No pasaran ? A Clément Méric

Publié le 6 Juin 2013

No pasaran ? A Clément Méric
No pasaran ?

Trop tard, ils sont passés !

Ils sont là en pleine rue, leurs faces hideuses

de haine et de sang

ont tombé les masques du passé.

No pasaran ?

Trop tard ils ont frappé !

Clément le premier d’une longue série,

paie de son sang le renoncement.

La bête immonde est dans nos murs,

elle rôde à l’affût du sang frais,

elle se délecte d’un avenir de pus,

de fientes coiffant son crâne rasé,

elle se délecte de la peur sur son chemin,

des frissons dressant les poils de la main.

No pasaran ?

Mais qu’avez-vous fait ?

Droite et gauche, la tolérance,

l’ignorance des faits,

la cohabitation,

vous ont rendu coupables,

vous avez sur vos doigts et vos âmes

le rouge-sang de nos enfants qui paieront

vos coupables défections.

Clément petite étoile allumée dans le ciel,

puisses-tu de ton martyr éveiller les consciences,

que cette bête horrible qui de sa présence

souille nos jours et nos nuits,

notre passé et notre avenir

de toute sa pestilence,

puisse à nouveau se terrer dans son trou

d’immondices,

qu’elle y retourne à jamais.

Car telle est sa place.

J’allume ton étoile avec l’allumette de l’espoir,

celle qui fait briller nos luttes

qui dit aux camarades qu’il faut force et courage

car le combat sera rude,

les victimes tomberont.

Le sang dans les rues de nos enfants perdus

commence juste à couler,

et l’histoire si cruelle dans sa répétition

nous fait signe qu’un jour,

il faudra arrêter.

Arrêter d’hocher la tête,

de politiser de l’autruche et du croupion,

d’accorder sans cesse nos violons

pour X raisons.

No pasaran ?

Trop tard, ils sont passés .

Carole Radureau (06/06/2013)

! Ce texte est libre de droit et diffusé sous licence creative commons

Rédigé par caroleone

Publié dans #Mes anar-poèmes

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