Uruguay : Tabarè Vasquez de retour à la présidence

Publié le 2 Décembre 2014

 
 
 
COUVERTURE JOURNAL EL PAIS
Le candidat de gauche, Tabaré Vázquez, revient à la tête du pays après avoir remporté le second tour de l'élection présidentielle du 30 novembre, avec 53,5 % des voix. Il s'agit du score le plus élevé depuis le retour de la démocratie dans le pays en 1985.




 
 
 
PHOTO AP

 

 

La victoire de cet ancien président (2005-2010)est historique en Uruguay pour deux raisons : en plus d'obtenir le résultat le plus élevé depuis le retour de la démocratie en 1985, elle permet de consolider le parti Frente Amplio (FA ; au pouvoir) qui remporte la présidentielle pour la troisième fois d'affilée et avec sa propre majorité parlementaire, ce qui n'était pas arrivé depuis soixante ans, explique le quotidien conservateur El Observador.

 

Le journal rappelle que "l'opération retour [de Vázquez] avait commencé plus difficilement que prévu, comme si le bon mandat de Mujica l'avait mis mal à l'aise. L'incroyable transformation de Pepe Mujica en star de la politique internationale a semé encore plus le doute : est-ce que la société uruguayenne voulait revenir au style de Tabaré Vázquez ?" D'après El Observador, sa relation avec le président sortant sera un facteur clé des cinq prochaines années. "Elle a eu ses hauts et ses bas, avec des moments affectueux et des épisodes très critiques, voire des affrontements. Tabaré Vázquez devra gérer un Frente Amplio bien distinct de celui de 2004."
 
Le quotidien uruguayen El País précise que Vázquez va commencer, en mars 2015, son deuxième mandat dans des circonstances très différentes du premier. "En 2005, le pays sortait de la plus grave crise économique de son histoire, ce qui avait laissé une profonde et douloureuse cicatrice aux Uruguayens. Aujourd'hui, après dix ans de prospérité économique, il n'y a pas de gros nuages de changement à l'horizon. Mais il faut protéger la situation intérieure du pays. La société uruguayenne est blessée par l'usage abusif de la part de l'actuel gouvernement des termes "nous" et "eux", les "bons" et les " mauvais", pour justifier certaines mesures. Et on a perdu la sensation d'être tous des compatriotes. Voici le principal défi de Vázquez : reconstruire l'unité du peuple uruguayen, qui n'apparaît que lors des triomphes de son équipe nationale de football."
COURRIER INTERNATIONAL | NATHALIE KANTT

 

Rédigé par caroleone

Publié dans #ABYA YALA, #Uruguay

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