Bienvenue dans mon jardin, Evo !

Publié le 3 Juillet 2013

Bienvenue dans mon jardin, Evo !

Ah ! Si j’avais su que tu venais

Evo,

je t’aurais ouvert ma piste d’atterrissage,

dans mon jardin,

sur une plate-bande nommée LIBERTE.

L’accueil est d’exception,

ce n’est pas un jardin à la française, non,

c’est un jardin à l’indienne :

convivial, chaud dans son cœur,

la main tendue pour recevoir

l’amitié des peuples.

Ah ! Si j’avais su que tu survolais

notre pays de honte,

Evo,

la calebasse de maté de coca à la main,

je t’aurais reçu si bien

que tu n’aurais plus souhaité repartir.

Mais mon pays n’est plus mon pays.

Chaque jour j’ai mal à son nom

Chaque jour je rougis de honte

Chaque jour je tremble de colère

Chaque jour je noue la misère

dans le creux de mon estomac.

Droite comme gauche chez nous :

que de croupions, de culs mal léchés,

de sociaux-traitres

qui n’ont dans la culotte

que des choses toutes flasques

dont je tairais le nom,

toutes tremblantes devant le yankee,

qui dicte et crie,

qui donne ses ordres

.......et on lui obéit.

Pourtant,

combien de leçons devons nous prendre

de la Bolivie,

de son programme unique au monde :

le bien vivre bolivien, ou le vivre-bien

qui en son cœur

mets la priorité sur le bien-être

du peuple et celui de la planète.

Quand je lis les actions,

les prises de position

de ton gouvernement,

je crois sans cesse rêver :

l’humanisme en politique :

ça marche !

On en a un exemple et c’est le tien.

Bienvenue dans mon jardin, Evo !

Non, après tout :

cela valait mieux

que tu ne foules pas le sol de ma patrie :

Elle est corruption, elle est insulte,

Elle est soumission au capital,

Elle est exclusion,

Elle est emprisonnement d’enfants,

Elle est affront aux prisonniers politiques,

Elle est à vomir,

Elle est à fuir comme la peste.

La révolte gronde en son sein,

mais le sein ne le sait pas encore,

la révolte gronde chez les progressistes,

eux sentent leur sein vibrer,

pour eux toujours dans leur cœur

il existe un président qui n’est pas comme les autres :

il se nomme Evo Moralès,

et ici

je lui rends hommage aujourd’hui.

Carole Radureau (03/07/2013)

Ce texte est libre de droit et diffusé sous licence creative commons

Rédigé par caroleone

Publié dans #Mes anar-poèmes

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Roger Colombier 03/07/2013 15:50

Que rajouter de plus à ces belles phrases révolutionnaires.
Merci. Roger

caroleone 03/07/2013 17:34

Bonjour Roger et merci

Il a fallu que je fasse une pause dans ma pause mais que veux-tu Evo l'indien le vaut bien !!

Amitiés

caro