Colombie : Assassinats par des groupes armés illégaux à Tierradentro

Publié le 27 Août 2024

 

DÉNONCIATION PUBLIQUE À LA COMMUNAUTÉ NATIONALE ET INTERNATIONALE

 

LES AUTORITÉS DU RESGUARDO INDIGENE SAN ANDRÉS DE PISIMBALÁ- INZÁ informent d'urgence l'opinion publique nationale et internationale des derniers événements qui aggravent l'extermination physique, culturelle et de gouvernance de nos peuples indigènes dans la zone de Tierradentro.

NOUS DENONÇONS et REJETONS les actions des groupes armés illégaux sur nos territoires, qui provoquent de graves désaccords et menacent notre existence physique et culturelle en tant que peuple autochtone Nasa. A cette occasion, les membres de la communauté GILBERTO IVÁN QUINTO ABEJÓN du village d'El Picacho, qui était réincorporé et étudiait la médecine à Cuba, et le jeune EMERSON JAIR SANZA CUELLO du village de Potrerito du resguardo indigène de San Andrés de Pisimbala, ont été assassinés. Au cours des mêmes événements, les jeunes, RIGO PENCUE, du village de Meseta, et RONALD QUINTO, du territoire de Santa Rosa, ont été blessés le 25 août 2024 à 19 h 05 dans le centre-ville de San Andrés de Pisimbalá.

Depuis les communautés et les autorités indigènes, nous avons alerté publiquement et devant les institutions de l'État colombien sur l'action criminelle systématique des groupes armés qui cherchent à détruire notre existence physique, notre territoire et notre gouvernement ancestral. L'État est au courant des assassinats de gardes indigènes, d'autorités ancestrales, de chefs spirituels et de membres des communautés ; des attaques contre les sites sacrés et les leaders représentatifs de notre processus ; des déplacements et des disparitions forcées, du recrutement massif de nos semences pour le conflit armé.

NOUS DENONÇONS et REJETONS l'omission de l'État face aux multiples appels à répondre de manière pertinente à la crise humanitaire qui s'aggrave dans la zone Tierradentro Cauca. Les actes de violence qui se sont produits aujourd'hui démontrent le désintérêt du gouvernement à remplir le postulat de l'article 7 de la constitution de 1991. Nous lançons un appel URGENT aux entités du ministère public, aux organisations nationales et internationales de défense des droits de l'homme (MAPP-OEA, ONU, CICR) pour qu'elles mènent des actions de dénonciation, de visibilité et d'accompagnement des communautés face à la grave situation d'affectation et de risques individuels et collectifs à laquelle nous sommes exposés.

Les communautés indigènes sont les DÉFENSEURS de la vie, des droits de l'homme individuels/collectifs et de l'harmonie territoriale, c'est pourquoi nous rejetons catégoriquement ces actes qui violent la vie et l'autonomie territoriale de nos communautés.

AUTORITÉS DU RESGUARDO INDIGÈNE SAN ANDRÉS DE PISIMBALA EN VIGUEUR 2024 INZÁ CAUCA 26 AOÛT 2024

traduction caro d'un communiqué paru sur  le site du CRIC le 26/08/2024

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