Partager l'article ! GUATEMALA : Les quichés: LES QUICHES ...
LES QUICHES
« Ils disent toujours : pauvres indiens, ils ne savent pas parler, alors beaucoup de gens parlent à leur place ; c’est pour ça que je me suis décidée à apprendre l’espagnol »
Rigoberta Menchu
S’écrit en langue maya « k’ich’e’ »
Peuple d’Amérique centrale apparenté aux mayas.
Population : 2.083.026 habitants
Langue : quiché de la famille des langues mayas
Ils sont connus depuis l’époque postclassique et seraient originaires de Tollan.
Leur royaume atteint son apogée vers le XVe siècle sous le règne de K’iq’ab.
La capitale se nommait Gumarcaj et elle est plus connue sous le nom d’Utatlan, elle se situé près de Santa Cruz del Quiché.
Quetzaltenango
Localisation
Indiens Maya parlant la langue quiché (ou Kiché), les Quiché habitent les hautes terres tempérées de l'ouest du Guatemala, principalement dans les départements du Quiché, du Totonicapán, du Quezaltenango, du Retalhuleu et du Suchitepéquez
Caractéristiques communes et générales
Au Guatemala, près de la moitié (40 à 55%) des habitants sont d’ascendance maya. La culture maya reste très présente dans ce pays ainsi que l’influence des colons espagnols.
Les familles mayas sont souvent contraintes d’envoyer des membres de leur famille travailler dans les « fincas » (grandes exploitations agricoles de la united fruit company), situés sur la côte qui est plus fertile afin de faire vivre les communautés.
Les descendants des mayas vivent sur les hauts plateaux de l’ouest du Guatemala. Jusqu’au XXe siècle, le modèle colonial espagnol a consisté à garder les indiens séparés et inféodés ce qui a permis à ses derniers de garder assez intactes leurs coutumes traditionnelles.
Herberstein
Une extrême pauvreté
Le manque d’accès aux services de base se sont accrus ces dernières années. Environ 73% de la population indigène rurale vit en dessous du seuil de pauvreté. C’est l’une des plus pauvres d’Amérique latine et du monde au regard des indicateurs socio-économiques.
Religion
Syncrétisme religieux : anciennes croyances mayas avec la prédominance du culte au dieu Chaac, le dieu de la pluie, important dans la culture maya qui vivait des endroits arides, et dont ils pratiquaient des sacrifices rituels.
Puis, vient s’y greffer la religion catholique des colonisateurs espagnols.
POPOL VUH
[Bible Maya]. Ce très important document historique, littéraire et religieux concernant le peuple Maya-Quiché (Mexique méridional, Yucatan, Guatemala) peut être considéré comme la Bible d'un Peuple qui avant Christophe Colomb fut parmi les plus civilisés du Nouveau Monde. Ecrit dans la langue Quiché en caractères latins (1557) on l'a longtemps attribué à tort à un certain Diego Reynoso. Il fut découvert à Santo Tomas Chichicastenango à la fin du XVII ième siècle par le frère Francisco Ximénez qui le traduisit en espagnol.
Cette version a été rééditée successivement en allemand par C. Scherzer à Vienne (1857); en français mais avec un peu trop de fantaisie par l'abbé Brasseur de Bourbourg (Paris 1861) en espagnol (trois éditions) par Justo Gavarrete dans l'Educacionista du Guatemala (1894-1896 et 1905) et Santiago I. Barberena (1923). Parmi les autres tentatives plus ou moins heureuses de traductions citons celles de E. Pohorilles de Lipsia (1913) et celle de l'éminent américaniste français J. Raynaud (1925) ouvrage édité en espagnol (1927). Mais la version qui fait le plus autorité du point de vue de l'érudition et de la phonétique est celle d'Antonio Villacorta et Flavio Rodas (Guatemala 1927).
L'ouvrage qui comprend les récits de onze traditions du peuple Maya-Quiché nous renseigne sur:
1) la cosmogonie Quiché et ses concordances avec celle des Toltèques quant à la création du monde et des êtres vivants ainsi qu'aux grands cataclysmes;
2) la légende des divinités malfaisantes: Gukup Cakix et ses fils Zipacna et Capracan qui faisaient surgir les volcans mais qui furent tués Junajup et Ixbalamqué deux jeunes gens pleins de savoir et de bonté:
3) les entreprises légendaires des Ajup au pays de Xibalba et les premières invasions Toltèques au Guatemala;
4) la magnifique histoire de la princesse lxquic mère de Junajup et lxbalamqué tous deux nés mystérieusement: leurs noms sont d'ailleurs devenus les symboles des deux races rivales qui se disputent la possession du pays;
5) les progrès accomplis par ces deux frères et leur voyage à Xibalba région pleine de pièges et de périls où le premier d'entre eux trouva la mort
6) la résurrection de Junajup et sa victoire Dnaléar les seigneurs de Xibalba;
7)apparition des célèbres chefs des familles Maya: Balam Quitzé, Balam Akap, Majucutaj et Iqui Balam ; leurs pérégrinations sur les rives de l'Usumacinta et leurs luttes sans merci contre la nature et les hommes;
8) et 9) la conquête des monts Jacaguitz où fut inauguré le culte du Soleil et la très belle légende d'Ixtaj et d'Ixpuch les deux jolies filles qui tentèrent de séduire les nouveaux dieux.
10) et 11) les traditions ont trait au voyage que des chefs Maya firent en Orient et à l'histoire du peuple Quiché jusqu'à la conquête et aux destructions ordonnées par l'inexorable et chercheur d'or Pedro de Alvarado
« Entassez le grain et les semences et rassemblez les jeunes pousses, parce que s’approchent des temps de sécheresse et de faim. Aiguisez vos armes parce que des ennemis cachés derrière la montagne et les collines ne vont pas tarder à guetter avec avarice l’étendue et la richesse de ses terres. »
Popol Vuh
Mode de vie
Costume traditionnel
Les femmes portent encore le costume traditionnel composé de la « corte » (jupe) et du huipil (chemisier).
Les indigènes allaient souvent nu-pieds, les caitios (caite) étaient des sandales de cuir avec une semelle de caoutchouc.
Le mecapal : c’est une large bande ou ceinture de cuir naturel qu’on utilise pour porter des charges sur les épaules en supportant le poids avec la tête.
Le perraje : cape rouge en coton
Cuisine
« Terre nue, terre en éveil, terre à maïs en sommeil…...terre à maïs baignée par les rivières…d’eau verte dans le réveil des selves sacrifiées par le maïs fait homme semeur de maïs. »
Miguel Angel Asturias ( Hommes de maïs)
Elle est basée sur le maïs comme au Mexique avec par exemple les tamales , les tortillas et aussi les frijoles.
Le nixtamal
Marmite où l’on cuit le maïs. Nom donné aussi au maïs cuit avec de la chaux et qui donne la pâte qui sert à faire les tortillas.
Piedra de moler
C’est la pierre à moudre nécessaire pour moudre le grain de maïs pour les tortillas.
Les quichés ne font confiance qu’à ceux qui mangent la même chose qu’eux. Le rapport est établi entre indiens et non-indiens à partir des aliments et il existe des espaces d’entente et de partage.
Les cultures
La milpa
Elle constitue l'unique ressource des indiens quichés , c'est une culture mixte de maïs, courges , haricots et pommes de terre qui est cultivée par lots pour chaque famille et avec une parcelle pour la communauté.
Une milpa quiché
Vie communautaire
La vie communautaire est très importante pour la survie et il existe une grande entraide dans ces dernières. Pour la culture de la milpa, une parcelle commune est déterminée à laquelle chacun travaillera une journée par semaine. Cette parcelle ainsi qu'une réserve de nourritures sont prévues pour les personnes souffrantes, les veuves et les démunis.
- L’ayote : plante cucurbitacée dont le fruit est une variété de courge.
- Bojon : pousse comestible d’une espèce de palmier.
- Chilacayote : calebasse
- Chile : piment fort
- Ejote: cosse tendre du haricot, haricot vert
- Elote : nom donné à l’épi de maïs jeune encore vert.
- Mazorca : épi de maïs
- Olote : le cœur de l’épi de maïs une fois égrené.
- Tuza : le nom que l’on donne à la feuille qui entoure l’épi de maïs
- Yuca : plante liliacée, manioc
Quelques spécialités culinaires
- Atol : boisson faite de pâte de maïs cuite avec de l’eau, du sel, du sucre et du lait.
- Guaro : eau de vie
- Panela : sucre non raffiné =, brun, pain de sucre.
- Pinol : farine de maïs grillé avec laquelle on fait des boissons rafraîchissantes en mélangeant avec de l’eau, du sucre et du cacao.
Tamales de frijoles
Artisanat
Il est typique et renommé surtout en ce qui concerne les textiles mayas.
Marché à Nebaj
L’enfant
Grossesse
La femme enceinte profite de bains dans le « temascal » tout au long de sa grossesse avec une utilisation de plantes qui vont la soulager, la calmer car cette dernière travaillera du début à la fin de sa grossesse. Elle consomme par ailleurs des plantes médicinales fortifiantes et énergisantes.
Lorsqu’un enfant va naître, la future mère cherche appui auprès de l’élu de la communauté qui est le représentant considéré comme un père par celle-ci. L’élu participera à la naissance de l’enfant et permettra à celui-ci d’être intégré à la communauté.
Les élus sont nommés également « les petits grands-parents », dès la naissance de l’enfant, l’élu cherchera un parrain pour le bébé afin que celui-ci l’oriente dans la vie, si par malheur il se retrouve orphelin et afin qu’il ne tourne pas mal.
Pendant sa grossesse, la femme voit ses voisins et tous viennent lui offrir de petits présents.
Vers 7 mois de grossesse, elle prend contact avec la nature, va dans les champs, à la montagne pour marcher, pour apprivoiser son enfant à la nature. Elle lui donne des conseils de respecte de la nature et des animaux.
Naissance
Lors de la naissance du nouveau bébé, les autres enfants sont écartés d’office et ne peuvent assister à l’accouchement que les parents, les élus de la communauté et le mari, en tout, trois couples si possible. Les indigènes n’acceptent pas que l’enfant naisse à l’hôpital, c’est un scandale pour eux. Les autres enfants ne sauront pas que le bébé est né, ni où pendant huit jours, ils ne le verront pas ni leur mère, ce moment sera le moment privilégié entre la mère et son petit.
Le placenta
Pour les indiens le placenta est nommé le compagnon du bébé, il faut le brûler à une heure précise.
Exemple : si l’enfant naît la nuit, le placenta sera brûlé à 8 heures du matin, s’il naît l’après-midi, il sera brûlé à 17 heures.
On n’enterre pas le placenta car c’est un manque de respect envers le compagnon de l’enfant et il n’est pas convenable d’abuser de la terre en enterrant son celui-ci. Il est donc brûlé dans le temascal (bain de vapeur).
A la naissance, on tue une brebis pour partager avec la famille. Chaque visiteur apportera un petit présent, soit à la mère, soit à l’enfant et tous les présents seront stockés et comptés. Pendant une semaine, la famille n’aura pas besoin de faire de dépenses.
Au bout de 8 jours, on tue un autre animal pour faire la fête.
Pieds et mains liés
Dès la naissance, on attache bien droit les mains et les pieds du bébé. Les mains sont sacrées et doivent agir sans ne jamais voler, ne jamais abuser de la nature. Au bout de 8 jours, on enlève les liens.
Petit sac de l’enfant ou Morral
Dès la naissance, on fabrique un petit sac dans lequel on mettra e l’ail, un peu de chaux, du sel, un peu de tabac ( sacré chez les indigènes) et on l’attache autour du cou de l’enfant. Ceci pour l’aider à affronter le mal qui existe.
Les bébés sont principalement allaités par commodité.
Education
Les indiens sont persuadés que c’est la communauté qui doit être l’école de l’enfant. Les parents imprègnent leurs enfants aux futures tâches domestiques et de travail en expliquant chaque chose dans le détail.
Ce peuple de paysans, voue un culte à la terre et respect la culture du maïs et des haricots nommée la MILPA qui sont des éléments importants dans la communauté. Chaque enfant a ses propres responsabilités et toutes les habitudes de travail sont imprégnées des coutumes ancestrales et ne doivent pas être perdues.
La mortalité infantile est importante avant l’âge de 15 ans, faute de soins, de la vie difficile au travail et de la malnutrition.
Chichicastenango
Le nahual
Chaque enfant naît avec son nahual , il est comme son ombre et c’est souvent un animal, un représentant de la terre des animaux, de l’eau ou du soleil. Tout anima à un être humain qui lui correspond, lorsque l’on tue un animal, le propriétaire de cet animal va se fâcher avec celui qui lui a tué son nahual.
Chaque jour a son nahual et c’est le jour de la naissance qui déterminera le nahual de l’enfant. Les jours sont répartis entre chiens, chats, taureaux, oiseaux.
Le jour le pire pour la naissance est le mardi, parce que c’est le jour du taureau, donc l’enfant sera coléreux. Le chat, lui aimera se disputer avec ses petits frères.
Il y a dix jours sacrés, chacun représentent une ombre, chaque ombre correspond à l’ombre d’un animal (chiens, chevaux, oiseaux, animaux sauvages, arbres etc…).
Les parents ne disent à l’enfant quel est son nahual que lorsqu’il sera sûr et non changeant, afin d’éviter qu’il ne profite pas des traits de caractère du nahual pour affirmer son autorité et sa personnalité.
La vie dans les fincas
Lorsque les indigènes partaient travailler dans les fincas, ils étaient entassés à une quarantaine dans des camions bâchés pendant les presque deux jours que duraient le trajet.
C’était déjà une torture pour les malheureux, entassés au milieu d’animaux domestiques, au milieu des déjections, des excréments et des vomissures de chacun, puisque aucunes pauses ne leur permettaient de se soulager. Il régnait une odeur épouvantable et lorsque les indigènes arrivaient enfin à la finca, ils étaient affaiblis et en piteux état.
Dans les fincas, le dur labeur d’une famille passait dans les crédits que les travailleurs laissaient dans les « cantinas », les magasins de l’exploitation ou la pharmacie. Bine souvent l’alcool aidait à tenir le coup mais il prenait tous les bénéfices pas encore gagnés.
Donc, bien souvent, à la fin de la récolte, les travailleurs ne touchaient aucun salaire, puisque étaient décomptés tous les crédits occasionnés.
Quelquefois, ce salaire était décompté sans que les indigènes puissent le contredire puisqu’ils ne parlaient pas l’espagnol et ne pouvaient se faire comprendre, ce qui arrangeait bien les autres en face. Les métis gardaient les salaires pour eux et se faisaient construire des propriétés sur le dos des malheureux travailleurs.
La vie des femmes dans les fincas était épouvantable, elles travaillaient sans cesse, soit à la confection des repas, soit aux cueillettes avec leurs 9 ou 10 enfants à s’occuper en parallèle. Lorsque l’un d’entre eux tombait malade, souvent à cause de la malnutrition, les mamans n’avaient pas la possibilité de les soigner faute de temps et faute d’argent pour payer les médicaments et les petits mourraient parfois seuls, puisque la mère n’avait pas le droit de s’arrêter de travailler. Pour inhumer l’enfant, le propriétaire demandait une taxe, et si les familles étaient endettées, elles étaient sommées de partir sans autre forme de procès et ce à leurs propres moyens !!
Les enfants et les femmes étaient occupés à la cueillette du café et du coton qui demandaient des gestes fins et précis. Un enfant de 8 ans devait cueillir 35 livres de café par jour.
Les hommes, eux travaillaient à la coupe de la canne à sucre.
L’histoire d’un génocide complètement occulté
Durant les 36 années (1961/1996) que durèrent le conflit nommé « guerre froide », l’armée guatémaltèque pratique la politique de la terre brûlée, fractionnant en parcelles les territoires des mayas, les isolant toujours plus les uns des autres, les trompant et les divisant. Les mayas du Guatemala sont les victimes d’un génocide qui n’a pas eu le mérite d’être médiatisé et pourtant cela constitue le massacre le plus meurtrier d’Amérique latine !!
"La verdad bajo la tierra", de Miquel Dewevel-Plana, éd. Blume
- 200.000 personnes massacrées
- 45.000 personnes portées disparues
- 430 communautés mayas rayées de la carte
Comment des communautés indigènes pacifistes arrivèrent à s’émanciper et à entrer en résistance ?
Cet énorme travail que les mayas réalisèrent, ils le réalisèrent sur eux-mêmes, laissant pour un temps de côté leurs traditions et leurs rites, travaillant d’arrache-pied pour comprendre l’incompréhensible, celui qui place dans la mentalité des ladinos un chien au-dessus d’un indien, celui qui place dans la tête des ouvriers ladinos pauvres et miséreux, la consolation d’être pauvre mais surtout pas indien !!
Le peuple maya vit dans des pratiques communautaires qui mettent en avant le partage des tâches et l’entraide au quotidien. Il n’a pas la notion d’ennemis, de bons oud e méchants, l’égalité règne dans les esprits, mettant sur un même pied d’égalité femme, enfants, hommes, vieillards.
Le peuple maya tue rarement, y compris des animaux qu’il respecte et prélève uniquement pour des cérémonies, le peuple maya est pacifiste et ne comprend donc pas que l’on puisse l’attaquer et le tuer. Comment répondre à cela quand on ne tue pas, si ce n’est en travaillant sur la compréhension d’une problématique apportée par l’homme blanc ?
Dans ce contexte, un peuple doux, non éduqué, qui vit en retrait, qui est régit par de nombreuses coutumes toutes plus morales les unes que les autres, qui ne parle que sa langue indigène, qui est courageux, travailleur et humble ne peut qu’être la cible de l’exploiteur terrien.
L’ennemi n’est pas identifié au départ, les quichés pensent que c’est le ladino (métis) qui est mauvais à force de subir l’exploitation et les brimades surtout lors du travail dans les fincas, puis progressivement, lorsque les terres dans l’altiplano commencent à être convoitées par les propriétaires terriens, la conscience indiennes s’éveille, la volonté de comprendre les faits, comprendre la langue et la parler pour se défendre, permettent de mettre en place des plans de défense.
Les syndicats ouvriers œuvrent pour défendre les leaders indigènes victimes de persécution, de tortures, les mentalités toutes empreintes de ferveur catholique se réveillent un beau jour en se disant que l’église et ses valets n’aident peut-être pas tant que ça l’indien, ils décident donc de se servir uniquement des bons enseignements apportés par les textes catholiques tels que la bible afin de pouvoir répondre à l’occupant avec ses propres armes.
Ils décident de ne plus se laisser isoler comme le veulent les propriétaires qui fragmentent les communautés en parcelles et de se regrouper en villages resserrés afin de mettre en place les pièges utilisés par les ancêtres, à savoir que leurs moyens de défense sont très limités mais judicieux si bien employés.
Les chiens, compagnons des quichés sont éduqués à la défense et à la dissuasion et la lutte communautaire prend place pour unir les forces contre l’ennemi à présent identifié.
Cette résistance sera le déclencheur de l’oppression et du génocide, en effet, a-t-on déjà vu des indigènes résister ?
© M. DEWEVER PLANA / AGENCE VU
Impunité totale des massacreurs
Aucunes poursuites pénales contre les responsables des massacres n’ont abouti, l’ancien général Rios Montt qui est membre du congrès n’est toujours pas inquiété !!
Les deux commissions de la vérité (1998 et 1999) dont l’une supervisée par l’ONU sont clairement dénoncé les gouvernements de l’époque des générations de Roméo lucas Garcia et Efrain Rios Montt responsables d’actes de génocide.
Pourtant, les médias ne manifestèrent que peu d’intérêt et passèrent sous silence la plus grande tragédie humaine du XXe siècle en Amérique.
Néanmoins, en juin 2011, un général à la retraite âgé de 81 ans, Hector Mario Lopez Fuentes, coupable de 12 massacres du peuple maya Ixil ayant eu lieu entre 1982 et 1983 a été inculpé de génocide et de crimes contre l’humanité, ce qui représente une petite avancée qui je l’espère ne va pas en rester là……qu’ils paient tous et que le peuple maya recouvre sa fierté et soit vengé de tous ses affronts, de ce mépris.
Célébrité Quiché
Rigoberta Menchu Tum, activiste pour les droits des indigènes qui a reçut le prix nobel de la paix en 1992.
Rigoberta, son père et ses frères morts en martyres ont contribué à la prise de conscience des peuples mayas et en leur reconnaissance.
Avec Rigoberta et sa reconnaissance au travers du prix nobel de la paix, c’est le combat de l’indigène, le combat de la femme, le combat pour la dignité des peuples indigènes qui ont été mis en avant.
Ce combat est loin d’être terminé, nous nous devons de notre côté, de soutenir encore et jamais ce peuple qui mérite toute notre attention, diffuser largement sur ce pays et ses problématiques, compenser cette injustice criante qui est celle des médias impérialistes qui par leur ignorance et leur mépris mettent l’indigène en –dessous de l’animal .
J’espère que cet article contribuera un peu en cette reconnaissance, les peuples mayas sont chez eux sur cocomagnanville, ils peuvent trouver ici l’ouverture qui leur fait défaut de par le monde.
Caroleone
Rigoberta Menchu sur cocomagnanville
Notes
Fincas : elles se trouvent toutes sur la côté sud du pays = plantations de café, coton, cardamome, canne à sucre. Les enfants et les femmes participent à la cueillette du café et du coton qui demande des gestes précis, les hommes coupent la canne à sucre.
Les indiens travaillent dans les fincas 8 mois de l’année puis retournent dans l’altiplano pour semer et récolter la MILPA le reste de l’année.
Temascal : bain de vapeur fait de pierres séchées
SOURCES : Moi, Rigoberta Menchu d'Elisabeth Burgos, un peu partout sur le net
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