Le massacre de Fajr : chaque sac de 70 kg de restes humains est considéré comme un corps

Publié le 13 Août 2024

Zainab al-Jaabari, 79 ans, est assise à quelques dizaines de mètres du lieu du massacre. Elle attend le retour des membres de sa famille qui sont allés chercher ses sept fils et petits-enfants, qui se trouvaient dans la salle de prière pour la prière du Fajr au moment des faits.

Les membres de sa famille sont partis voir de leurs propres yeux la réalité du massacre : plus d’une centaine de personnes ont été tuées, et leurs corps sont maintenant dispersés et mélangés dans la salle de prière du quartier de Daraj, dans la ville de Gaza. Leur retard est peut-être dû à l’horreur de ce qu’ils ont découvert, ou peut-être parce qu’ils ne savent pas comment annoncer à Zainab que ses sept fils et petits-enfants ont été tués.

À l’aube du samedi 10 août, l’armée israélienne a bombardé une mosquée alors que des dizaines de personnes déplacées accomplissaient la prière du Fajr, la prière islamique quotidienne du petit matin. Le bombardement a tué plus d’une centaine de personnes, dont la plupart ont été démembrées ou détruites au point d’être méconnaissables. C’est pourquoi l’identification des corps est encore en cours.

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Rédigé par caroleone

Publié dans #Palestine, #Génocide, #Massacre, #Droits humains

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