des droits de l'homme et des peuples autochtones de la Chambre. Organisations et parlementaires dénoncent cette nomination comme une provocation. Sa première annonce, visant à modifier la loi sur les peuples autochtones, ravive la vive opposition suscitée par son profil extrémiste.
Alfredo Seguel
22/03/2026 15h05
La députée qui a qualifié Camilo Catrillanca de « criminel endurci » présidera la Commission des droits de l'homme : une nomination controversée
La députée Gloria Naveillán (PNL) a été élue présidente de la Commission des droits de l'homme et des peuples autochtones de la Chambre basse. Représentante du 22e arrondissement, elle a remporté l'élection par 7 voix contre 3 face à la députée du Parti communiste, Lorena Pizarro. Cette décision a suscité une vague de critiques au sein de l'échiquier politique et social, compte tenu du passé tumultueux de la députée Naveillán, notamment à l'encontre des groupes qu'elle sera chargée de protéger dans ses nouvelles fonctions.
Un passé de controverses qui entre en conflit avec cette position
La carrière de Naveillán est marquée par des incidents et des déclarations très controversées, condamnées par les organisations de défense des droits humains. Son image publique a été ternie en 2018 suite au meurtre de Camilo Catrillanca, qu'elle a qualifié de « criminel maudit » dans un message audio WhatsApp, justifiant les actions des Carabiniers par une version des faits qui a ensuite été rejetée par les tribunaux.
À cela s'ajoutent des accusations directes contre des membres de la communauté mapuche sans fondement judiciaire et son appel aux civils en 2020 à « s'opposer » aux manifestations dans la municipalité de Curacautín et d'autres communes, actions qui démontrent une trajectoire incompatible avec la position qu'elle occupe désormais.
En mai 2019, elle a publiquement accusé Adán Huentecol, membre de la communauté mapuche, d'avoir participé à un incendie criminel à Collipulli ; cependant, l'accusation a été rejetée par la partie concernée, qui a intenté une action en justice pour diffamation et calomnie, parmi de nombreux autres incidents.
Critiques et avertissements de la société civile
Cette nomination a été qualifiée d'affront direct par les dirigeants autochtones et les organisations de défense des droits humains.
Danko Marimán , un leader mapuche de Txawun dans les communautés de Temuco et candidat au Conseil autochtone de la CONADI, a insisté sur les implications de cette nomination, déclarant textuellement : « La députée #Naveillan a participé à des actes de violence politique qui ont eu lieu à Curacautin en 2020, et maintenant elle a été élue présidente de la Commission des droits de l'homme et des peuples autochtones de la chambre basse malgré ses liens avec des groupes d'extrême droite violents tels que #APRA. »
Marimán a également averti que la première annonce de la législatrice est de modifier la loi autochtone19.253, une tentative qu'il a décrite comme un « costume sur mesure » pour les intérêts du groupe multi-syndical de la région.
Regardez les déclarations de Danko Mariman dans la vidéo suivante :
Signes de rejet et de danger
Le député d'opposition Gustavo Gatica a décrit cette élection comme l'un des « signes provocateurs d'un monde qui ne respecte pas les droits de l'homme ».
Parallèlement, la Fondation Zamudio a publié une déclaration ferme contre la nouvelle présidente, avertissant que ses positions constituent un « recul inacceptable » dans la reconnaissance des violations des droits humains commises sous la dictature. L'organisation a souligné qu'il est « d'autant plus grave » que de telles déclarations émanent d'une figure d'autorité censée préserver la mémoire et la dignité des victimes.
Elle ajoute : « Remettre en question l’existence de violences sexuelles et de tortures à l’encontre des femmes, c’est non seulement ignorer les témoignages et l’histoire documentée, mais aussi créer un doute dangereux sur des faits largement prouvés par des rapports officiels et des organisations internationales. »
« C’est comme confier la direction des pompiers à un pyromane. »
En dehors du Congrès, le sentiment général, tant chez les citoyens que chez les analystes politiques, est extrêmement alarmant. Les commentateurs du milieu législatif résument cette opinion en soulignant que la nomination de Gloria Naveillán à la tête d'une commission aussi sensible que la Commission des droits de l'homme constitue une contradiction éthique.
L’analogie qui a le plus fortement trouvé un écho sur les réseaux sociaux et dans les médias spécialisés est celle de « confier la direction des pompiers à un pyromane », reflétant l’inquiétude quant à la direction que prendront les discussions sur la mémoire historique et les peuples autochtones dans les mois à venir.
traduction caro d'un article d'Elciudadano.com du 22/03/2026
source : Mapuexpress via fb
/image%2F0566266%2F20210610%2Fob_9d8eb4_dsc04024-jpgm-jpgmm.jpg)
/https%3A%2F%2Fwww.elciudadano.com%2Fwp-content%2Fuploads%2F2026%2F03%2FDanko-Mariman-Gloria-NAveillan.jpg)