Estamos prisioneros carcelero
Publié le 10 Avril 2026
Sur cette photo avec Mercedes Sosa - Par Horacio Guarany & Mercedes Sosa — Portada del simple "Si se calla el cantor", de Horacio Guarany & Mercedes Sosa, Philips, Buenos Aires, 1977, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=8037098
Petit hommage à Horacio Guarany qui vient de disparaître le 13 janvier à l'âge de 91 ans.
Chanteur folk, compositeur et écrivain, il rendait hommage à son père du peuple Guarani en lui donnant son nom.
Ses chansons ont été chantées par Mercedes Sosa Jorge Cafrune entre autre.
Lui aussi devra s'exiler en Espagne pendant la dictature argentine suite à des menaces de mort, il subira la censure (entre autres ses chansons Estamos prisioneros, la guerrillera).
Nous sommes prisonniers, geôlier
Nous sommes prisonniers, geôlier,
nous sommes prisonniers, geôlier,
moi de ces barreaux maladroits,
toi de la peur.
moi de ces barreaux maladroits,
toi de la peur.
Où vas-tu sans revenir,
viens avec moi pousser la porte
où vas-tu sans revenir,
viens avec moi pousser la porte
aucun clocher ne sonne
comme la rivière là-bas dehors.
comme la rivière là-bas dehors.
Comme ceux qui s’enflamment,
les prisonniers de la peur marchent,
ça ne sert à rien qu’ils courent,
si l’incendie les suit
si l’incendie
Je ne sais pas, je ne me souviens pas bien,
ce que voulait le geôlier,
peut-être une de mes chansons
pour supporter le silence
pour supporter le silence.
Personne n’envie la chance
du maître des cadenas
personne n’envie la chance
du maître des cadenas
il est mort avec un œil ouvert
et personne n’a pu le fermer.
J’ai offert une colombe
au fils du geôlier
on raconte qu’il l’a laissée s’envoler
juste pour la voir voler
que le monde sera beau
pour le fils du geôlier,
pour le fils du geôlier.
C’est vrai, beaucoup se sont tus,
quand j’ai été arrêté.
Quelle différence,
moi prisonnier, eux soumis.
moi prisonnier, eux soumis.
Nous sommes prisonniers, geôlier,
nous sommes prisonniers, geôlier,
moi de ces barreaux maladroits,
toi de la peur.
Armando Tejada Gomez 1977,
Album Luche, luche enregistré en Espagne durant son exil volontaire. Il s'agit de l'une des 200 chansons censurées de la junte militaire argentine entre 1976 et 1982.
Loin de se contenter de censurer les chansons de Guarany, la junte a cherché à l'éliminer complètement : en 1976, il a reçu des menaces de mort, puis le « Triple A », l'Alliance anticommuniste argentine, a tenté de l'assassiner à la bombe. Guarany a été contraint de fuir au Venezuela, au Mexique, puis en Espagne. De retour en Argentine en 1978, il a été la cible d'une nouvelle attaque le 20 janvier de l'année suivante, dont il a miraculeusement réchappé. Il a néanmoins décidé de rester en Argentine, malgré l'interdiction de se produire à Buenos Aires et dans d'autres grandes villes. (source)
Article édité la 1ère foi le 15 janvier 2017
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