Equateur : La nationalité Kitu Kara
Publié le 2 Novembre 2018

KITU KARA, nationalité de la sierra
Peuple autochtone d’Equateur qui fait partie de la nationalité Kichwa des hautes terres équatoriennes et qui vit dans des zones urbaines, rurales et périphériques de la province de Pichincha dans les cantons de Quito, Mejia et Rumiñahui.
Population : 100.000 personnes
Langue : kichwa
Vocabulaire
Alli puncha : bonjour
Alli chischi : bonne soirée
Alli tuta : bonne nuit
Atiak : limace
Alku : chien
Antawa : voiture
Misi : chat
Wañushka : morte

Origines possibles
Les Quitus pourraient être ethniquement liés à la culture de Cotocallao qui s’est développée entre 1500 et 300 avant JC. La langue parlée par les Quitus avant l’invasion inca était la langue panzaleo. Il est possible que les Quitus étaient une confrérie importante au sein de la culture Panzaleo.
Le terme quiti fait référence à tous les peuples qui parlaient le panzaleo et qui se trouvaient dans les Andes du nord, au sud des Caranquis et au nord des Puruhás. C’est une culture apparentée aux Chibchas.
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n° 10
Histoire : Les Quitus
Les Quitus étaient les habitants originaires de la région de Pichincha en Equateur. Leur présence remonte à l’an 500 de notre ère avant qu’ils ne soient assimilés par les Quechuas à travers l’expansion inca et pendant l’invasion espagnole. Leur nom est à l’origine de Quito, la capitale de l’Equateur.
Il y avait 11 seigneuries indépendantes formant un anneau autour du centre d’échange. Ces seigneuries étaient probablement confédérées en 4 groupes. Les seigneuries du sud étaient les plus complexes et peuplées, d’autres établissements de moindre importance les entouraient.
Dans la région de Tumbaco se trouvait les seigneuries d’El Inga, Puembo et Pingdquí ; dans la région des Chillos : Ananchillo (Amaguaña) , Urunchillo (Sangolqui) et Yumbicho ; vers le nors : Zmbiza, Cotocallao, Nayón et Collahuazo ; vers Machachi : Panzaleo.
Il y avait d’importantes différences culturelles, écologiques, démographiques et linguistiques entre les seigneuries. Celles situées dans la région des chillos avaient de vastes terres plates, une pluviométrie élevée, c’était une zone excellente pour la culture du maïs, le produit principal.
La région de Tumbaco étant plus sèche, le terrain irrégulier et abrupt le rendait moins propice à la culture ce qui influença fortement la démographie de la région sud.
Il y a des vestiges importants de la culture Quitu, des œuvres d’ingénierie, des terrasses agricoles sur les pentes du Pichincha, le système de buttes sur lits asséchés des lagunes de Turubamba et Iñaquito.
Leur présence dénote l’intensification de l’agriculture pour soutenir la croissance démographique et une organisation politique dépendant d’un chef.
Là où se situe l’actuelle ville de Quito, il y avait un centre d’articulation où se rencontraient les mindalaes qui venaient quotidiennement des Yumbos du nord, des Yumbos du sud, des Panzaleos, des Quijos et des Otavalos.
Les Quitus ont tenté comme leurs voisins les Cãnaris de stopper l’invasion inca du sud, mais sans succès.
A la fin du XVe siècle, ils ont été vaincus par l’empire inca.
Tupac Yupanqui, en utilisant le mariage par exogamie a activé le processus d’annexion politique des Quitus et le territoire a été appelé Quitu ou Quito en raison des habitants de la région et a conservé son nom pendant les conquêtes inca et espagnole.
Site archéologique
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Rumipamba
Un site important de la culture quitu est Rumipamba (un quartier de la capitale) où des villages ont été découverts avec des maisons en terre entourées de murs en pierre.
Un autre vestige archéologique essentiel est la nécropole de la Florida, un complexe comprenant une série de sépultures datant du formatif tardif.
Economie
Ils sont en économie de transition, de subsistance et de marché.
Des produits issus de l’agriculture, l’élevage de petits animaux et le bétail de páramo ainsi que l’artisanat sont vendus sur le marché local.
Le travail artisanal auquel chacune participe (tissus, massepain, masques de yumbos) et le travail salarié dans la ville de Quito (institutions publiques, industrie, bâtiment) sont d’autres sources de revenus.
L’agriculture est réalisée sur plusieurs planchers écologiques :
De 1500 à 2500 m d’altitude (Guayllabamba, Tumbaco, Cumbayá, El Valle, San Miguel de los Bancos) : fruits, avocats, floriculture, légumes, maïs pour l’autoconsommation, le marché local et provincial, la floriculture est produite sur le marché national et international.
De 2500 à 3200 m. d’altitude : légumes pour l’autoconsommation, les marchés locaux et provinciaux. Artisanat (produits de massepain, tamis pour le marché provincial) ; ventes ambulantes dans la ville de Quito.
De 3200 à 4000 m. d’altitude : pommes de terre, céréales pour le marché local et provincial. Ils utilisent des pâturages indigènes et artificiels, des haciendas pour élever du bétail pour les propriétaires terriens et le marché provincial.
Organisation sociopolitique
L’établissement central du peuple Kitu Kara est la ville de Quito au pied de la montagne sacrée Pichincha connue par les Incas sous le nom de Cuzco (nombril, la moitié du monde, de la planète.) ils se sont définit lors du 111e congrès qui a eu lieu en 2010 comme nation originaire Kitu Kara. Il n’y a pas de présidence mais la gouvernance de la nation originaire avec la direction consolidée par le conseil des aînés. Les communautés sont formées par des noyaux des différente organisations de second degré appartenant à leur tour à la filiale régionale ECUARUNARI CONAIE. Certaines communautés appartiennent à l’Association des Indiens Evangéliques de Pichincha, AIEP, une filiale du FEINE.
Le travail et la prise de décision ont lieu l’ors d’assemblées générales avec la participation de toutes les communautés. Les activités sont le plus souvent basées sur la minga.

Tenue vestimentaire
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En raison de leur interaction constante avec la société civile métisse, il semble qu’ils n’aient pas conservé leurs vêtements traditionnels.
Les femmes portaient des blouses blanches brodées avec des motifs de plantes et d’oiseau, une jupe en laine, un châle de coton ou en laine de mouton, des espadrilles et un chapeau.
Les hommes portaient des pantalons courts blancs, des chemises et des ponchos de couleur sombre.
Principales fêtes et traditions
«Les festivités dans les communautés indigènes sont basées sur la connotation agro-astronomique des semailles et des récoltes, maintenant définies comme petites et grandes Pâques, qui sont accompagnées par les Yumbadas ancestrales.
►Pascua chica :
C’est l’espace-temps, qui commence à la Coya Raymi (fête de la fertilité), avec le soleil droit du 22 septembre et s’étend jusqu’à la Capac Quilla Raimi (fête divine de la fertilité) du soleil incliné du 21 décembre. C’est l’heure des plaisirs et des semailles sur la Terre Mère. Où des cérémonies rituelles sont célébrées pour les divinités transcendantales et pour les ayas (défunts) qui favorisent la vie dans la chacra.

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► Pascua grande :
C’est l’espace temporel de célébration qui commence du Paucar Raymi (fête de la floraison), en passant par la fête du Mushuc Muyucuna (nouveaux grains) et du Mushuc Nina (nouveau feu) du soleil droit du 20 mars, pour finir avec le Jatun Punlla (grand jour) de l’Inti Raymi du soleil incliné du 21 juin. Ils sont célébrés par des cérémonies rituelles, des danses, des jochas (plaisirs), de la nourriture et une abondante Asua (chicha de jora de maïs) aux divinités sacrées.
Cette grande fête,est célébrée par le Jatun Danzante, accompagné de capitaines, loas, aruchicus, cachazos, noirs, guides, trasguiadores, taita et mama services.
Maintenant, toutes ces dates sont synchronisées avec les célébrations chrétiennes.
–►Yumbadas
Les yumbadas, tant dans la Pascua grande que dans la Pascua chica, étaient indispensables, comme fruit de la ritualité ancestrale.
Les Yumbos et les Aucas portant des lances de chonta au son du bombo et du pijuano (petite flûte) du mamacu, dansent rituellement avec des costumes composés de pilches (récipients en calebasses), de mates (récipients) et de chagchas ou chinchiles (hochets) fixés aux jambes. Ils recréent les monadas, la chasse au cochon, le cerf, le meurtre du Yumbo ou de l’Auca.
Leur tête est ornée d’une couronne de plumes vertes et bleues, ils portent un panier ou chalo de coquillages qui représentent la fertilité, et ils dansent dans une rangée indienne formant des spirales, des zigzags, des cercles, des triangles et des parallèles, recréant des mouvements rituels qui symbolisent l’éducation mitaca de la vie.
Lors des festivités, ils fabriquent l’uchu jacu qui est un des plats les importants à base de céréales séchées et torréfiées broyées (orge, blé, lentilles, pois, fèves, maïs, haricots). Une fois transformés en farine, tamisée, filtrée, ils ajoutent des pommes de terre, des oignons, du mote, des œufs, du fromage frais et le cochon d’inde rôti comme accompagnement.
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Lors de l’Inti Raymi, ils cuisinent de l’agneau ou du bœuf avec des fèves et du mote. Ils offrent aux compadres de l’uchu jacu et aux danseurs des pommes de terre avec des fèves ainsi qu’à la famille et aux invités spéciaux.
Le jour de tous les saints, ils vont au cimetière avec de la nourriture préparée la veille. Le festin est dédié au défunt pour lequel ils ont préparé son plat préféré durant sa vie et ils le partagent avec lui. Le plat principal pour cette commémoration est l’uchu jacu colado.
source : CONAIE.org, wikipédia en espagnol, https://ciencialatina.org/index.php/cienciala/article/view/5447/8247
Articles complémentaires
Le peuple Kitu Kara propose un Front populaire plurinational et anti-néolibéral
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Histoire relative à la nationalité Kichwa des hautes terres équatoriennes
Cette nationalité s’est implantée dans tout le haut plateau équatorien y compris dans d’autres régions en raison de mouvements migratoires des différents peuples qui la composent.
Les Kichwa des Hautes terres équatoriennes se sont implantés dans les provinces suivantes :
►Carchi où était installé le peuple Pastos ;
►Imbabura : implantation des nationalités Otavalo, Karanqui, Natabuela et Kayambi ;
►Pichincha : la nationalité Kitucara ;
►Cotopaxi : installation du peuple Panzaleo ;
►Tungurahua : installation des nationalités Chibuleo, Salasaca et Kisapincha ;
►Bolivar : la nationalité Waranka ;
►Chimborazo : les Puruhás ;
►Provinces de Cañar et d’Azuay : installation de la nationalité Kañari ;
►Loja : implantation des nationalités Saraguro et Paltas.
Ces peuples sont liés par la langue kichwa, par un territoire qui leur a été confisqué pendant l’époque coloniale espagnole, par une cosmovision commune concernant la terre et l’univers et par des liens commerciaux existant bien avant l’arrivée des Espagnols.
Histoire
Ce sont des habitants immémoriaux de ces hauts plateaux équatoriens, ils étaient organisés en seigneuries et confédérations ethniques qui ont développé une culture fondée sur la propriété communautaire et le principe de réciprocité. Hélas, leur développement a été bouleversé par l’arrivée des Espagnols en 1492. Une nouvelle forme de production où la propriété qui appartenait à ces peuples est devenue la propriété absolue de la monarchie et des Espagnols. Un nouveau mode de vie arriva également avec les conquérants. Les Kichwas doivent quitter leurs territoires d’origine et partir à travers l’Amérique du sud, procédé qui permettait de contrôler toute forme de rébellion de leur part.
Ils furent soumis au travail forcé dans les mines, les ateliers de construction, la construction de routes et de villes coloniales et d’encomiendas. Ce travail se déroulait dans des conditions inhumaines. Par exemple, pour les hommes autochtones qui travaillaient dans les mines cela signifiait tout simplement la mort.
L’encomienda* était le point d’articulation de la société coloniale, moyen permettant le contrôle du travail indigène, permettant aux espagnols de recevoir des tributs des communautés indigènes, d’organiser la production agricole et artisanale, de contrôler la domination idéologique par le biais de l’évangélisation.
Les obrajes* constituaient le travail obligatoire s’adressant aux femmes qui devaient migrer vers les centres de production textile en tant que mitayos. Ce travail était également réalisé dans des conditions insalubres provoquant souvent le mort de femmes indigènes.
Les travaux des indigènes dans la construction de routes et de bâtiments dans les villes coloniales ont permis aux peuples de transposer leur savoir-faire architectural et de perpétuer leur relation avec la nature dans les églises (décoration intérieure basée sur leur cosmovision). Cette opportunité a néanmoins côuté la vie à nombre d’entre eux.
Entre 1810 et 1830, époque de l’indépendance des colonies de la domination espagnole, on note aucun changement dans les circonstances d’exploitation et de soumission des peuples y compris dans les 70 premières années de la République.
Après la révolution libérale le 5 juillet 1895 à laquelle participèrent beaucoup d’indigènes, d’importants changements auront lieu dans la législation relative à la terre et à la situation des indigènes. La collusion entre partis, l’emprisonnement pour dettes, ‘intervention de l’église dans les affaires de l’état sont éliminés et les grands domaines appartenant à l’église sont expropriés et transférés à la propriété publique.
L’élimination du concertaje* (accord agricole) conduit à la libération de la main d’œuvre indigène dont la plupart migrent vers la côte pour offrir leur force de travail. Ils vont tomber dans une autre forme d’assujettissement avec les propriétaires des plantations.
Le huasipungo* était une autre forme de soumission au travail des peuples indigènes. Cette pratique est née avec la libération des indigènes du concertaje, une pratique consistant à donner un morceau de terre à l’indigène en échange de quelques journées de travail dans la grande hacienda.
Le huasipungo donne naissance à 2 formes de groupement indigène :
►Les huasipunguerons et les roturiers libres.
Les premiers sont situés à l’intérieur du domaine, les seconds dans les centres paroissiaux religieux au marché.
Dans ce nouvel ordre de propriété foncière, il y a eu une augmentation démographique des communautés indigènes donnant lieu à des migrations de la campagne vers les villes, à différente soulèvements exigeant le droit à la terre, des luttes qui, dans les années 60 aboutirent à la première réforme agraire qui va bénéficier à très peu de huasipungueros.
Les années 70/80 sont consacrée par ces personnes à la constitution d’une organisation régionale garantissant et dirigeant leurs luttes, ECUARUNARI.
Le niveau de sensibilisation et d’organisation s’accroit parallèlement aux soulèvements pour la reconnaissance de ces peuples.
Au sujet des obrajes :
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obrajes dans le corregimiento de Quito https://ealincangouce.wixsite.com/historia-del-ecuador/get_involved
Il s'agissait d'usines textiles de laine, de coton et de cabuya (agave), qui produisaient également des espadrilles, des sacs, des mèches, des selles, des chapeaux, de la poudre à canon, etc. et où les indigènes étaient obligés de travailler, jour et nuit, souvent jusqu'à leur mort.
« Chaque Indien travaillait 312 jours par an, et le maximum qu'ils pouvaient gagner pendant cette période était de 40 pesos, chacun pesant 8 réaux... Dans chaque Obraje, il y avait une prison, des fers, des chaînes et des coups de fouet. Les enfants ont été cruellement maltraités. De leur salaire étaient déduits les impôts et la pension synodale du prêtre. L'Indien payait sa nourriture et ses vêtements ; et bien souvent même des médicaments étaient déduits de leurs misérables salaires, qui leur étaient vendus à un prix très élevé, même lorsque l'excès de travail les laissait avec quelque maladie... Les Indiens étaient épuisés en peu de temps : le travail auquel ils n'étaient pas habitués était la cause de la mort de beaucoup d'entre eux" (Roberto Andrade.- Histoire de l'Équateur, volume I p. 109) .
https://www.enciclopediadelecuador.com/obrajes/
Au sujet de l’encomienda
Système d'« esclavage » que les Espagnols exerçaient sur indigènes d'Amérique. L'encomienda était une ancienne institution espagnole du Moyen Âge, et consistait en un territoire qui fournissait des revenus à un noble. En Amérique, cela a changé d'une manière vraiment dramatique et est devenu simplement « une disposition royale par laquelle le roi d'Espagne donnait des terres et des Indiens à perpétuité, comme prix, en récompense des souffrances endurées par ses soldats qui ont étendu les domaines de l'Espagne aux Antilles. La terre reçue à perpétuité était appelée Encomienda ; le noble espagnol qui la recevait pour avoir tué et exploité des Indiens était l'Encomendero et la mine de richesse et la source d'exploitation dans l'Encomienda, c'est-à-dire l'Indien, était appelé Encomendado » (M. Navas Jiménez.- Histoire, géographie et éducation civique ; n° 2, p. 41) . L'encomienda obligeait les Indiens à payer de lourds tributs aux encomenderos, et ceux-ci, en réciprocité théorique, à christianiser l'Indien ; le défendre des « cannibales » ou des attaques d’autres peuples ; et leur apprendre les travaux agricoles et comment laver l'or.
Ces encomiendas ont finalement laissé les Indiens dans une grande misère. (https://www.enciclopediadelecuador.com/encomienda/)
Sur le concertaje et le huasipungo
Les ouvriers ou « péons » vivaient dans les haciendas avec leurs familles. Ils « passaient des accords » (des engagements) avec les propriétaires, les « patrons » pour les
travaux. C'est pourquoi on les appelait « conciertos ». Ils avaient un salaire, mais ils ne le recevaient jamais, car ils étaient endettés envers leurs patrons. Les ouvriers demandaient à leur employeur des avances de fonds pour payer les impôts et les obligations religieuses, comme les baptêmes, les mariages, les enterrements et autres.
La relation entre les peones et les patrons n'était libre qu'en théorie. En réalité, il s’agissait d’une forme de travail obligatoire, puisque l’employeur pouvait emprisonner le travailleur pour lui faire payer la dette. Parfois, les péons recevaient une portion de terre du propriétaire, le « huasipungo », qu’ils travaillaient avec leur famille.
C'est pourquoi on les appelait « huasipungueros ». Les dettes ne s'arrêtent pas même avec la mort du travailleur concerté. Elles passèrent à sa veuve et à ses enfants. L'ouvrier était soumis au patron, qui avait le soutien du clergé et des autorités de l'État. Le curé prêchait la soumission et faisait payer des services religieux qui perpétuaient la dette. Le lieutenant politique de la paroisse et d'autres autorités pouvaient envoyer en prison ceux qui ne payaient pas leur dette Le concertatje a eu lieu dans tout le pays, mais il a été plus fort dans la Sierra. (https://themeeveryday.blogspot.com/2011/09/el-concertaje.html)
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sources : CONAIE.org, wikipédia en espagnol, goraymi.com
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