ON LES NOMMAIT DES ETRANGERS : L'HONNEUR DES COMMUNISTES DU GROUPE FTP-MOI MANOUCHIAN FUT DE MOURIR POUR LA FRANCE !

Publié le 23 Décembre 2009

Les derniers instants du groupe Manouchian


Bastien Hugues (lefigaro.fr)

EN IMAGES - Trois clichés authentiques, pris clandestinement par un sous-officier allemand, ont été rendus publics cette semaine. Des images uniques prises au Mont Valérien, le 21 février 1944.

Ils sont là. Cloarec, Alfonso, Ramjan, Salvadori et les autres. Mains attachées aux poteaux, yeux bandés, au pied d'une falaise boisée, face à leurs bourreaux. Ils viennent d'être exécutés ou vont l'être d'un instant à l'autre.


Clemens Rüther, lui, est un sous-officier de la Wehrmacht. Ce jour-là, le 21 février 1944, il les a convoyés ici, au Mont Valérien, devant le peloton d'exécution. Puis s'est reculé en surplomb de la clairière. Pour veiller à la sécurité du site, ou pour se cacher. Seule l'histoire le sait. Une chose est sûre : clandestinement, il a décidé de fixer son objectif vers les condamnés. Des patriotes - la plupart étrangers - du célèbre réseau de Missak Manouchian, l'une des composantes des Francs-tireurs et partisans de la Main-d'oeuvre immigrée (FTP-MOI), d'obédience communiste.

 

 

 

 


 

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Ses photographies, Rüther les garde pour lui et pour lui seul jusqu'en 1985, avant de les transmettre au comité allemand Franz Stock, du nom de l'aumônier militaire présent au côté des condamnés. En 2003, les images sont transmises à l'Etablissement photographiques des archives de la défense (Ecpad), où personne ne semble réaliser immédiatement la valeur de ces documents. Mais il y a quelques mois, Serge Klarsfeld, fondateur de l'association des fils et filles des déportés juifs de France, apprend leur existence, dans le cadre de ses recherches sur l'identification des quelque 1.000 fusillés du Mont Valérien entre 1941 et 1944.

Des photographies rendues publiques cette semaine par Serge Klarsfeld, avant la célébration dimanche du 68e anniversaire de la première exécution massive au Mont-Valérien, le 15 décembre 1941, au cours de laquelle furent fusillés 70 résistants ou opposants à l'occupant allemand, dont 52 juifs.



Source : Le Figaro

 

 

 

Mon commentaire:


Ces images sont terribles et tellement réalistes qu'elles nous font prendre conscience de ce que nous ont laissé comme héritage tous ces héros. Car, qui de nos jours irait batailler au grand dam de l'ennemi pour ces idées au péril de sa vie.

Nous leur devons ce que nous sommes, nous devons à tous ces héros fusillés notre liberté actuelle, cette liberté qui nous permet de vivre au grand jour, d'affirmer nos idées, nos orientations, nos différences...cettte liberté que d'aucuns aimeraient bien nous priver et s'asseoir à jamais sur les luttes de nos héros.


Notre devoir de militants, notre devoir  de militants communistes, parti qui a payé un lourd tribu à la guerre d'opposition ( des amies retraitées du PCF me disaient souvent qu'on nous appelait le parti des fusillés) donc, notre devoir est de pérenniser les combats, les luttes, de veiller à conserver nos acquis lourdement payés, payés grâce au sang de certains.Nous ne pouvons l'oublier et de là à passer pour une ringarde aux yeux de certains, ce lourd passé, lourd à porter, je l'assume et l'assumerais jusqu'à la fin, je n'en ai pas honte, je ne le laisserai pas de côté pour des visées électoralistes ou verdoyantes...ou rosissantes.


Je combattrais toujours auprès de ceux qui défendent nos acquis.....ces derniers sont issus de la sagesse même, sont issus de la pensée marxiste, sont  adaptés au plus près des besoins des peuples et des plus humbles. C'est pour ça que je milite.


Gloire et respect à nos héros du groupe Manouchian, qu'ils reposent en paix !!








du blog de mon ami jacques tourtaux





 


Rédigé par caroleone

Publié dans #Devoir de mémoire

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C
<br /> Merci Jacques pour ses explications et ses détails oh combien nécessaires. Ils prouvent qu'à l'époque où tu as adhéré , de grandes valeurs étaient présentes au sein de notre parti qui les a toutes<br /> oubliées aujourd'hui et je comprends fort bien ton départ lorsque ce parti a abandonné ses fondamentaux. Car nous sommes des êtres liés aux valeurs humanistes et n'acceptons aucune transgression<br /> dans leur mise en application.Des personnes comme nous sont assez rares et incomprises par le commun du peuple, combien de fois m'entends-je dire que je ne suis pas comme les autres, que moi, j'ai<br /> des valeurs etc...<br /> A croire que nous sommes des extra terrestres, nous communistes de base....<br /> Mais je suis certaine que nos idées sont nobles et mériteraient de gagner l'ensemble de la population car contrairement à ceux qui nous taxent d'utopistes , je suis sûre qu'un jour le bien refera<br /> son apparition sur cette terre.<br /> <br /> <br />
T
<br /> Quel bel et émouvant commentaire que je vais mettre sur mon blog.<br /> Ceci dit, je tiens à rappeler que lorsqu'en 1958, j'ai adhéré au Parti Communiste Français, c'est parce qu'il était le glorieux Parti de l'Honneur; le Parti de nos fusillés; le Parti de Marx,<br /> Engels et Lénine. Le PCF était le Parti qui, avec Henri Martin, avait combattu contre la guerre coloniale menée par la France en Indochine.<br /> Lorsque j'ai adhéré, le PCF luttait contre une autre guerre coloniale menée par la France en Algérie. Notre Parti et ses martyrs que je ne puis citer tous tant ils sont nombreux :<br /> Maurice Audin, lâchement assassiné par des parachutistes de l'armée française et dont la veuve et les enfants attendent toujours la réponse de Sarkozy quant au lieu de sépulture de leur mari et<br /> père.<br /> Henri Alleg, directeur du journal Alger Républicain, torturé par des parachutistes, auteur de La Question. Daniel Féry, membre de l'UJCF, assassiné à l'âge de 15 ans avec huit autres camarades au<br /> métro Charonne par la police du criminel de guerre Maurice Papon, préfet de police de Paris, sous le gouvernement de De Gaulle, le 8 février 1962.<br /> Le PCF de ma jeunesse brisée par cette guerre était aussi celui d'Alban Liechti, premier soldat communiste qui a refusé d'aller combattre le peuple algérien auquel il ne voulait pas faire la guerre<br /> pour tuer des pauvres gens. L'attitude courageuse d'Alban lui a valu plusieurs années de prison.<br /> Voilà, entre autres, des raisons qui m'ont incitées à adhérer au PCF que j'ai quitté après quarante années de militantisme parce qu'il ne correspond plus à l'idéal marxiste-léniniste.<br /> <br /> <br />