Aujourd'hui, la priorité absolue est la solidarité avec le Venezuela

Publié le 4 Janvier 2026

Publié le : 03/01/2026

Aujourd'hui, la priorité absolue est la solidarité avec le Venezuela. La solidarité internationaliste avec son peuple. Cela implique de mettre un terme définitif au colonialisme impérial, sans pour autant nier les problèmes réels auxquels le pays est confronté.

Par Nury GC

3 janvier 2026 – Lorsqu'ils demandent avec insistance si le Venezuela est une dictature et exigent une réponse immédiate, ils cherchent en réalité à vous extorquer une sorte d'aveu politique. Si vous répondez non, ils vous accusent de soutenir le gouvernement ; si vous répondez oui, cela sert de prétexte, par exemple, à une intervention militaire.

Cette question ne nous aide pas à comprendre la réalité vénézuélienne, mais sert plutôt à clore le débat et à légitimer la violence.

Le Venezuela traverse une crise politique et institutionnelle profonde, une concentration du pouvoir, de graves conséquences sociales et une situation économique très difficile. Ce constat ne devrait pas prêter à controverse. Ce qui devrait susciter un refus catégorique, c'est l'affirmation selon laquelle cette crise autoriserait une puissance étrangère à intervenir militairement.

L'intervention militaire américaine n'est PAS justifiée car :

1) Cela viole le principe fondamental de souveraineté. On ne peut accepter qu'une nation puissante bombarde un pays sous prétexte qu'elle juge son système politique illégitime ou défaillant. Dès lors, la souveraineté cesse d'être un droit et devient un privilège accordé par les puissants.

2) La guerre ne résout pas les crises politiques, ni ne démocratise ou ne répare les institutions. La militarisation des conflits enferme les populations prises au piège entre violence extérieure et problèmes internes. L’Irak, la Libye et l’Afghanistan en sont des exemples flagrants.

3) L’intervention ne « corrige » pas les gouvernements ; elle multiplie les souffrances de la population

4) Si la situation aux États-Unis devient normale,

L'intervention militaire au Venezuela crée un dangereux précédent pour des actions similaires dans d'autres pays d'Amérique latine. Il ne s'agit donc pas seulement d'un problème vénézuélien, mais d'un problème qui concerne toute notre région. Cessons d'écouter ces inepties sur le fait de se bombarder mutuellement pour « sauver » nos nations, ou de prétendre que les crises internes devraient être résolues à coups de canons coloniaux et étrangers.

Enfin, je dois dire que l’intervention américaine n’est pas pour la DÉFENSE DE LA « DÉMOCRATIE » ni une lutte contre la drogue, C’EST DE LA GÉOPOLITIQUE (DU POUVOIR) :

►L'objectif est de gérer les ressources stratégiques telles que le pétrole et les sources d'énergie.

►C'est une forme de discipline coloniale infligée à notre Amérique latine : montrer ce qui arrive à un pays qui ne se soumet pas.

►Nous sommes en concurrence avec l'influence de la Chine et de la Russie sur nos territoires.

►Il s'agit de problèmes financiers et de sanctions pour ceux qui ne respectent pas les règles concernant les exportations et leurs prix, et la pression s'exerce désormais de manière militarisée.

Et une précision importante : le droit international ne donne PAS aux États-Unis la « permission » qu’affirme Trump.

Aujourd'hui, la priorité absolue est la solidarité avec le Venezuela. La solidarité internationaliste avec son peuple. Cela implique de mettre un terme définitif au colonialisme impérial, sans pour autant nier les problèmes réels auxquels le pays est confronté.

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* Nury est sociologue, pédagogue populaire et défenseure marxiste du communalisme.

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Source : Publié sur son compte Facebook : https://www.facebook.com/share/p/1Dgr6mZj33/

traduction caro d'un article paru sur Servindi.org le 03/01/2026

Rédigé par caroleone

Publié dans #ABYA YALA, #Venezuela, #Solidarité

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