Philips Dreux ferme ses portes par où va la CGT

Publié le 23 Avril 2010

 

 

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L'usine Philips a fermé ce week-end. Une de plus, des dizaines d'ouvrières et ouvriers envoyé(e)s au chômage. Une lutte pourtant exemplaire, un combat radical et anticapitaliste du syndicat CGT, jusqu'à la tentative de "contrôle ouvrier" sur la production. Une des luttes les plus avancées de ces derniers mois, portant en germe la "remise d'équerre" de toute la société. Nous publions ci-dessous l'avis de décès de la lutte ouvrière à Philips.

L'usine a fermé, c'est l'apparence de l'échec et du gâchis, comme le ressentent les camarades.

 

Mais peut-il en être autrement quand on ne maîtrise pas les règles du jeu, quand on est soumis aux exigences de la mondialisation, quand on raisonne compétitivité, guerre économique, productivité et profits [ce que font patrons, ministres et syndicats jaunes réunis] ? Est-ce vraiment la question de "justifier un argumentaire économique" (comme le croient les camarades dans leur texte) qui ne pourra de toutes les façons l'être que selon les règles du capitalisme ?

 

Une bataille de perdue, une de plus pour notre camp, mais comme le disait Marx dans le Manifeste du Parti Communiste : "Parfois, les ouvriers triomphent; mais c'est un triomphe éphémère. Le résultat véritable de leurs luttes est moins le succès immédiat que l'union grandissante des travailleurs".

 

L'expérience de camarades de Philips peut avoir deux futurs : être oubliée, comme les centaines de luttes avant eux, ou être assimilée, absorbée, théorisée par le mouvement ouvrier pour se l'approprier - et alors cette lutte vivra, à l'image de celle des sardinières de Dournenez, de celle des mineurs, de celle des Lip ou de la sidérurgie. Absorbée par le mouvement ouvrier, c'est à dire comprendre toute la richesse de la tentative de contrôle ouvrier, et aussi la limite définitive de l'expérience : la question du pouvoir d'Etat, de la maîtrise des rênes du pouvoir, des ministères.

 

La classe ouvrière doit prendre le pouvoir d'Etat, au sommet, car c'est là que cela se joue. Pour mettre à bas, avec les moyens en mains les règles du jeu du capital. Toute expérience locale est sans avenir, autogestion, SCOP, contrôle ouvrier ou autre, comme le disait Lénine "Sauf le pouvoir, tout est ilusion !", car le capitalisme mondialisé impose sa loi dans tous les secteurs, tous les lieux, tous les domaines...

 

Nous voulons faire vivre l'expérience des camarades de la CGT de Philips EGP Dreux, car même minoritaire, même par l'échec, c'est un pas un avant pour le mouvement ouvrier... pour qui sait le lire, bien sûr !

 

Où va la CGT

 

Par CGT PHILIPS EGP DREUX : http://cgt-egp-dreux.over-blog.com/

 

 

 

 

 

 

 

 

Rédigé par caroleone

Publié dans #Travailleurs en lutte

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