Partager l'article ! BRESIL et AMAZONIE : les GUARANIS: Les Guaranis appartiennent à la famille linguistique TUPI constituée ...


Les Guaranis appartiennent à la famille linguistique TUPI constituée de différentes ethnies réparties au BRESIL, en ARGENTINE, au PARAGUAY , en URUGUAY et en BOLIVIE.
- GUARANI KAIOWA : de 18.000 à 20.000 personnes
- GUARANI NANDEVA : de 8000 à 10.000 personnes
- GUARANI MBYA : 6000 personnes
Au Brésil les Guaranis sont environ 30.000.
Dans l'histoire :
Les indiens Guaranis occupaient jusqu'au 17e siècle le sud de la côte Brésilienne et s'étandaient vers l'intérieur jusqu'au fleuve Paraguay.
La conquête espagnole mis un terme à leur expansion géographique et démographique.
Ce peuple est l'un des premiers peuples indiens qui est entré en contact avec les occidentaux il y a plus de 500 ans.

Leurs habitudes ancestrales :
Ils vivaient de la pêche, de la chasse, de la cueillette et de l'horticulture. Leurs armes s'appelaient massue, arc et flèches.
Leur habitat était constitué de huttes couvertes de chaume entourant une place. Ils dormaient dans des hamacs en filet tissés sur des métiers. Il pratiquaient également l'artisanat : poteries,
vannerie et tissage.
Le temps utilisé dans ce récit est le passé malheureusement et la suite vous apprendra pourquoi !
Culte :
Ce peuple est spiritualiste, sa religion place la terre au dessus de tout. Ces tribus migraient régulièrement sur le continent sud-américain à la recherche de la "terre sans mal"
, la terre où seront bannis tous les maux de la vie, où reposeront les âmes après la mort .
Les Guaranis dépossédés de leurs terres considèrent cela comme une offense à leur religion, un anéantissement de leur mode de vie, ils sont privés de leur mode d'existence qui les conduit à une
précarisation et à l'exploitation de la part des propriétaires.
EXISTE T-ELLE ?
Cette terre qu'ils vénèrent et qui est leur bien le plus précieux leur est arrachée :
" Ici, nous chassions, avant, des tatous, des émeux, des fourmiliers, des tapirs, des sangliers. Ils abondaient dans la savane. Dans cette rivière, il y avait beaucoup de poissons
".
Ils sont dépossédés peu à peu de leurs terres par les "haciendados" ( propriétaires terriens) qui pratiquent l"élevage extensif et la culture du soja entre autre. Ils vivent entassés sur de
petites parcelles sur les fermes d'élevage et les plantations ne pouvant pas vivre de leurs ressources naturelles .
Les haciendados leur offrent l'aumône en compensation de la journée de travail : 15 pesos bolivien ( =1.3 euro/jour) pour un homme, la moitié pour la femme qui est sensée fournir la moitié du
travail.
Les Guaranis occupaient des milliers d'hectares de forêts dans le Mato Grosso Del Sul et ils ont été expulsés par les planteurs de soja et les éleveurs de bétail. 30.000 Guaranis vivent dans des
campements surpeuplés ( réserve de Dourados : 12.000 indiens vivent sur moins de 3000 hectares).
Quelques rares Guaranis non assimilés vivent encore en tribu dans la jungle du nord Paraguay mais leur territoire est menacé par la déforestation.

De nombreux suicides :
Ce peuple profondément spiritualiste a très mal réagit à la dépossession de ces terres ce qui c'est traduit par une vague de suicides unique en Amérique du sud.
Depuis 1986, plus de 517 Guaranis se sont donné la mort, le plus jeune n'ayant que 9 ans. Les taux de suicide est de 145 pour 100.000, l'un des plus élevé au monde. Les causes sont liées au
manque d'appartenance ( aussi bien dans le monde des blancs, que dans celui des indiens), à un apartheid social , ils ne peuvent exercer leurs droits.
Le cas de l'entreprise dreyfus:
Louis Dreyfus est une multinationale détenue et contrôlée par la louis dreyfus SAS, société de droit français basée à Paris.
Activités principales : négoce international, transformation et commercialisation de matières premières agricoles
et énergétiques.
C'est le numéro 2 du sucre et de l'éthanol au Brésil.
Il est bien implanté dans ce pays avec sa filiale LD commodities, spécialisée dans le soja, le coton, le jus d'orange, le transport et l'exportation de denrées. Le
groupe a racheté en 2007 les actvités ethanol et sucre du groupe TAVARES de melo dans le Mato Grosso del sul. En 2009, dreyfus possède 9 sites industriels.
Les conditions de vie des Guaranis sont directement liées aux activités de dreyfus. Les terres occupées à présent par cette société étaient les terres des Guaranis
Kaiowas de Mato Grosso Del Sul, la production de biocombustible ( éthanol) étant en expansion n'arrange pas la situation.
Selon un ex procureur de la république ' Au Mato Grosso Del Sul, une vache a plus d'espace qu'un indien!".
Pourtant le Brésil a signé et ratifié le "pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels" qui pourrait
permettre aux indiens Guaranis s'il était mis en application, le droit de se protéger et d'obtenir de quoi survivre.

Programme alimentaire :
En 2004, un programme alimentaire a été mis en place au Brésil pour aider les familles les plus démunies suite au décès de 21 enfants de malnutrition
aigüe.
Un avenir pour les Guaranis
Cet article est évolutif, si vous souhaitez y apporter des rectifications ou des rajouts importants, merci de me laisser
un commentaire sur le blog. C'est avec plaisir que je l'affinerai pour le bien des communautés.
Caroleone

de Claude Lévi-strauss
LES KAYAPO
"Le monde entier doit savoir ce qui se passe ici, il doit se rendre compte à quel point la destruction des forêts et des peuples indigènes signifie sa propre destruction.Leaders Kayapó"
Situation géographique
Au Brésil, dans les états du Mato grosso et du Para au coeur de la forêt amazonienne se situe la réserve des indiens Kayapo qui a sa frontière délimitée et officialisée en 1993 par un décret présidentiel suite à la tournée mondiale du chef Raoni accompagné par le chanteur Sting et du cinéaste indigéniste Jean-Pierre Dutilleux.
Cette réserve est d'une surface de 195.000 km2, c'est la plus grande réserve des forêts tropicales de la planète.
C'est l'une des 17 nations qui résident dans la vallée du Rio Xingu.
Au dernier recensement de 2003, la tribu comptait 7096 kayapos répartis dans de nombreux sous-groupes :
Kayapo gorotire, xicrin, metuktire, kuben kranken, txcucaramae.
Langue : jê-kaingang
La communauté est divisée en plusieurs catégories :
- meprire ( enfants de o à 13 ans)
- menoronyre ( de 13 à 20 ans)
- mekrare ( de 20 à 40 ans)
- mebataj ( de 40 à 60 ans)
- mêbêngêt ( plus de 60 ans)
Le chef du village coordonne toutes les activités et transmet les connaissances aux jeunes.
Les femmes et les enfants vivent séparés des hommes : elles ont leurs propres histoires, leurs pleurs, leurs chants qui différent de ceux des hommes.
Habitat:
Il est constitué de huttes en rondins de bois et feuilles de palmes, organisé en camp circulaire dont le centre du village, nommé le Ngab est très important : les femmes s'y réunissent pour organiser les activités quotidiennes, les hommes y parlent de politique et font de l'artisanat.
Les habitations renferment uniquement les hamacs et les réserves de nouriture.
Ce peuple a une forte relation fusionnelle avec la nature comme tous les peuples indigènes, ils pensent que les êtres vivants, le cosmos, la nature, les animaux sont indissociables.
C'est un peuple de l'eau, le nom qu'ils se donnent MEBENGOKRE veut dire : peuple venu de l'eau.
Ils célèbrent l'élément eau dans un grand rituel d'initiation qui éprouvera leur résistance.
Mode de vie:
Ils vivent de chasse aux petit gibier ( oiseau, singe mais aussi tortues), de pêche avec des tiges de timbo, de cultures sur brûlis en pratiquant une gestion des ressources naturelles sur le long terme, ce qui vise à maximiser la production d'espèces utiles sans détruire l'écosystème.
Ils récoltent des bananes et des papayes ainsi que de patates douces et des tomates.
Les repas sont affaire des femmes ainsi que la culture du manioc et des plantes pour la cuisine, et la préparation du "genipa" pour les peintures corporelles.
Artisanat
Bijoux en perles
Vêtements:
Il est inexistant et prend sa symbolique dans les peintures corporelles qui sont constituées de bandes ou de rayures différentes selon les âges et les sexes.
Les femmes se peignent le visage et le corps avec des fleurs de palmiers et de fins stylets.
Rites et croyances:
C'est un peuple qui vénère les esprits au travers de nombreux rites :
- rituel d'appellation ( chaque indien possède de 5 à 30 noms en rapport bien souvent avec la nature)
- cérémonie après la chasse
- fête initiatique, le bemp
Les rivières et les menaces qui pèsent sur elles :
Elles furent menacées il y a quelques années par les chercheurs d'or avec leur mercure qui mettait en péril la population. Les invasions illégales de chercheurs d'or continuent malgré les quelques efforts réalisés pour les contenir mais il existe également des pénétrations illégales d'exploitants de bois et des éleveurs.
Copaiba
La forêt et sa diversité biologique
Le recul de la forêt originale au Mato Grosso
Les Kayapo sont experts en connaissance végétales concernant plusieurs espèces dont le sucupira, le copaiba, l'urucum et les herbes contraceptives et les antidotes.
L'ethnologue Darrel Posey a travaillé avec cette ethnie et les a aidé à classifier leurs connaissances en étant assisté par le chaman José Yté Kayapo. Cette classification s'est étalée sur une période de 20 ans. Elles ont été arrêtées à la mort de Darrel Posey et n'ont pu reprendre faute de moyens.
Les Kayapo pensent que le remède contre le SIDA se trouve dans la forêt amazonienne et souhaitent développer un projet de laboratoire botanique sur leur territoire.
Il faut savoir que malgré les textes de loi visant à délimiter les territoires de chaque ethnie et en les reconnaissant comme leur patrimoine, cela n'empêche malheureusement pas les gros projets industriels ni les intrusions.
Sucupira
Un danger imminent : LE BARRAGE BELO MONTE sur le Rio Xingu :
Les représentants Amérindiens du Xingu ont “ fait part au gouvernement brésilien de leur indignation et de leur position vis-à-vis des projets de grande envergure qu’il met en place et qui détruiront le Cerrado* et le sud de l'Amazonie”.
La déclaration issue de la rencontre d’Altamira met en évidence le danger que constitue ces barrages sur leur environnement et existence :
“Nous sommes totalement opposés au barrage de Belo Monte - l'un des plus importants barrages en projet - car le Xingu représente notre vie. La mort du fleuve menace nos vies, notre avenir, notre peuple, nos enfants et nos petits-enfants. Toute intervention sur le Xingu entraînera la disparition du gibier et des poissons et affectera profondément nos terres et notre santé.
Nous peuples indigènes voulons vivre avec le fleuve Xingu. Son eau est source de vie et nous ne voulons pas mourir. Nous ne renoncerons pas à la vie et n'abandonnerons jamais notre lutte".
Nous sommes extrêmement préoccupés par le projet de construction d'un complexe de barrages hydroélectriques sur le fleuve Xingu. Si ce projet voit le jour, il portera atteinte aux peuples
indigènes, aux communautés rurales, à la forêt et à sa biodiversité et affectera toute la vie du bassin du Xingu”
.
Le gouvernement et la compagnie d'électricité Eletronorte soient restés très silencieux sur ces projets et on pris le risque de ne pas respecter la Constitution brésilienne qui stipule que les communautés doivent être consultées pour tous les programmes mis en œuvre sur leur territoire.
Les Kayapó du haut Xingu, qui avaient réussi après une vaste campagne médiatique à faire stopper la construction de barrages en 1989, se mobilisent et ont annoncé que le gouvernement s'engagerait dans une guerre avec les Kayapó s'il persistait dans son projet de construction du barrage de Belo Monte. Ils ont également dénoncé le fait que Eletronorte et le président Lula n'ont jamais présenté le projet dans son intégralité, faisant remarquer que, lors des présentations publiques, il était toujours uniquement question du barrage de Belo Monte alors que le projet intégral comporte plusieurs barrages.
Par ailleurs, Eletronorte et le président Lula ne sont jamais venus rencontrer les communautés kayapó, ni celles d'autres régions, pour expliquer leurs projets ouvertement et en détail. Ils n'ont pas non plus ouvert aux Kayapó les discussions au Congrès national. Eletronorte et le président violent ainsi la constitution selon laquelle tout projet de développement impliquant de potentiels dommages aux territoires indigènes doit être examiné de concert avec les communautés concernées et que celles-ci devraient avoir la possibilité d'en discuter au niveau du Congrès.
L’an passé, les communautés du Xingu s’étaient mobilisées contre la construction en cours de la centrale hydroélectrique Paranatinga II sur un site sacré pour les peuples du Xingu (située à 100km des limites officielles du Parc du Xingu). Le 3 juin 2006, 150 représentants des 14 groupes du Xingu avaient occupé pacifiquement le chantier dans le but d’entraver la poursuite des travaux.
En 2005, le Ministère Public Fédéral avait, à l’issue d’une enquête publique, pris la décision de suspendre les travaux…mais la construction s’était poursuivie sans
tenir compte de cette décision ministérielle.
*Cerrado :Nom local de la savane au Brésil. Le cœur de cette savane s'étend sur 1,5 million de km2, 2 millions de km2
en comptant les aires limitrophes.
C'est dans la région Centro-ouest du Brésil (Brasília, Goiás, Tocantins, Mato Grosso, Mato Grosso do Sul et une partie de l'ouest de Bahia) que l'on trouve ce paysage composé principalement de
petits arbres recroquevillés et d'herbes.
La biodiversité du Cerrado figure parmi les plus élevées de la planète.
icra international
Rio Xingu
Survival : http://www.survivalfrance.org/peuples/awa#actnow
Site du chef RAONI : http://www.raoni.fr/association-foret-vierge.php
Suivez la plume
Brésil : karitiana - enawene nawe - kayapo - awa - zo'és- guaranis - uru eu wau wau -
Etats-Unis : cherokees - séminoles - indiens du sud-est - navajos- indiens des grandes plaines - sioux- indiens du grand bassin - hopis - choctaws -
Equateur/Pérou : zapara- shuars -
Pérou : peuples isolés - yaminahuas- ashaninkas -
Brésil/Guyane : Macuxi-
Sibérie : nenets-
Guatemala : cakchiquel- quichés-
Equateur : huaoranis-
Colombie : nukak maku- kogis - arsarios- arhuacos -
Mexique : nation triqui - mixtèques- ikoots- totonaques- Tojolabales - ch'ol - otomis- nahuas- me'phaa - huichols - tarahumaras - tzeltales tzotziles zoques - purépechas - lacandons - 6 ethnies de sonora ( guarijio - pima- seris- papago- mayo -cucapa) - yaquis -
Guyane française : wayanas - apalaï -
Scandinavie : samis-
Afrique australe : bushmen-
Colombie/ Vénézuela : wayuu -
Australie : aborigènes -
Chili/ Argentine : mapuches - yaghans -
Brésil /vénézuela : yanomamis -
Costa-rica :8 ethnies ( guatusos -chorotegas-huetares - bribris- cabecares- terrabas- borucas- guaymies)
Argentine : wichis -
Borneo : penans -
Paraguay : ayoreo -
La Dominique : caraïbes -
Cuba : taïnos -
Kenya /Tanzanie : masaaï -
Var (4e circ.) : Jean-Marie Bernardi/ Isabel Perez
Yvelines (8e circ.) : Eric Roulot / Bénédicte Bauret
clic
Tulle -Ussel (1ère circ.) : Christian Audoin / Véronique Momenteau
Brive (2e circ.) : Eric Coquerel / Marie-Claude Ripert
Creuse : Marie-Hélène Pouget-Chauvat / Aymeric Martin
Limoges /Eymoutiers (1ère circ.) : Claude Toulet/ Roger Souteyrand
Limoges / St Junien (2e circ.) : Marie-Jo Dumas-Delage / Francis Dauliac
Limoges /Bellac (3e circ.) : Daniel Clerambaux / Danielle Soury
Béziers (6e circ.) : Paul Barbazange / Françoise Peralta
Hénin-Beaumont/ Carvin (11e circ.) : Jean-Luc Mélenchon / Hervé Poly
Somme
(1ère circ.) : Mickaël Wamen (colère et espoir)
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