Colombie : Un voyage vers la force féminine dans les territoires autochtones du Cauca

Publié le 8 Mars 2024

8 mars 2024

 

Par une fraîche matinée de mars, le resguardo Papallacta du Massif Colombien, dans le département du Cauca, est devenu le point de départ d'un important voyage. Sous le ciel bleu et la lumière du soleil levant, les femmes indigènes des différents peuples ancestraux se sont rassemblées pour commencer un voyage vers la lagune de Magdalena. Une expression de solidarité, de résistance et d'hommage dans le cadre de la Journée Internationale de la Femme.

Avec la détermination et la dignité qui les caractérisent, les femmes ont entrepris ce voyage dans le but d'honorer les générations passées et présentes de femmes qui ont lutté pour l'égalité et la justice. Mayer Sánchez Velasco, coordinatrice du programme femme du CRIC, a dirigé ce groupe avec des mots de gratitude envers les esprits aînés des montagnes, des landes et des lagunes, reconnaissant leur rôle fondamental dans l'histoire et la survie des communautés indigènes.

La route vers la lagune Magdalena n’a pas été facile. Chaque étape exigeait détermination et résilience, mais c'était aussi l'occasion de réfléchir à la signification de la Journée internationale de la femme dans le contexte de la lutte autochtone. Les femmes emportaient avec elles une « revue photographique » intitulée « Centre de mémoire des femmes qui font l’histoire », qui mettait en lumière les contributions et les sacrifices des femmes autochtones au fil du temps.

Au fur et à mesure qu'elles avançaient, les femmes ont partagé des histoires de force et de solidarité, rappelant l'importance de l'unité dans la lutte pour l'égalité et l'équité entre les sexes pour les droits des femmes autochtones. L'aînée Hortencia Tombe Tunubalá, guide spirituelle du territoire COTAINDOC, a partagé sa sagesse ancestrale, rappelant l'importance de renouer avec les territoires pour renforcer l'héritage des ancêtres.

Le conseiller Yesid Conda a trouvé un fort écho, nous rappelant la nécessité de comprendre et de valoriser les différences, ainsi que de reconnaître la lutte historique des femmes autochtones. C'était un appel à célébrer le chemin parcouru, des grands-mères aux nouvelles générations, dans un hommage à la résistance et à l'organisation.

La voix de Nora Jipiz de Tierradentro, du resguardo indigène Coetando, s'est élevée pour appeler à mettre fin à la violence qui emporte les êtres chers. C'était un rappel du caractère essentiel des femmes dans la construction d'un avenir de dignité et de justice pour tous.

Enfin, en arrivant à la lagune Magdalena, les femmes ont trouvé un moment de paix et de réflexion. Dans ce lieu sacré, où nature et spiritualité s'entremêlent, elles ont renouvelé leur engagement à continuer de lutter pour un territoire plus juste et équitable. Parce qu’elles savent qu’ensemble, unis par l’histoire et la fraternité, elles sont capables de relever tous les défis qui se présentent sur le chemin d’un avenir d’espérance et de justice pour tous.

Par : Programme de communications du CRIC

traduction caro

Rédigé par caroleone

Publié dans #ABYA YALA, #Colombie, #Peuples originaires, #Droits des femmes, #8M, #Cauca

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