Chansons reprises contre la guerre : I Come and Stand at Every Door

Publié le 14 Mars 2026

Version française du poème de Nâzim Hikmet
 

 

C'EST MOI QUI FRAPPE AUX PORTES
(La petite fille d'Hiroshima)


C'est moi qui frappe aux portes,
aux portes, l'une après l'autre.
Je suis invisible à vos yeux.
Les morts sont invisibles.

Morte à Hiroshima
il y a bien longtemps,
je suis une petite fille de sept ans.
Les enfants morts ne grandissent pas.

Mes cheveux d'abord ont pris feu,
mes yeux ont brûlé, se sont calcinés.
Soudain je fus réduite en une poignée de cendres,
mes cendres se sont éparpillées au vent.

Pour ce qui est de moi,
je ne vous demande rien:
il ne saurait manger, même des bonbons,
l'enfant qui comme du papier a brûlé.

Je frappe à votre porte, oncle, tante :
une signature. Que l'on ne tue pas les enfants
et qu'ils puissent aussi manger des bonbons.

envoyé par Riccardo Venturi - 4/1/2006 - 00:14

 

[1962] D'aprèsun poème de Nâzım Hikmet.
Traduction anglaise de Jeannette Turner. Musique de James Waters (1954)
(adaptée à la ballade traditionnelle des îles Orcades The Great Silkie Of Sule Skerrie (Child #113 ) (1954) 

Nazim Hikmet
 

Pete Seeger

Rédigé par caroleone

Publié dans #Chansons contre la guerre, #chansons reprises, #Hiroshima

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article