Mexique : Des paysans de la Sierra de Guerrero condamnent l'agression américaine contre le Venezuela

Publié le 16 Janvier 2026

Le meilleur communiqué de soutien au Venezuela que j'ai diffusé à ce jour.....

Equipe éditoriale de Desinformémonos

15 janvier 2026 

Photo : Tlachinollan

Mexico | Desinformémonos. L'Organisation paysanne de la Sierra du Sud a dénoncé l'agression des États-Unis contre le Venezuela et a appelé les peuples autochtones, les paysans et les ouvriers à s'organiser face à l'avancée du pillage et de la violence impérialistes, considérant qu'il s'agit d'un moment de danger mais aussi de lutte par la base.

L'organisation paysanne, membre du Congrès national indigène et du Conseil de indigène de gouvernement, a déclaré que le vendredi 2 janvier, ses membres s'étaient réveillés « avec douleur et colère » face à l'offensive contre le peuple vénézuélien et ont averti que l'ambition des puissances impérialistes visait à s'emparer des ressources naturelles, des territoires et de la main-d'œuvre. Elle a affirmé qu'aujourd'hui, c'est le Venezuela qui est visé, mais que d'autres peuples suivront dans le collimateur du capital.

L'Organisation paysanne de la Sierra du Sud a soutenu que la prétendue guerre contre la drogue ne combat pas le trafic de stupéfiants, mais sert plutôt de prétexte au déploiement de violences militaires et paramilitaires à des fins de pillage. Dans ce contexte, elle a souligné que les États-Unis traversent une crise de leur position dominante et y répondent par des guerres de pillage.

Depuis le Guerrero, ils appelaient à renforcer l'unité des ouvriers, des indigènes et des paysans et à former des comités pour lutter contre l'agression impérialiste. L'organisation réaffirmait le caractère anti-impérialiste du peuple et soutenait que faire face à ces offensives exigeait une organisation collective et un cœur qui ne tolère pas l'injustice, en criant « Yankees hors du Venezuela ! » et « Les gringos impérialistes ne passeront pas ! »

Voici la déclaration complète :

 

L'organisation paysanne de la Sierra du sud de Tepetixtla, Coyuca de Benítez (OCSS), condamne les actes commis contre nos frères vénézuéliens

 

AU CONGRÈS NATIONAL INDIGENE

AU CONSEIL INDIGENE DE GOUVERNEMENT 

A LA SEXTA NATIONALE ET INTERNATIONALE

AUX RÉSEAUX DE RÉSISTANCE ET DE RÉBELLION

À L'ARMÉE ZAPATISTE DE LIBÉRATION NATIONALE

AUX MÉDIAS LIBRES ET DIGNES

AUX ORGANISATIONS DE LUTTES DIGNES DANS LE GUERRERO

AUX PEUPLES INDIGENES ET PAYSANS DU MONDE, DANS LE GUERRERO ET DANS TOUT LE MEXIQUE

L'organisation paysanne de la Sierra du sud de Tepetixtla, Coyuca de Benítez (O.C.S.S.) et membre du Congrès National Indigène-Conseil Indigène de Gouvernement, condamne les actes commis contre nos frères vénézuéliens.

Le vendredi 2 janvier, nous nous sommes réveillés avec de la douleur et de la colère.

Face à la douleur de l'agression américaine contre notre sœur, Venezuela, nous n'avons pu nous empêcher de penser à José Martí, car ce vaniteux rouquin (Trump) croit que le monde entier est son village. Et c'est avec rage que nous avons compris que l'heure est venue pour les peuples, pour ces géants qui portent des bottes immenses et qui peuvent riposter et écraser de leur botte tout agresseur impérialiste.

Car il est temps que nos peuples s'éveillent et s'unissent. Qu'ils se souviennent de tout ce qui nous unit, de tout ce qui nous lie. Et qu'ils se battent. Il est temps de dormir avec les armes de l'imagination individuelle et collective sous nos oreillers.

Les États-Unis perdent leur position dominante dans le système mondial. Ils sont en déclin, et pour ralentir ce déclin, ils mènent des guerres de pillage. La soi-disant « guerre contre la drogue » ne combat pas le trafic de stupéfiants, dont les Américains tirent des milliards de dollars de profits, mais sert plutôt de prétexte au déploiement de la violence militaire et paramilitaire pour s'emparer des ressources de divers pays. Il s'agit ni plus ni moins que d'un pillage supplémentaire.

C’est une période dangereuse, mais aussi une opportunité de lutter radicalement à partir de la base, pour construire le monde que nous voulons.

Aujourd'hui, c'est le peuple vénézuélien, son pétrole, ses minéraux, ses ressources naturelles, sa main-d'œuvre, qui sont pris pour cible. La cupidité des hommes d'affaires impérialistes américains est sans limites. D'autres nations suivront.

Il est temps de nous organiser, chacun selon notre situation, nos dispositions et nos capacités, pour faire face à l'agression impérialiste nord-américaine et poursuivre la construction du bien commun. Chacun a un rôle à jouer dans cet effort, sans distinction d'âge, de sexe ou de statut social. La seule condition requise est un cœur indigné par les injustices impérialistes.

Il y a aussi de la place pour le gringo qui désapprouve les abus commis par ses dirigeants.

Il est temps d'occuper ce temps et tous les espaces avec des comités luttant contre le pillage et l'agression impérialiste.

La vocation historique de notre peuple est anti-impérialiste. Elle s'est forgée à travers diverses agressions étrangères ; réapproprions-nous-la.

 

POUR L'UNITÉ DES TRAVAILLEURS, DES PEUPLES AUTOCHTONES ET DES PAYSANS

Organisation paysanne des Hautes Terres du Sud (TEPETIXTLA, COYUCA DE BENITEZ, GUERRERO)

LES YANKEES HORS DU VENEZUELA !

LES GRINGOS IMPÉRIALISTES NE PASSERONT PAS !

                                O.C.S.S.

 

traduction caro d'un communiqué paru sur Desinformémonos le 15/01/2026

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