« Au Venezuela, le peuple est vraiment le sujet de la révolution », entretien avec Thierry Deronne (Revue Positions)

Publié le 12 Février 2026

La revue française Positions publie, en partenariat avec le collectif Becs Rouges, un entretien où j’ai eu toute liberté de parler du Venezuela occulté depuis vingt-cinq ans par des médias occidentaux désormais homogènes (y compris ceux qui se disent de gauche)

Merci infiniment à Dorian, à Daniel et à toutes celles et ceux qui ont permis cette rencontre.

Positions revue : Chávez et Maduro sont les figures de proue de la révolution bolivarienne au Venezuela, et ils n’ont pas construit tout seuls la révolution bolivarienne. Les quartiers et la population se sont mobilisés autour de structures appelées « communes », qui sont des instances parallèles à celle du gouvernement. Comment se sont-elles mises en place ? Quelles ont été les erreurs des premières heures ? Qu’en est-il de la démocratie de base : participation des communes, délégation ?

Thierry Deronne : Au Venezuela, le mot « commune » signifie « autogouvernement populaire ». Construire un pouvoir populaire, changer les consciences, sortir de la culture clientéliste, paternaliste, capitaliste, ne se fait pas en un jour. On est passé de structures fragmentaires centrées sur des revendications spécifiques (comme les comités de terre qui visaient au début des années 2000 la légalisation des zones invisibles sur les cartes officielles) à des structures chargées d’enjeux sociaux et économiques de plus en plus larges : ce sont les communes. Elles fédèrent les conseils communaux locaux, afin de résoudre des défis structurels sur un territoire plus vaste.

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