Roberto Matta

Publié le 25 Août 2012

ROBERTO MATTA

 

 

 

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Son véritable nom : Roberto Antonio Sébastian Matta Echaurren


Il est né le : 11 novembre 1911 à Santiago du Chili


Il est mort le : 23 novembre 2002 à Civitavecchia (Italie)

 

Peintre surréaliste chilien

 

Il fait ses études d’architecture à Santiago du Chili.

 

 

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Fleur à la ligne

 

 

 

 

Chronologie succincte

 


 

 -       1933 : France - il part s’installer en France et va travailler dans l’atelier de Le Corbusier.


    -    Espagne : son voyage lui permet de nouer des liens avec Federico Garcia Lorca et Rafael Albert


-        Scandinavie : un autre voyage au cours duquel il rencontre Alvar Aalto

 

 

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André Breton en compagnie de Roberto Matta et Malitte Matta

 

 

 

 

-        Il devient surréaliste suite à la demande que lui fait Salvador Dali. «  Tu es surréaliste ! Je ne savais même pas ce que cela voulait dire » dira t’il alors.


-         Il écrit des textes sur l’architecture dans la revue surréaliste Le minotaure, s’opposant au rationalisme de Le Corbusier.

 


-        1936 :  il s'installe à Londres, il poursuit son apprentissage dans l'atelier du plasticien hongrois László Moholy-Nagy et de l'architecte allemand Walter Gropius, fondateur et directeur du Bauhaus. Matta fait la connaissance du peintre-poète Roland Penrose, l'un des créateurs du mouvement surréaliste en Angleterre...il rencontre également René Magritte et Henry Moore


-         Invité par sa compatriote Gabriela Mistral, future prix Nobel de littérature en 1945, Matta, éternel globe-trotter, effectue un bref séjour au Portugal.Gabriela Mistral éveille son intérêt pour la poésie du cubain José Martí et les postulats de l'écrivain humaniste mexicain José Vasconcelos sur la création des missions culturelles.


-         1937 : il participe à la réalisation du pavillon espagnol de l'Exposition Internationale des arts et techniques dans la vie moderne.Matta y rencontre Joan Miró réalisant une décoration murale monumentale représentant un paysan catalan "El Segador" ou "Le Faucheur", œuvre engagée, symbole de la révolution espagnole et Pablo Picasso qui expose "Guernica".


-         Paris : il côtoie son compatriote Pablo Neruda, relevé de ses fonctions consulaires en Espagne

-          

-         1939 : Ces tableaux prennent formes sous l’effet d’une nouvelle expérimentation : la couleur est étalée avec un chiffon, le tracé ultérieur étant fait au pinceau. Il appellera cette série «  Morphologies psychologiques ». Fin 1939, par crainte de la guerre et à l'instigation de Marcel Duchamp, Matta, en compagnie de son ami, le peintre surréaliste Yves Tanguy, quitte Paris pour New York.

 

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Inscape, morphologies psychologiques

 

 

-         1941 : Mexique – Il découvre un grand intérêt à la culture précolombienne, ce voyage sera déterminant pour la suite de son œuvre picturale.


-         1946 : Illustration des « lettres sur la bombe atomique » de Denis de Rougemont, parution à New York chez Brentano


-         Exposition surréaliste à la galerie Maeght


-        1947 : Exposition monographique parisienne


-          Fondation avec Patricia Kane Matta (qui deviendra la femme de Matisse) de la revue « Instead » qui paraitra de janvier à novembre 1948 avec des contributions importantes dont celle de Stéphane Hessel.


-         Il est très à l’aise dans les grands formats, ses toiles faisaient souvent plusieurs mètres de long (10 mètres parfois)


-         1948 : Un de ses amis, Arshile Gorky peintre surréaliste arménien, gravement malade se suicide. André Breton croyant les rumeurs qui courent, pense que Matta est responsable de ce suicide et il l’exclut du groupe des surréalistes.


-         Chili : Il retourne au pays et affirme ses convictions politiques. Publication d’un article " Le rôle de l’artiste révolutionnaire qui doit redécouvrir de nouvelles relations affectives entre les hommes "


-        Italie : Il s’installe près de Rome à Civitavecchia et entreprend la construction d’un immense atelier


-         1951 : « Les roses sont belles » en référence au procès new-yorkais des époux Rosenberg

 

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Les roses sont belles

 

-         1958 : Le livre d’Henri Alleg, « La question » sur les tortures pendant la guerre d’Algérie lui inspire «  La question Djamila »

 

 

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La question Djamila

 

 

 

-        1959 : Il est réintégré au sein du groupe des surréalistes et s’oriente vers les thèmes sociopolitiques contemporains.


-       1964 : Hommage au communiste Julian Grimau exécuté en Espagne : « Les puissances du désordre » composition de 9 mètres de long

 

 

 

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Les puissances du désordre

 

 

 

-         1965/1966 : Les bombardements au Vietnam par les yankees lui inspire le monumental « Bum baby bum «  qui tout comme Guernica de Picasso est une accusation de la destruction de l'humanité, un manifeste pour la paix

 

 

 

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Bum baby bum

 

 

 

-         1968 : Premier congrès culturel de la Havane qui réunit des intellectuels du monde entier pour débattre des problèmes des pays sous-développés.


-        France : Il participe aux évènements de mai 68, il dessine pour l’atelier populaire des beaux arts


-         1970/1972 : Chili - invitation du président Allende. Il travaille à des fresques en collaboration avec la brigade murale « Ramona Parral » «  El primer gol del pueblo chileno «  premier but du peuple chilien), fresque qui mesure 24 mètres et célèbre la victoire du président socialiste Allende. Lors de la prise de pouvoir du dictateur pinochet, cette fresque est recouverte de 16 couches de peinture. Elle est à présent restaurée et visible à Granja, banlieue de Santiago du Chili.


-         1973 : Il prend position contre le coup d’état du général pinochet et coupe tout lien avec son pays natal. Il ne cessera de dénoncer les atrocités commises par la junte militaire au pouvoir, il sera déchu de sa nationalité chilienne en 1974.


-         1983 : Exposition rétrospective «  Une parole pour la Méditerranée » organisée en Espagne (Madrid, Valence, Barcelone) Il est considéré comme l’un des meilleurs peintres d’avant-garde au monde. Il reçoit de nombreux prix et distinctions pour son œuvre.

 

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-         1985 : Exposition rétrospective au musée d’art moderne de paris


-       1990 : Le Chili lui décerne le prix national d’art et organise une exposition rétrospective de ses œuvres au musée des beaux arts de Santiago.


-         1992 : Lauréat du prix de la fondation « Prince des Asturies »


-         1995 : Lauréat du « praemium impériale » au Japon


-        2001 : « MATTA 1936- 1944, début d’un nouveau monde » galerie Malingue à Paris


-        2002 : Décès en Italie. 17 jours avant sa mort il dira «  La mort n’existe pas. Ce sont les autres qui meurent. Je ne peux pas dire que je suis mort ».

 

Son talent artistique s’est transmis à sa progéniture, en effet il est le père de :

 


-        Gordon Matta- Clark né en 1943, artiste américain connu pour ses œuvres sur site spécifique et célèbre aussi pour ses « coupes de bâtiment »


-         Federica Matta née en 1956, artiste plasticienne, peintre et sculpteur


-         Ramuntcho Matta, né en 1960, artiste pluridisciplinaire, début de carrière

dans la musique (variétés pop-rock fin des année 80), sujets ce création plus singuliers avec les arts plastiques et la vidéo

 

 

 

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Goût de chat

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

caroleone

 

Sources : peinture et poésie blog 50.com, wikipédia, peintures matta-art.com

 

 

 


 

Rédigé par caroleone

Publié dans #Arts et culture, #Chili

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A

Belle découverte, encore une fois, merci Caro, et très intéressante. Par contre, surréaliste? oui, un peu, mais pas que.


Bises
C


Ah! j'en ai bavé sur le coup.....mais je suis contente d'avoir réussi et l'article et la vidéo car ça me tenait à coeur.


J'avais inscrit le nom des oeuvres sur chaque image avec changement de taille, de police etc....et au final ils m'ont sorti leur grosse écriture de lourdingue qui gâche tout. Alors, j'ai tout
supprimé. Et puis, j'ai galéré pour la musique, je voulais, je ne sais pourquoi du Vangelis, ça me paraissait bien aller avec le côté surnaturel, parce que Victor Jara son compatriote chilien, je
ne le voyais pas se marier aux peintures néanmoins. Et puis, les morceaux que j'avais choisi de Vangelis, Hispaniola et Excalibur étaient un peu trops "musclés" avec les jolies couleurs pastels
des toiles.


Bon, comme dirait la mère Denis, j'ferais pas ça tous les jours !!


Sinon, ils le classent comme surréaliste mais j'ai du écrire quelque part que c'était le meilleur peintre d'avant-garde au monde. J'peux pas te dire ce que c'est que l'avant-garde, j'ai bien
compris tout le reste sauf ce qui concerne les mouvements .


Je dois cette découverte à Anne-Marie Sendic qui loue les superbes gîtes en Ardèche, ça m'a tapé dans l'oeil, en plus un chilien, ça me botte toujours.


 


Bises et merci de ta visite


 


caro