Ni unité nationale, ni drapeau en berne
Publié le 15 Novembre 2015
Solidaire des familles dans la peine, de tout coeur avec le chagrin qui les a fauchées comme en temps de guerre, je ne me sens pas pour autant française ni fière de l'être quand les gouvernants de mon pays vendent des armes qui se retournent contre le peuple.
Aussi, pas de drapeau français sur mon profil et pas de réponse aux sollicitations à trembler dans ma chaumière, à déclarer le couvre-feu, à censurer la vie qui suit son cours.
J'attends pour ma part deux choses du gouvernement :
1. Qu'il rappelle tous les soldats en postes dans les états où nous alimentons des guerres. Jamais le peuple n'a été sollicité pour connaître sa façon de voir les choses quand des élus décident de partir en guerre à son compte.
2. Qu'il arrête d'armer les monarchies du pétrole et d'autres armées terroristes.
L'état français doit nous rendre des comptes quand sur un territoire soit-disant en plan vigie pirate renforcé, un tel massacre se déroule.
L'islamofascisme nourrit le fascisme qui se répand telle une poignée de poudre sur notre sol en réponse aux politiques droitières et néolibérales de nos dirigeants.
L'impérialisme et le colonialisme sont les deux mamelles du capitalisme nourries par la politique actuelle.
La peur engendre la haine, le désespoir électoral entraîne l'abstention mais cela n'est pas le pire, il pousse les gens à diaboliser l'étranger .
Le fascisme autour de nous est sans doute plus dangereux encore que l'islamo-fascisme.
Pris entre l'étau des deux fascismes, mamelles elles aussi du capitalisme, nous ne pouvons que ne pas trembler et nous rassembler autour des solidarités et de l'humanisme qui porte en lui les réponses à la question de la violence.
Je ne pense pas que se tourner vers des partis politiques à l'heure actuelle soit quelque chose de libérateur en quoi que ce soit.
Seul le peuple a le pouvoir de se libérer de ses chaînes, à lui de trouver des réponses adéquates et dignes.
La fleur fauchée
Est une étoile qui s’est perdue
Dans la galaxie de l’incompréhension.
Ses pétales habillent les étoiles
De la couleur de l’amour infini
Ses pétales à jamais dans les cœurs
Luiront de l’étincelle du chemin de vie
Qu’ils suivirent telles des étoiles filantes
Aux côtés de ceux qui les aimaient.
Carole Radureau (15/11/2015)
A toutes les victimes du massacre du 13 novembre 2015 à Paris, à toutes leurs familles, à tous ceux qui restent, à tous ceux qui se battent pour survivre.
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