Sur le, voile intégral.....

Publié le 3 Décembre 2009


Enfin une intervention claire, précise, sans tabous et sans concession auquel je souscris entièrement

Caroleone





Mercredi 2 décembre 2009

 

AssemblÉe Nationale

Audition par la Mission

d’information sur la pratique

du port du voile intégral

sur le territoire national.

 

 

Texte présenté par Pascal Hilout,

hilout.pascal@wanadoo.fr

 

 

 

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les députés,

 

Pour le bien de nos concitoyennes musulmanes et des générations futures qu’elles engendreront, la République doit être inflexible sur les principes qui fondent notre vivre-ensemble. C’est pour défendre ces principes que j’ai adhéré au projet de Riposte Laïque, qui est aussi profondément féministe et humaniste. La République est fondée sur des principes qui font rêver bien des peuples et elle a des lois qu’il faudrait tout simplement appliquer comme c’est le cas dans nos établissements scolaires publics. Sans exclure personne, la République se fait respecter lorsqu’elle en a la ferme volonté ! Vous êtes, Mesdames et Messieurs, l’expression de cette volonté et je crois que nous pouvons compter sur vous pour consolider notre vivre-ensemble. Je dis bien ensemble et non pas enfermés, cloisonnés, à part ou à l’écart.

 

C’est depuis les années 80 que nous sommes confrontés à une offensive politique, drapée d’oripeaux religieux. Son but est de nous dés-intégrer à tout jamais, de consolider des enclos communautaires et sociaux sur les fameux territoires perdus de la République et d’y installer un ordre social contraire à celui fondé sur les principes de la République.

 

Dans le temps qui m’est imparti je traiterai

1°) du voile intégral,

2°) de ce qu’il ne doit surtout pas nous occulter

3°) et finalement des moyens qui nous permettront de relever les défis auxquels la France et l’Europe sont confrontées.

 

1°) Du voile intégral

 

Je suis né musulman et je suis fils d’une voilée intégralement. Ma mère l’a été au Maroc dans les années 60 et 70. Le mot « islamistes » n’existait pas et mes parents étaient tout simplement des musulmans.

 

Pour les avoir pratiqués toute ma vie, je peux vous dire qu’en général, les musulmans sont des êtres sensibles, chaleureux et profondément respectables. Mais c’est bien des pratiques sociale, dites islamiques, issues des enseignements du coran et de Mahomet, qui ont peu de respect pour les êtres. Ce sont les musulmans qui en patissent les premiers. Je tâcherai de le démontrer.

 

Le voile intégral c’est d’abord une remise en question de la Liberté. De la liberté de disposer de son corps et de sa personne. La privation de ces deux droits transforme la femme en objet asservi à une communauté. Fini l’Egalité ! Elle est mise sous tutelle de sa famille et puis de son mari. Elle a besoin de chaperons, de surveillants, pour pouvoir se déplacer. Dans l’espace public, elle se présente d’abord, si ce n’est pas uniquement, comme un élément anonyme d’une communauté qui montre ainsi qu’elle a de quoi nous faire peur.

 

L’individualité disparaît au profit d’une visibilité accrue et agressive d’un magma communautaire indifférencié. C’est une remise en question de ce qui constitue un des acquis les plus précieux de toute l’Europe.

 

Il nous faut à nouveau trancher la question au profit de l’épanouissement individuel et au détriment des communautés religieuses. Pour utiliser une formule célèbre je vous dirais : il nous faut tout refuser aux musulmans en tant que groupe communautaire et tout garantir aux musulmans en tant qu’individus et citoyens.

 

Sous le voile intégral les femmes perdent leur identité propre et par conséquent toute dignité et toute autonomie. Mais elles se croient valorisées, investies d’un pouvoir accru et mises en avant comme fer de lance et comme porte-drapeaux d’une communauté régie par un code vestimentaire, sexuel et matrimonial particulier, fondé en religion. Ce code est tout à fait contraire aux acquis de nos sociétés démocratiques, libres, fraternelles et ouvertes. Ce code islamique se résume en trois points :

  1. La musulmane n’a pas le droit de montrer la beauté de sa conformation, excepté à son mari, aux membres les plus proches de sa famille, aux enfants en bas âge et aux hommes que les femmes n’intéressent pas (1). Et c’est ainsi que la musulmane n’a même pas le droit de se mélanger aux invités masculins
  2. Elle n’a pas le droit de se bécoter sur les bancs publics, d’aller à la plage, à la piscine, au gymnase et a fortiori, elle n’a pas le droit de disposer sexuellement de son corps, même si elle est adulte et célibataire
  3. Elle n’a le doit d’épouser que des musulmans ou des convertis bien circoncis. Cela garantit qu’elle n’engendrera que des musulmanes et des musulmans et renforcera ainsi la communauté.

 

Vous l’aurez donc compris, le voile intégral est le grillage le plus abouti qui enserre et délimite le territoire le plus défendu par la communauté musulmane, à savoir le corps de la femme. Il s’agit là d’un lieu stratégique. Il s’agit du creuset de fusion où nous avons tous été conçu. Si ce territoire venait à s’ouvrir aux autres, complètement autres, à s’émanciper, ç’en est fini de nos enclos communautaires et des ghettos que les religions savent si bien consolider en érigeant des cloisons et des murs, tangibles ou symboliques, autour des êtres, notamment le corps des femmes, maillon reproducteur de bien des chaînes. Les musulmanes en France et en Europe sont aujourd’hui un enjeu stratégique majeur :  ou bien elles permettront aux musulmans de fusionner avec les autres et donc de se diluer dans la société, ou bien alors perpétueront-elles l’endogamie qui est une ségrégation immonde, parce que les lois édictées à la Mecque il y a 14 siècles le sont.

 

J’en arrive à ce que le voile intégral ne doit surtout pas nous occulter (2°)

 

Les enclos communautaires sont un vrai danger pour la République et pour l’Europe. Ils sont à même d’installer des zones grises dans le pays et d’handicaper durablement notre intégration, notre assimilation, notre fusion et notre enracinement, ici et maintenant.  Voilà le vrai défi que la République se doit de relever. Nous pouvons le relever si nous ne reculons  pas d’un pouce sur nos principes républicains.

 

Certaines pratiques sociales et religieuses diffuses et très basiques sont à l’œuvre, depuis un certain temps, en France et en Europe, non pas pour nous y intégrer, mais pour nous séparer et consolider un vivre à part et à l’écart.

 

Allons sur la place de nos marchés populaires pour constater que certaines pratiques archaïques ont déjà réussi à vicier les regards et nos relations humaines, à culpabiliser en quelque sorte les deux moitiés de l’humanité, à nous séparer par des cloisons infranchissables qui interdisent toute mixité. La séparation et le refus de mixité sont déjà là, dans la vie au quotidien :

-          dans les fêtes, mêmes privées

-          dans les mosquées, même modérées

-          dans les salles de conférences

-          sur la place du marché et dans les cafés qui entourent cette place

-          dans les quartiers populaires et leurs commerces communautaires qui n’offrent plus certains produits du terroir

-          dans les gymnases et dans les piscines où il y a de moins en moins de filles

-          dans les cantines scolaires et dans les restaurants d’entreprises

 

Mais, nous détournons le regard, comme si tout cela ne nous regardait pas !

 

 

3°) Que faut-il faire pour relever ce défi ?

 

La République n’est pas respectée lorsque des élus acceptent, partout, des :

 

  • entorses à la laïcité en finançant des mosquées à hauteur de 30%. Ce sont des estimations du Ministère de l’intérieur que révélait une enquête publiée par le Figaro et où Dalil Boubakeur affirmait tranquillement, je cite : «Aujourd'hui, les maires sont les premiers bâtisseurs de mosquées», fin de citation.(2)
  • D’autres entorses à la laïcité sont de notoriété publique et se passent sous nos yeux que nous n’osons plus croire : les préfets laissent occuper des rues entières par des prieurs du vendredi alors que l’islam permet de prier chez soi, seul ou en petits groupes. C’est d’ailleurs ce que font les m’as-tu-vu en cas d’intempéries. Des mosquées sont financées par milliers et malgré cela la loi est toujours bafouée au vu et au su de tout la monde, avec une certaine complicité de la maréchaussée
  • Quant aux entorses à la mixité et à l’égalité entre filles et garçons dans nos cités, piscines, gymnases etc ., la présidente de Ni Putes Ni Soumises vous en a parlé mieux que moi.

 

Bref, nos responsables sur le terrain ont à chaque fois trouvé des arrangements clientélistes et ont accepté de plus en plus d’accommodements où aucune réciprocité n’est exigée des partenaires Musulmans. Et en matière de marchandage, les barbus sont autrement plus doués que nos maires : ils ne vous délivreront rien de concret. Que de bonnes paroles et des promesses, jamais tenues. Et pendant ce temps-là, Dr Moussaoui à la suite de Dr Boubakeur , ne délivre que des somnifères à Marianne.

 

Ne nous étonnons donc pas que des ghettos communautaires se soient constitués petit à petit et que les voiles de plus en plus couvrants aient fini par enterrer vivantes nos concitoyennes musulmanes. Le voile intégral n’est que le sommet d’un iceberg tout à fait capable de nous déchirer et de nous disloquer.

 

Nous ne sommes ni en 1905 ni en 68. Le champ social a totalement changé et nous devons changer d’optique pour y voir clair. Face à certaines pratiques de l’islam, plus ou moins visibles à l’œil nu, nos catégories intellectuelles habituelles sont tout simplement inopérantes et obsolètes.

 

Il nous faut donc, à nouveau, apprendre à discerner.

 

Il y a d’une part la question sociale qui ne m’a pas attendu, moi le musulman pour se poser. Et elle se posera tant que la misère africaine et asiatique poussera des êtres à chercher de meilleures conditions de vie à nos côtés. Nous devons tout faire pour réduire les inégalités, les discriminations et les injustices sociales qui ne touchent pas que des musulmans. La misère est aveugle à nos appartenances.

 

Et il y a d’autre part ce qu’il faut bien appeler la question islamique. Oui, il y a une question islamique qui s’ajoute à la question sociale. Elle se pose en France et en Europe parce que l’islam est muni de mécanismes internes fondés sur des interdits et des restrictions. Leur mise en pratique conduit à la constitution de ghettos  culinaires, vestimentaires, sexuels, esthétiques, médicaux, matrimoniaux, sépulcraux...De la conception à la mort, en y passant toute une vie. Même si nous vivons sous le même ciel, des pratiques religieuses très basiques nous condamnent à vivre (et à mourir) séparés, à part ou à l’écart.

 

Tous les citoyens, aussi bien musulmans que non-musulmans doivent dire non à toutes les prescriptions, attitudes et pratiques sociales liberticides, sexistes, séparatistes et ségrégationnistes, même si elles sont, à tort ou à raison, fondées en religion.

 

Il nous faut oser dire NON ! La religion avec ses lois archaïques ne régentera pas la vie dans nos quartiers ! La République et les républicains doivent reconquérir leurs droits là où ils les ont abandonnés à des caïds et à des manipulateurs de consciences, des fois par télé ou écran interposés !

 

Merci.

 

 

 

1)     Coran XXIV, 31

2)     Enquête sur le financement des nouvelles mosquées, Cécilia Gabizon, Le Figaro du 22/12/2008

 

Rédigé par caroleone

Publié dans #Libre pensée et laïcité

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