URUGUAY : Le mouvement de libération nationale TUPAMAROS ( MNL/T)

Publié le 14 Mai 2011

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Le mouvement de libération nationale-TUPAMAROS a été fondé en février 1966 en Uruguay.

Il est contemporain des mouvements guérilleros du front Sandiniste de libération national du Nicaragua et du front Farabundo Marti de libération nationale au Salvador.

Il émerge suite à l’influence de la révolution cubaine et à l’échec des politiques de gauche dans le pays aux élections de 1962.

Son nom vient de Tupac Amaru, chef indien qui mena un révolte très importante contre les espagnols en 1780 dans la vice-royauté du Pérou. Il fut écartelé à Cuzco en 1781 et les rebelles de l’empire colonial furent nommés Tupamaros.

Les actions « terroristes » menées par le MLN-T étaient axées sur la ruse et les stratégies de commando soigneusement planifiées avec pour objectif le refus de faire couler le sang des populations civiles.

Les scandales de corruption financière en Uruguay, pays longtemps considéré comme «  la Suisse de l’Amérique du Sud » ont été dénonçés par le mouvement au travers un harcèlement des autorités.

 

 

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 Raul Sendic


 

 

Le contexte politique de l’époque

 

 

 

Une détérioration économique et un coup d'État par wikipédia

 

 

Après la guerre de Corée, le pays traverse de graves problèmes économiques puisque ses productions entrent en concurrence avec celle des États-Unis. Le commerce extérieur a donc fortement chuté et a entraîné une forte baisse de 12% du PNB entre 1956 et 1972. En découlent des instabilités sociales et politiques puisque entre mars 1959 et février 1967, pas moins de huit gouvernements se succèdent. Cette instabilité politique renforce encore l'instabilité économique. Les gouvernements tentent de bénéficier des fonds promis par l'Alliance pour le progrès de John F. Kennedy à l'Amérique latine afin d'éviter de nouveaux Cubas. Toutefois, les fonds ne viennent guère, le programme étant mis en sommeil. Entre 1963 et 1967 l'inflation atteint des augmentations records de 50% par an, et en 1965 la spéculation massive produit une crise bancaire sans précédents.

 

 

 

Les États-Unis mirent sur pied l'Office of Public Safety (en), un bureau de coopération policière internationale dépendant de l'USAID, qui commença à opérer en 1965. Son agent le plus célèbre, Dan Mitrione, enseigna l'usage de la torture dans le cadre des techniques d'interrogatoire aux forces de police locales. Plusieurs opérations de la CIA en Uruguay furent dévoilées par la suite, en 1975, par Philip Agee, ex-agent de la CIA qui avait travaillé dans le pays de 1964 à 1966, et révéla notamment l'usage de la torture. L'agence de Langley maintenait en 1964 d'excellents liens avec la police et le SID, le service d'intelligence militaire, et entre autres avec le colonel Mario Aguerrondo [2]. Jusqu'à 1963, l'agent le plus important de la CIA fut Benito Nardone, fondateur en 1951 de la Ligue fédérale d'action ruraliste (es) et président du Conseil national du gouvernement entre 1960 et 1961 . La CIA, qui tentait en particulier d'obtenir la rupture des relations diplomatiques de l'Uruguay avec Cuba, parvient ainsi à faire expulser, en janvier 1961, l'ambassadeur cubain Mario García Incháustegui et le premier secrétaire soviétique [2]. D'autres agents de la CIA incluaient les ministres de l'Intérieur Nicolás Storace Arrosa (1961-63 et 1965-67), Felipe Gil (1963-65) et Adolfo Tejera (1965-66), le directeur d'Immigration Luis Vargas Garmendia, l'avocat Carlos Alberto Roca et le député Wilson Elso.

 

 

 

Dès cette époque, la situation est hautement conflictuelle. Des groupes antisémites d'extrême-droite attaquaient locaux universitaires et permanences des partis (mort du professeur Arbelio Ramírez le 17 août 1961, victime d'une balle destinée au ministre cubain de l'Industrie, Che Guevara [4]; enlèvement de la réfugiée paraguayenne Soledad Barret en 1962 - son corps est retrouvé avec des croix gammées gravées dessus , et sa mémoire honorée dans un poème de Mario Benedetti) . Ces groupes étaient en fait étroitement liées à la CIA . Toutefois, la violence de leur intervention a été jugée contre-productive par l'ambassadeur des États-Unis, Wymberley Coerr, qui ordonna en 1962 de mettre un terme à la collaboration politique avec Nardone et aux opérations violentes, qui avaient aussi causé la mort d'un enfant, Olivio Piriz, et qui suscitaient les critiques de la gauche envers le gouvernement .

 

La gauche essuie un échec cuisant aux élections de 1962 (es), le Front de gauche de libération (FIDEL, alliance entre le Parti communiste, le Mouvement révolutionnaire oriental (MRO) d'Ariel Collazo et des dissidents du Parti colorado) n'obtenant que 3,49% des voix, tandis que l'Union populaire du Parti socialiste et du dissident blanco Enrique Erro n'obtenait que 2,3% des suffrages.

 

 

 

D'autre part, des rumeurs de coup d'État se font jour, au centre desquelles se trouvaient, en 1964 et 1966, le colonel pro-nazi Mario Aguerrondo, futur général, rumeurs rendues davantage crédibles encore avec le coup d'État de mars 1964 au Brésil et celui du général René Barrientos en Bolivie [5]. Dès avril 1964, la junte brésilienne dirigée par Castelo Branco était reconnue par l'Uruguay, tandis que João Goulart, en dépit de sa popularité en Uruguay, n'eut droit qu'à l'asile politique, et non au statut de réfugié.

 

 

 

En 1964, le Parti communiste décide ainsi de créer une structure clandestine armée pour se préparer à un éventuel putsch . L'échec de la gauche en 1962 entraîna des scissions (MUSP), mais surtout poussa certains à décider de créer des mouvements armés, dont le but demeure à l'origine ambigu, oscillant entre la défense contre les groupes d'extrême droite et un éventuel coup d'État, et l'espoir de mettre en œuvre un programme révolutionnaire de réforme agraire, nationalisation des banques, etc. La lutte armée commence ainsi à être perçue par certains militants, d'origines diverses (blanco, syndicaux d'ouvriers agricoles, socialistes, communistes et anarchistes, etc.), comme le seul moyen de sortir d'une situation politique bloquée par le partage du pouvoir entre les deux partis traditionnels, blanco et colorado. Ainsi, après la création du Coordinateur, une structure rassemblant plusieurs groupes épars, les Tupamaros sont officiellement créés en mai 1965, bien qu'ils n'entreront véritablement en action que plus tard.

 

Avec la crise bancaire de 1965, les mouvements sociaux s'intensifient, et le président du Conseil national du gouvernement, Washington Beltrán, fait usage à trois reprises de l'état de siège (medidas prontas de seguridad (es). La détention de Julio Arizaga, militant du MIR soumis à la torture, conduit le gouvernement à maintenir l'état de siège afin d'éviter que son traitement soit connu de tous, et conduit à d'importantes manifestations contre le gouvernement blanco .

 

 

 

 

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Raul Sendic

De Juan Carlos Ualde Cousté

 

 

 

La réforme constitutionnelle et le mandat de Pacheco Areco

 

 

 

Pour tenter de résoudre la crise, les députés votent une réforme constitutionnelle abrogeant le Conseil national du gouvernement, afin de revenir à un régime présidentiel fort, le mandat étant fixé à cinq ans. Cette réforme bénéficie dès 1964 de l'appui de la Ligue d'action ruraliste . Le général Óscar Diego Gestido, candidat colorado, est élu en novembre 1966 et prend ses fonctions en mars 1967. Mais il meurt en décembre, et c'est le vice-président, Jorge Pacheco Areco, qui assume le rôle de chef de l'État et du gouvernement, alors que le taux d'inflation annuelle est à plus de 160% .

 

Pour faire face aux conflits sociaux, le président Jorge Pacheco Areco décrète en juin 1968 des mesures d'exception (les medidas prontas de seguridad (es), qui se transforment en « état d'exception » durable . Celles-ci permettent la censure et la détention sans inculpation, qui seront utilisées de 1968 jusqu'à la fin de la dictature en 1985 de façon ininterrompue . Pacheco réquisitionne de force les ouvriers en grève à l'aide de l'armée, fait interner les syndicalistes dans les casernes, manie la censure et interdit plusieurs partis de gauche, dont le Parti socialiste et la Fédération anarchiste uruguayenne (FAU). D'autre part, il instaure le contrôle strict des prix et des salaires afin de juguler l'inflation, réussissant à la ramener à 20% par an .

 

 

 

 

 

 

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                                                           Raul Sendic

 

 

 

 

1962 / 1969 : Les « Robins des bois «  des temps modernes

 

 

En 1962, un groupe d’étudiants de gauche baptisés TNT ( les Tupamaros ne transigent pas ) est à l’origine du mouvement qui sera officiellement créé en 1966 sous le nom de Mouvement de libération nationale -Tupamaros ( M.N.L/T).

Son emblème est un drapeau arborant l’étoile rouge avec le T en son centre et sa figure emblématique est l’étudiant Raul Sendic, âgé de 35 ans, étudiant en fin de carrière juridique qui renonce à devenir avocat avant l’obtention de son diplôme et décide de ses lancers dans le militantisme syndical.

 

Raul Sendic se revendique des théories « anarcho-marxistes » et il nourrit des idées anti impérialistes. Il souhaite propager avec son groupe ses idéaux révolutionnaires en Uruguay. Les premiers milieux à politiser selon leur avis sont les ouvriers agricoles du nord du pays, les caneros qui travaillent dans la production sucrière.

Inspirés de la réussite de la révolution cubaine secondée fortement par les paysans, Raul Sendic et ses partisans veulent établir des « ilots de prolétariat rural » ressemblant au milieu de la guérilla cubaine.

Les caneros, appuyés par Sendic organisent entre 1962 et 1971, cinq grandes marches de 600 km chacune entre Artigas au nord du pays et la capitale Montevideo avec pour revendications les 40 heures par semaine et la mise en place de la réforme agraire.

 

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                                                               les caneros

 

 

La mobilisation des campesinos pobres encourage des étudiants politisés de la capitale à rejoindre le mouvement.

Au milieu des années 60, le MLN/T compte moins de 100 militants.

Ce mouvement hétéroclite est composé de socialistes, de communistes, d’anarchistes mais aussi de prêtres influencés par la théorie de la libération et même de progressistes du parti conservateur ( partido blanco) dont la figure emblématique est José Mujica, actuel président du pays.

Les mots de l’époque sont les « paroles divisent mais l’action unit ».

Le MLN/T a toujours arboré lea lutte de classes comme moteur de l’histoire et lé révolution comme étape nécessaire vers la mise en place d’une société idéale.

 

 

ENGLER 

 Engler

 

Les enseignements clandestins dispensés vont du maniement d’armes, techniques de plasticage, fabrication d’explosifs( qui furent rarement utilisés) aux cours d’histoire et d’économie marxiste

La lutte armée des Tupamaros est foncièrement raisonnée et réfléchie et c’est une guerre de harcèlement à l’égard des autorités politiques se basant sur des coups d’éclat en s’attaquant aux banques, casernes de police, casinos, supermarchés….

Le butin est redistribué aux populations défavorisées de la périphérie de Montevideo.

L’opinions publique perçoit bien le mouvement qui évite les effusions de sang.

D’ailleurs une couverture du "times magazine" de mai 1969 compare les Tupamaros à des Robins des bois des temps modernes !!

 

 

 

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                                                   Eleuterio Fernandez Huidobro

 

 

 

 

 

L’ACTION SE DURCIT

 

Le ministre cubain de l’industrie Che Guevara en visite en Uruguay en aout 1961

déclare dans son discours que « l'emploi de la force est l’ultime recours des peuples » en pensant que la paix sociale et l’harmonie qui règnent dans ce pays ne justifient pas d’expériences révolutionnaires radicales.

A la différence des autres guérillas latino-américaines, celle des Tupamaros est une guérilla urbaine ne pouvant s’appuyer sur des montagnes et des forêts en contrefort.

Le 8 octobre 1969, lors de l’anniversaire de la mort de CHE Guevara, les Tupamaros s’emparent de la ville de Pando ( 15.000 habitants) proche de Montevideo avec pour objectif de vider les coffres forts des banques.

Cette action de siège tourne mal et une vingtaine de tupamaros sont faist prisonniers dont l’un des leaders Eleutario Fernandez Huidobro, trois sont tués par la police.

Durant l’été 1970, l’opinion populaire uruguayenne change de point de vue au sujet de la guérilla suite à l’enlèvement et l’assassinat de Don Mitrione, espion nord-américain.

De nombreux enlèvements de personnel diplomatique, chefs d’entreprise dessert le mouvement qui est accusé d’une grande responsabilité dans la conflictualité sociale.

Les pressions nord-américaines sur le gouvernement de Pacheco Areco renforcent l’autoritarisme du régime : musellement de la presse, renforcement des effectifs militaires, restriction des droits de circulation, chasse à grande échelle aux Tupamaros.

 

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                                                                                             Zabalza

 

 

 

 

 

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                                                                    Rosencof

 

 

 

Les guérilleros qui ont perdu le soutien de la population sont persécutés, dénoncés, trahis….

 

6 septembre 1971 : évasion spectaculaire d’un centaine de prisonniers politiques de la prison de Punta Carretas fait ressortir l’usage de la torture qui se généralise à partir de 1972.

Les activistes qui sont encore au nombre de 2000, créent la « colonne 70 » ( dirigée par Mauricio Rosencof)et le mouvement des indépendants du 26 mars . Ces deux mouvements constituent les branches politiques du MLN/T réunissant de nombreux étudiants, professeurs des classes moyennes mais peu d’ouvriers, ces derniers préfèrent rester affiliés au parti communiste. Le mouvement du 26 mars soutien le front large ( frente amplio) puis en devient partie intégrante .

Ce n’est plus un mouvement de masse mais plutôt un parti d’avant-garde qui confond option politique et projet révolutionnaire ce qui provoque rapidement son déclin.

 

Avant le coup d’état militaire de juin 1973 , le MLN/T est moribond : 1300 camarades sont prisonniers, une quarantaine sont morts sous la torture, d’autres ont fui le pays.

Pendant la dictature, les militaires détinrent les dirigeants Tupamaros Raul Sendic, Eleuerio Fernadez Huidobro, Maurico Rosencof, José Mujica, Adolfo Wasem, Julio Marenales, Henry Egler et jorge Manera, Jorge Zabalza durant toute la période de la dictature ( jusqu’n 1985).

Les conditions de détention étaient inhumaines : tortures continuelles, interdiction totale de communiquer; menaces d’exécution extrajudiciaire qi une action de mouvement avait lieu.

 

Les otages femmes dont Flavia Schilling ont été détenues jusqu’n 1976.

En 1974, Wasem tenta de se suicider .

Engler devient médecin à la libération mais il était devenu fou .

En 1980, Wasem fut atteint d’une tumeur cancéreuse et mourut faute de chimiothérapie en juin 1984..

Sendic, blessé à la mâchoire par une balle lors de son arrestation eu des séquelles l’empêchant de parler et il a été très atteint psychologiquement de même que Mujica.

Plus d’un millier de Tupamaros demeurèrent prisonniers dans la prison de haute sécurité de Libertad pour les hommes.

L’Uruguay battait à cette époque le record de détention de prisonniers politiques, plusieurs sont devenus fous, d’autres ont été tués par leurs gardiens ( suicides déguisés).

 

 

TUPAMAROS en exil

 

 

Les révolutionnaires Tupamaros en exil participèrent à la dénonciation de la dictature militaire.

Au Chili, en 1973, 1200 Tupamaros sont auprès d’Allende et à Cuba il sont 200.

En Argentine en 1974, la fraction Nuevo tiempo du MNL/T se joint aux opposants politiques uruguayens ainsi qu’au grupos de accion unificadoras et l’opposicion de militantes socialistas pour former l’UNION ARTIGUISTE DE LIBERATION ( UAL) pour lutter contre la dictature. De nombreux Tupamaros sont assassinés dont le couple William Whitelaw et Rosario del Carmen Barredo à Buenos Aires en mai1976.

Certains Tupamaros s’exilèrent en France et dans d’autres pays européens.

 

APRES 1985

 

De nombreux débats opposèrent les dirigeants Tupamaros otages de la dictature sur la conduite à tenir lors de la transition démocratique.

En 1985, Raul Sendic fait lire par son frère une déclaration à la radio proclamant la nécessité d’aller vers une pacification, une démocratisation et la légalisation du mouvement. L’ensemble de la direction des Tupamaros soutient ce choix.

 

En avril 1985, tous les prisonniers politiques furent libérés et amnistiés.

Création du mouvement de participation populaire (MPP) qui s’intègre au frente amplio.

En avril 1989, la mort de Raul Sendic marque un vide au sein de l’ancien mouvement guérillero et une cruelle absence de leadership se fait ressentir. Le mouvement perd le soutien de la jeunesse et périclite.

 

En 1994, Fernandez Huidobro et José Mujica reprennent les rênes de l’organisation. Ils se positionnent en faveur de la lutte démocratique et rompent avec les anciens alliés radicaux.


En 1997, création avec le MPP et d’autres groupes radicaux du courant de gauche ( corriente de Izquierdo, IP) partie prenant du Frente amplio. Suite à des conflits internes avec Jorge Zabalza, le MLN/T quitte le courant de gauche en novembre 1998 et se recentre sur une politique d’alliance avec le front de gauche.

Le programme social porté au sein du Frente amplio par le MLN/T est ambitieux : les « vieux » entendent lutter contre la pauvreté par une augmentation de 30% des salaires les plus bas, financée par l’impôt sur le revenu.

La crise qui frappe l’Uruguay en juillet 2002 vient renforcer la côte électorale du Frente amplio.

Le fonds Raul Sendic, financé grâce aux dons des anciens Tupamaros investis en politique est utilisé par Mujica pour créer un système de microcrédit solidaire. Ce dernier favorise l’achat de tracteurs collectifs et la mise en commun des moyens de production.

 

 

 

 

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                                                                      "Pépé" Mujica

 

Le 29 juin 2009 : José Mujica du Frente amplio est élu à la présidence de l’Uruguay ( 52.9 % au second tour ) et devient officiellement président de l’Uruguay le 1er mars 2010 .

 

Il a annoncé qu'il avait l'intention de reverser 87 % des 250 000 pesos mensuels (9 400 euros) de son salaire de chef d'État à des organismes d'aide au logement social.

 

CHRONOLOGIE :

 

 

 

- 31 juillet 1963: les membres du Coordinateur, à l'exception de la Fédération anarchiste uruguayenne (FAU), s'emparent des armes du Club de tir suisse de la Nouvelle-Helvétie (département de Colonia). Les armes, inutilisables, sont récupérés, et Raúl Sendic entre dans la clandestinité.


- février 1966: élection au comité exécutif des Tupamaros. Sendic est élu.


- 22 décembre 1966: mort du premier Tupamaro, l'étudiant Carlos Flores, lors d'une fusillade avec la police.


- 27 décembre 1966: mort du deuxième Tupamaro, Mario Robaina, lors d'une fusillade.


- fin février-début mars 1967: les Tupamaros rejettent une proposition de rejoindre l'ELN bolivien, dirigé par Che Guevara.


- juin 1967: « Document n°1 » du MLN, qui rompt avec toute stratégie foquiste.


- 2 décembre 1967: les journaux El Sol (es) (où écrit l'écrivain Eduardo Galeano) et Época (es) sont fermés par décret. Plusieurs partis de gauche sont interdits, dont le Parti socialiste et la Fédération anarchiste uruguayenne (FAU).


- 13 juin 1968: le président Jorge Pacheco Areco décrète les premières mesures d'exception (medidas prontas de seguridad (es)), systématiquement renouvelées par la suite.


- 7 juillet 1968: les Tupamaros enlèvent Pereyra Reverbal (es), président de l'UTE (Usines et téléphones de l'État) et ami personnel de Pacheco Areco, qui avait abattu un vendeur de journaux qui distribuait une revue évoquant son homosexualité. Un mois plus tôt, les ouvriers en grève de cette entreprise publique avaient été réquisitionnés par l'armée, l'usine occupée par la Marine et le mouvement syndical violemment réprimé. Trois jours plus tard, Reverbal est libéré sain et sauf.


- 14 août 1968: l'étudiant Liber Arce (es) est blessé par balles par la police lors d'une manifestation, et décède peu après. Le lendemain, son enterrement rassemble plusieurs centaines de milliers de personnes.


- 20 septembre 1968: deux autres étudiants, Hugo de los Santos et Susana Pintos, sont tués par la police.


- 12 janvier 1969: première agression contre un délégué syndical par le « Commando oriental anticommuniste » (extrême-droite).


- 18 février 1969: braquage du casino de San Rafael à Punta del Este, deux jours après le tract dénonçant les opérations douteuses de la Monty. Sendic et Jorge Zabalza font partie du commando.


- 9 septembre 1969: le MLN-T enlève Gaetano Pellegrini Giampetro, membre du Comité directeur des banques de l'Uruguay, juste après que le gouvernement de Jorge Pacheco Areco ait réquisitionner avec l'aide des militaires les grévistes de ce secteur. Il est libéré après rançon, versée aux syndicats des ouvriers de l'industrie du froid.


- 8 octobre 1969: prise de Pando le jour anniversaire de l'exécution du Che. Arrestation de 19 guérilleros sur 49, dont Eleuterio Fernández Huidobro, et exécution extra-judiciaire de trois autres guérilleros.


- 1970: Mauricio Rosencof est élu à la direction du MLN-T.


- 4 avril 1970: les Tupamaros cambriolent la famille Mailhos et emportent 300 000 dollars de lingots d'or.


- 8 mai 1970: l'étudiant Leonardo Beledo est tué par la police.


- 8 juin 1970: rapport du Sénat qui détaille l'usage de la torture (notamment de la gégène) par les forces de police.


- 10 juin 1970 : les Tupamaros sont soumis aux tribunaux militaires.


- 30 juillet 1970: arrestation du dirigeant tupamaro Amodio Pérez, leader de la colonne n°15.


- 31 juillet 1970: enlèvement de l'agent du FBI Dan Mitrione.


- 7 août 1970: arrestation de la direction des Tupamaros rue Almería (dont Raúl Sendic). Seul Lucas Mansilla reste libre.


- septembre 1970: création de la colonne 70, dirigée par Mauricio Rosencof.


- janvier 1971: enlèvement de l'ambassadeur britannique Geoffrey Jackson, libéré par la suite. Attentat contre le domicile d'Arturo Dubra, avocat des Tupamaros.


- février 1971: libération du consul brésilien Aloys Dias Gomide.


- mars 1971: libération de l'agronome américain Claude John Fly pour raisons de santé.


- 8 avril 1971: lancement officiel du Mouvement du 26 mars, qui appuie le Front large pour les élections de novembre 1971.


- juin 1971: attentat contre le domicile d'Alejandro Artuccio, avocat des Tupamaros.


- 16 juillet 1971: enlèvement puis assassinat de l'étudiant en médecine Abel Adán Ayala par un escadron de la mort


- 22 juillet 1971: vague d'attentats contre des locaux du Front large organisés par l'extrême-droite.


- 23 juillet 1971: assassinat de l'étudiant Hebert Nieto, tué par un sniper des escadrons de la mort.


- 31 juillet 1971: assassinat de l'étudiant Manuel Antonio Ramos Filippini, ex-collaborateur des Tupamaros, revendiqué par le « Commando de chasse aux Tupamaros ».


- 17 août 1971: le cadavre d'Héctor Castagnetto, dont la soeur avait été incarcérée deux mois pour distribution de tracts sur la Monty, une compagnie financière dont les Tupamaros avaient révélé les turpitudes, est jeté dans le Rio de la Plata.


- 1er septembre 1971: assassinat de l'étudiant en médecine Julio Cesar Espósito par l'extrême-droite.


- 6 septembre 1971: évasion de Punta Carretas. 110 prisonniers politiques, dont 100 Tupamaros (y compris les membres de la direction) s'échappent.


- 7 novembre 1971: attaque par balles d'un escadron de la mort contre l'omnibus transportant le candidat présidentiel du Front large, Líber Seregni, et son co-listier Juan José Crottogini (es); un enfant est tué.


- 28 novembre 1971: Elections générales. Juan María Bordaberry est élu dans un contexte de fraudes massives.


- 1er janvier 1972: une colonne dirigée par Raúl Sendic occupe l'aéroport de Paysandú. « Déclaration de Paysandú ».


- 24 février 1972: enlèvement du photographe de la police Nelson Bardesio, qui révèle son appartenance à un Escadron de la mort et les liens de celui-là avec le sous-secrétaire de l'Intérieur Armando Costa y Lara et d'autres policiers.


- 28 février 1972: assassinat d'Ibero Guttiérez, après avoir été torturé par un escadron de la mort.


- 1er mars 1972: Juan María Bordaberry succède à Jorge Pacheco Areco en tant que président.


- 16 mars 1972: modification du comité exécutif des Tupamaros. Celui-ci passe de cinq à quatre membres, Fernández Huidobro et Candán Granjales remplaçant Marrero, Píriz Budes (qui deviendra un informateur de la police) et Wasem, et devenant ainsi les nouveaux dirigeants aux côtés de Mauricio Rosencof et d'Henry Engler.


- 14 avril 1972: deux policiers membres de l'Escadron de la mort, ainsi que leur responsable Armando Costa y Lara sont abattus. Quelques heures après, Fernández Huidobro et David Cámpora sont arrêtés, dans la maison du journaliste Luis Martirena, à Montevideo, qui vient d'être abattu par un escadron de la mort.


- 16 avril 1972: le Parlement vote l'état de guerre interne. La torture est généralisée, et les prisonniers politiques deviennent du ressort des tribunaux militaires.


- mai 1972: vague d'exilés Tupamaros qui arrivent au Chili. Mauricio Rosencof est arrêté.


- 26 juin 1972: Fernández Huidobro, Jorge Zabalza, Alicia Rey, et cinq autres dirigeants tupamaros, fait prisonniers, sont emmenés à la caserne de Florida pour négocier la reddition totale des Tupamaros.


- 1er septembre 1972: Raúl Sendic est capturé à Montevideo.


- 12 février 1973 : Pacte de Boiso Lanza. Le président Juan María Bordaberry est placé par l'armée sous la tutelle d'un Conseil de sécurité nationale.


- 27 juin 1973: coup d'État militaire.


- 15 juillet 1973: quatre Tupamaros (José Luis Invernizzi, Emilia Alperovich Kosakovsky, et Maria de las Mercedes Delfante LLopert) sont abattus à Piriápolis (Maldonado)


- 19 août 1973: deux Tupamaros sont arrêtés et meurent à l'hôpital militaire La version officielle, du 26 août 1973, affirment qu'ils ont été tués lors d'une « tentative d'évasion ».


- mai 1976: les cadavres des Tupamaros William Whitelaw et Rosario del Carmen Barredo sont découverts dans une voiture à Buenos Aires, avec ceux d'un communiste uruguayen et des parlementaires Zelmar Michelini et Héctor Gutiérrez Ruiz.


- 7 septembre 1973: 18 prisonniers politiques Tupamaros sont transférés de la prison de Libertad à des casernes militaires et détenus en tant qu'otages


- 13 septembre 1973: deux jours après le coup d'État de Pinochet, deux Tupamaros exilés au Chili sont fait desaparecidos . Un autre est assassiné le lendemain, son corps étant séquestré, puis trois autres militants, toujours au Chili, sont arrêtés et deviennent « disparus » le 29 septembre 1973 . Un autre est tué le 6 octobre 1973, et encore un autre séquestré le 11 .


- 26 octobre 1973: nouvelle arrestation de deux Tupamaros à Montevideo[.


- 1974: dix-sept Tupamaros sont tués (dix en Argentine, sept en Uruguay), la plupart assassinés par les forces de l'ordre . Quatre sont victimes de disparitions forcées (deux en Argentine, deux en Uruguay), et plus d'une trentaine sont arrêtés, dont beaucoup disparaîtront par la suite..


- 8 novembre 1974: cinq militants du MLN et Julio Abreu sont séquestrés à Buenos Aires, ainsi qu'un enfant de 3 ans d'un couple de militants du MLN. Ils sont transférés illégalement en Uruguay, dans le cadre de l'opération Condor, puis assassinés; l'enfant de 3 ans sera localisé en 1985 en Argentine


- 1975: Quatorze Tupamaros sont assassinés (7 en Argentine, 7 en Uruguay)

 

 

 

 

 

 

 

 

Mujica a renouvelé en avril 2010 avec le Venezuela de Chavez l'accord commercial de 2005, signé par Tabaré Vasquez et qui prévoit notamment l'approvisionnement de l'Uruguay, à des conditions favorables, en pétrole .

 

Il a annoncé en mai 2010 le dépôt d'un projet de loi devant limiter le secret bancaire et ainsi l‘évasion fiscale, conformément aux standards de l'OCDE. Selon la banque centrale de l’Uruguay près de 18% des dépôts appartiendraient à des non-résidents, soit 2500 millions de dollars appartenant pour la plupart à des Argentins.

 

De la lutte armée à l’affrontement électoral, des geôles de la dictature aux cabinets des ministères, des grandes marches des Caneros aux petites marches du palais présidentiel, la conquête du pouvoir par les Tupamaros est une histoire dans l’histoire, un conte poignant fait de douleurs et de joies, fait de déchirures et de passions tumultueuses.

 

Comme l’écrit Alain Labrousse à la fin de son ouvrage :

 

« Le tupamarisme est bien autre chose qu’un phénomène politique mais une épopée humaine et culturelle ».

 

Le site des Tupamaros :

 

http://www.chasque.net/mlnweb/

 

Et puis, pour en savoir plus sur l’origine du nom des Tupamaros, Tupac Amaru, il existe évidemment un texte de mon compagnon de route Pablo Neruda, je suis désolée mais l l'occasion est trop belle pour que je ne la saisisse pas de vous le faire connaître :

 

 

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TUPAC AMARU ( 1781)

 

Condorcanki Tupac Amaru,

Sage seigneur, père impartial,

Tu vis le printemps désolé

Gravir jusqu’à Tungasuca

Les gradins de la Cordillère,

Il apportait sel et malheur,

L’iniquité et le tourment.

 

Seigneur Inca, père cacique,

tout était gardé dans tes yeux

comme en un coffre calciné

Par l’amour et par la tristesse.

L’indien tourna vers toi son dos :

de fraîches morsures y brillaient

dans les anciennes cicatrices

de châtiments presque oubliés,

un dos, des dos, des dos, tu vis

toute l’altitude secouée

Par les cascades du sanglot.

 

Un sanglot succédait à l’autre.

Alors tu préparas la marche

des peuples couleur de la terre,

ta coupe recueillit les larmes

et tu fis plus durs les sentiers.

Surgit le père des montagnes,

la poudre dressa des chemins,

et vers les peuples humiliés

vint le père de la bataille.

On étendit la couverture,

On la jeta dans la poussière,

Les vieux couteaux se rassemblèrent

Et la conque, buccin des mers,

Convoqua les liens dispersés.

Contre la pierre sanguinaire,

Contre l’inertie sans fortune,

Contre le métal de la chaîne.

Mais ils divisèrent ton peuple

Envoyant frère contre frère

Jusqu’au moment où s’écroulèrent

Les pierres de ta forteresse.

On attacha tes membres las

À quatre chevaux pleins de rage

Et ainsi fut écartelée

La clarté de l’aube implacable.

Soleil vaincu, Tupac

Amaru, de ta gloire déchirée

Et tel le soleil sur la mer

Monte une clarté disparue.

Les peuples profonds de l’argile,

les métiers qui ne tissent plus les humides maisons de sable

Disent en silence :"Tupac",

Et Tupac est une semence,

Disent en silence :  "Tupac",

Et Tupac vit dans le sillon,

Disent en silence : "Tupac",

Et Tupac germe dans la terre.

 

 

 

PABLO NERUDA ( Chant général)

 

 

  

 

BIBLIOGRAPHIE

 

 

Ouvrages et articles sur le système partisan uruguayen :

 

- Collectif, Encrucijada 2009 : Gobiernos, actores y políticas en el Uruguay 2007-2008, Editorial Fin de Siglo, Montevideo, 2008.

- ALCANTARA SAEZ Manuel et FREIDENBERG Flavia (sous la direction de), Partidos Políticos de América Latina: Cono Sur, Ediciones Universidad de Salamanca, Salamanca, 2001.

- BARREIRO Julio, El sistema de partidos políticos en Uruguay, Institut de Ciènces Polítiques i Socials, Barcelona, 1993.

- Collectif : L'Uruguay gouverné à gauche, Problèmes d'Amérique Latine n° 74, Automne 2009.

- MOREIRA Constanza, Final del Juego: del bipartidismo al triunfo de la izquierda en Uruguay, Ediciones Trilce, Montevideo, 2004.

- MOREIRA Constanza, Entre la protesta y el compromiso: la izquierda en el gobierno, Ediciones Trilce, Montevideo, 2009.

- GARCE Adolfo & YAFFE Jaime, La izquierda Uruguaya (1971-2004): ideología, estrategia y programa, in America Latina Hoy n°44, Ediciones Universidad de Salamanca, Salamanca, 2006.

- YAFFE Jaime, Al centro y a dentro: la renovación de la izquierda y el triunfo del Frente Amplio en Uruguay, Linadri y Riso, Montevideo 2005.


Ouvrages sur les transformations du mouvement tupamaro : GARCE Adolfo, Donde hubo fuego: el proceso de adaptación del MNL-Tupamaros a la legalidad y a la competencia electoral (1985-2004), Editorial Fin De Siglo, Montevideo, 2006.

-

- LABROUSSE Alain, Les Tupamaros : des armes aux urnes, Editions du Rocher, Monaco, 2009.

 

Ouvrage sur le système électoral et constitutionnel uruguayen :

 

- PISANI Carlos, Sistema político-electoral del Uruguay -siglo XXI-, Arca, Montevideo, 2004.

 

Ouvrage de réflexion générale sur la gestion politique en Uruguay :

 

- BAYCE Rafael, 5 tareas de Hercules: Para gobernar en el siglo XXI, Uruguay como ejemplo, Ediciones Trilce, Montevideo, 2005.

- CAETANO Gerardo (sous la direction de), 20 años de democracia, Uruguay 1985-2005: Miradas múltiples, Ediciones Santillana, Montevideo,2005.

- RICO Alvaro, Como nos domina la clase gobernante: Orden político y obediencia social en la democracia posdictadura, Uruguay 1985-2005, Ediciones Trilce, Montevideo, 2005.

 

 

 

 

  

 

 

SUR UNE IDEE DE : SERGE D

 

 

 

 

 

 

LA FONDATION CHAMANGA

 

 

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Cette fondation a été créée pour pérenniser le souvenir et le combat du Tupamaro Raul Sendic qui a oeuvré sa vie durant pour l’émancipation uruguayenne.

La fondation CHAMANGA a pour objectif de soutenir la formation professionnelle des jeunes et elle a émergé en 2000 à l’initiative d’un groupe d’amis français et uruguayens.

La mission de la bourse d’études est d’encourager les jeunes à terminer leurs études secondaires par des études supérieures qu’ils ont interrompues suite à des raisons économiques ou familiales.

Les jeunes concernés ont de 18 à 30 ans, démontrent un engagement clair visant à former de futurs techniciens dans les domaines suivants :

Sciences agricoles et vétérinaires, technologie, arts , artisanat, sciences sociales et de la communication, sciences humaines , éducation et loisirs, santé.

  

Les candidats sont soigneusement sélectionnés par un comité.

25 bourses annuelles sont attribuées sur un total de 208 bourses d’études répartis dans tout le pays.

Les fonds proviennent de donateurs privés résidants dans le pays, en Argentine et en France.

 

http://www.fundacionchamanga.org.uy/

 

 

 

 

La compagnie française ALFRED DE LA NEUCHE a réalisé des animations musicales au Pérou et en Uruguay:

 

 

 

http://www.delaneuche.org/2011/02/animations-musicales-au-perou-et-en-uruguay/

 

 

 

 

 

  Sources : wikipédia, opalc.org

 

 

 Caroleone

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rédigé par caroleone

Publié dans #ABYA YALA, #Uruguay

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C


Bonjour Anne-marie,


Je te remercie pour ton commentaire qui me va droit au coeur, j'ai essayé de rédiger un texte proche de la réalité, sachant que les sources ne sont pas toujours sûres. Si jamais ce texte n'est
pas fidèle dans certains aspects, je te remercie de me le faire savoir, je n'aimerais pas raconter des bêtises !


Pour le choix du sujet, j'ai été bien "aiguillonnée" si je puis dire !!


Merci encore pour ce message qui m'encourage à continuer malgré tout , il faut que je m'accroche et des témoignages de sympathie comme ceux que j'ai reçus dernièrement ne peuvent que me pousser
dans ce sens.


Bon week-end et amicales pensées révolutionnaires.


 


caroleone


 



S


Bonjour Caroleone,


Juste un petit coucou de chez Anne Marie qui a besoin de ton adresse postale pour te faire parvenir un document sur Chamanga.  Peux-tu la lui envoyer à son email ?  Merci.


Je te retrouve sur un autre article très bientôt ...


Amitiés.


 



A


 Un grand coup de chapeau pour le choix du sujet et son excellente réalisation. La belle soeur de Raul, l'amie de tous ceux que vous avez mentionnés dans vos pages vous dit bravo et au
plaisir de vous rencontrer et d'échanger sur cette extraordinaire saga que fut la lutte des tupamaros et sur leur revanche historique, presque unique dans l'histoire, puisque ce sont eux qui
aujourd'hui sont à la tête de l'Uruguay.


 Merci et amicalement,


 Anne Marie Sendic


 


 


 



C


Bonjour Serge,


Je suis contente que cela te plaise mais je n'ai pas tout rédigé attention et si ton amie voit quelques rectificatifs à apporter, c'est avec joie que je le ferais, je ne voudrais pas avoir écrit
des bêtises, mes deux sources n'étant pas alternatives, il a fallu que je torde le cou à quelques idées qui me paraissaient un peu droitières !!


C'est intéressant et tu te rappelleras ou retrouver cet article, la catégorie a été créée afin qu'on le retrouve ainsi que les autres que je ne manquerais pas de faire à la suite : mouvements de
libération et d'autonomie en amérique latine.


Je suis en repos, je vais pouvoir m'éclater sur d'autres sujets et si tu en as d'autres, n'hésite pas !


Bises


caroleone



S


Salut et chapeau bas, Caroleone !


Une question me vient immédiatement à l'esprit : tu dors quand ?  


C'est un sacré travail que tu as réalisé là, et tu aurais pu le prendre entièrement à ton compte.


Cette expérience très intéressante est à suivre car elle sort des sentiers battus et de ce qu'on connait jusqu'à présent dans le monde.


Nous aurons cerrtainement l'occasion d'en reparler ...


Merci pour ceux qui ont été, et restent impliqués dans cette histoire, et encore bravo !


Amicalement


Serge


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 



C


Bonjour papy,


Tu connais ça aussi ? Tu me racontreas alors en aparté les souvenirs qu'ils font remonter si tu le veux bien !!


Bises. Caroleone



P


Je vais me répéter une nouvelle fois... Ton exposé est vraiment très riche car peu d'informations circulent sur le tupamarisme. J'avais déjà lu un article sur ce mouvement qui avait réussi la
mutation de la guérilla à la démocratie mais il était bien moins complet que le tien.


Cette histoire est un fait rare de l'histoire de l'Amérique latine dont les partisans s'étaient retrouvés décapités par l'assassinat de Che Guevara.


Ils ont pourtant su dépasser le stade de la souffrance (et des tortures) pour rétablir ce que le guide (le Che) avait laissé comme enseignements.


 


Tu me fais resurgir de sacrés souvenirs avec cet article et je t'en remercie.


Merci aussi à serge de t'avoir inspiré pour ce sujet.


 


Bizz,
Le Papy