Poésie en rouge et contre tout

Publié le 16 Février 2012

 

Poésie pour mes camarades, ceux pour qui le sang et les idées sont de couleur rouge vif

 

 

 

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Peu importe la façon dont s'est dit et la forme utilisée,

chaque fois qu'il est dit que les communistes n’existent plus

on gifle en pleine face

des êtres purs, des êtres humains et dévoués,

qui, tout au long de leur vie

donnent de leur temps, de leur santé,

de leur vie de famille,

de leur travail, de leur avenir,

pour un parti, pour des idées,

parce qu’ils y croient à ses idées,

parce qu’elles sont belles

et que l’on ne doit jamais les renier.

 

 

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Peu importe la forme, peu importe le sens recherché,

ce qui est dit est dit,

les communistes ne sont plus, mais alors,

qui colle les affiches, qui tracte dans les boîtes aux lettres ?

qui fait du porte à porte dans les cités ?

qui par tous les temps va au devant

des gens dans la rue pour faire signer

une pétition, ou expliquer une loi ?

 

 

faucille

 


 

Que l’on soit encarté ou non,

que l’on ait rejoint le front de gauche ou non,

quand on est communiste on le reste,

la sincérité d’un militant n’est jamais à prouver.

Mes camarades aux idées rouges, je les connais,

ce sont ceux que j’aime et que j’ai choisi,

ce sont ceux qui m’ont le plus montré

l'esprit de sacrifice, la gentillesse

la simplicité, l’humilité, la tolérance.

Ils se reconnaitront dans ce texte

qui leur est dédié

pour les réconforter de toutes les injures

que l’on nous fait , aussi bien

venant de notre parti que de la pensée unique,

qui nous fait payer des pots

que jamais nous n’avons cassés.

 

 

manouchian-manouchian


 

Si je suis encore encartée à ce parti

qui est un parti historique,

un parti qui n'a rien à se reprocher,

c'est parce que je veux porter en moi

le souvenir de nos anciens

qui se sont battus pour obtenir

les acquis qui sont les cibles principales

de notre ennemi le capital,

je veux rester fidèle à ce parti

que l'on appelait le parti des fusillés.

 

 

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Evoquer ce surnom nous remet

d'un coup les pendules

à l'heure de l'histoire et nous oblige

à penser si nous avions vécu à l'heure

de la résistance, aurions-nous

eu le cran de résister comme nos camarades

qui ont payé de leur sang

leurs idées humanistes et progressistes,

leurs idées de liberté, de fraternité , de laïcité,

ces idées sur lesquelles, tous ceux

qui osent insulter les camarades

par la simple question de leur existence,

s'assoient sans concession et ne méritent

même pas qu'on leur prête attention.

 

 

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Camarade, c'est un joli nom, tu sais,

rouge comme la grenade qui de ses nombreuses

petites graines fait germer nos valeurs,

rouge cerise, rouge comme le sang

de nos sacrifiés, de nos héros

dont nous respectons le don de leur vie,

en pérennisant leur combat.

 


 

 

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Camarades, je vous salue bien bas

et je vous remercie d'être encore là,

de ne pas être las,

de résister encore et encore,

nous sommes unis et nous vaincrons.

 

Non, la bête n'est pas morte.

 

Caroleone *

 

 

 

PC : Merci pour votre indulgence, je ne sais pas rimer, ce que j'appelle poésie, c'est plutôt de l'anar-poésie qui ne respecte que mes propres règles.....mea culpa , le coeur y est néanmoins !!

 

Carole Radureau (16/02/2012)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rédigé par caroleone

Publié dans #Mes anar-poèmes

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S
<br /> Pas en rime ? la belle affaire ! Dans ton texte, c'est ton âme qui transpire par tous les mots et vient directement au coeur de ceux qui savent, de ceux de ton combat.<br /> <br /> <br /> Merci Caro, merci pour cet hommage qui renvoie au néant ceux qui, croyant leurs rêves, veulent faire une croix sur ceux qui perpétuent le combat, aussi vieux que le monde, du bien contre mal pour<br /> l'émancipation de l'homme.<br /> <br /> <br /> Alors qu'importe si tes vers ne répondent pas au standard que d'aucuns voudraient nous imposer.  Aragon disait : "la poésie me fait atteindre plus directement la réalité". Voila qui<br /> caractérise parfaitement ton écriture.<br /> <br /> <br /> Oui, Ferrat a raison, c'est un joli nom camarade.<br /> <br /> <br /> Amitiés<br />
C
<br /> <br /> Bonsoir Serge,<br /> <br /> <br /> Je suis si contente d'avoir su te toucher et j'espère que les camarades le seront parce que c'est le but de ce texte qui sort de moi sans fioriture comme d'habitude.<br /> <br /> <br /> Ce que tu me dit d'Aragon me fait très plaisir, je prends les mots comme ils viennent mais bien souvent ils ne viennent pas, alors il faut en profiter !!<br /> <br /> <br /> Surtout, cet hommage aux camarades vient comme une lueur d'espoir en ces temps moroses où l'on a tendance à enterrer les valeurs au profit des places, et les communistes ont du mal à la trouver<br /> leur place dans ses moments là.<br /> <br /> <br /> Mais non,'on est pas morts, il ferait beau voir.....et même si le PCF était enterré, les valeurs communistes sont là dans nos coeurs et nous les portont avec tant de ferveur qu'elles ne peuvent<br /> disparaître, il faut juste s'en persuader et ne pas être défaitistes !!<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Merci encore Serge et passe une bonne soirée.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> bises<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> caro<br /> <br /> <br /> <br />