Les inégalités mondiales aggravent le climat et la démocratie
Publié le 11 Février 2026
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Publié le : 09/02/2026
Source de l'image : https://ius360.com/vulnerabilidad-economica-y-desastre-global
Servindi, le 9 février 2026 - Les inégalités économiques mondiales ont atteint des niveaux « extrêmes et persistants », avec une concentration sans précédent de richesse et de pouvoir entre les mains d'une très petite élite.
C’est l’avertissement lancé par le Rapport sur les inégalités mondiales 2026 , coordonné par l’économiste Thomas Piketty et le Laboratoire sur les inégalités mondiales.
Ce rapport est la troisième édition de cette série de référence, après celles de 2018 et 2022, et contribue à la plus grande base de données sur l'évolution historique des inégalités mondiales.
Ces rapports s'appuient sur les travaux de plus de 200 universitaires du monde entier, affiliés au Laboratoire sur les inégalités mondiales.
Le document avertit que le monde est confronté à un dilemme historique : soit accentuer l'extrême concentration des richesses et du pouvoir, soit évoluer vers un modèle de prospérité partagée qui renforce la démocratie et rende la transition climatique viable.
Le rapport révèle que les 10 % les plus riches de la population mondiale gagnent plus que les 90 % restants, tandis que la moitié la plus pauvre capte à peine 8 % du revenu mondial et ne possède que 2 % de la richesse totale.
La concentration est encore plus extrême au sommet : moins de 60 000 personnes (les 0,001 % les plus riches) contrôlent aujourd'hui trois fois plus de richesses que la moitié de l'humanité réunie, un écart qui n'a cessé de se creuser depuis les années 1990.
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Téléchargez le résumé du rapport en cliquant sur le lien suivant : https://goo.su/27OoBv
Les ultra-riches croissent plus vite que le reste du monde
Depuis 1995, la fortune des milliardaires a progressé de près de 8 % par an. Cet indicateur représente presque le double du taux de croissance enregistré par la moitié la plus pauvre de la population mondiale.
Bien que les revenus des secteurs les plus vulnérables aient légèrement augmenté, ces progrès sont éclipsés par l'accumulation accélérée au sommet de la pyramide économique.
Ce sont les plus riches qui polluent le plus
Le rapport souligne que la crise climatique est profondément liée aux inégalités. Ce sont les populations les moins polluantes qui sont les plus exposées aux conséquences de l'urgence climatique et qui disposent des ressources les plus limitées pour s'y adapter.
Cela se produit malgré le fait que les 10 % les plus riches de la planète soient responsables de 77 % des émissions mondiales liées à la propriété de capitaux privés.
La moitié la plus pauvre de la planète ne contribue qu'à hauteur de 3 % aux émissions mondiales.
Inégalité entre les sexes : plus de travail, moins de revenus
Les inégalités se manifestent également fortement sous l'angle du genre. En effet, à l'échelle mondiale, les femmes travaillent un plus grand nombre d'heures au total, mais ne gagnent en moyenne que 32 % du salaire horaire des hommes.
Cette mesure prend en compte l'effort que représente le travail domestique non rémunéré et les soins personnels.
Même sans tenir compte du travail non rémunéré, l'écart reste important : les femmes ne perçoivent que 61 % du revenu horaire des hommes.
Inégalités entre les régions et les opportunités
Le rapport révèle un profond fossé entre les régions. Le revenu moyen en Amérique du Nord et en Europe est jusqu'à 13 fois supérieur à celui d'un habitant d'Afrique subsaharienne.
Les écarts sont encore plus importants en matière d'accès aux opportunités : les dépenses publiques d'éducation par enfant en Afrique subsaharienne sont 40 fois inférieures à celles des économies avancées.
Cette situation contribue à la perpétuation des inégalités de génération en génération.
Un système financier qui favorise les pays riches
Au niveau international, le document dénonce le fait que le système financier mondial reproduit les inégalités.
Chaque année, environ 1 % du PIB mondial circule en net des pays pauvres vers les pays riches, en raison de différences structurelles dans les taux d'intérêt, les rendements financiers et le prétendu « privilège exorbitant » des monnaies de réserve.
Démocraties fracturées et pouvoir politique concentré
L’accroissement des inégalités économiques érode la cohésion sociale et affaiblit les démocraties.
Le rapport met en évidence une fragmentation politique croissante entre les territoires, les classes sociales et les niveaux d'éducation.
Le financement politique est concentré de manière disproportionnée dans les secteurs les plus aisés, amplifiant ainsi l'influence des élites économiques sur les décisions publiques.
Réduire les inégalités est possible
Malgré ce diagnostic critique, le rapport soutient que l'inégalité n'est pas inévitable, mais plutôt le résultat de décisions politiques.
Il est prouvé que l'impôt progressif, les transferts redistributifs, l'investissement dans l'éducation et la santé, l'égalité des sexes et la réforme du système financier international peuvent réduire considérablement les inégalités économiques et sociales.
Même un impôt minimum mondial sur les milliardaires pourrait mobiliser des ressources équivalentes à plus de 1 % du PIB mondial pour lutter contre la crise climatique et sociale.
traduction caro d'un article de Servindi.org du 09/02/2026
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