MUMIA ET HAMOURI: DEUX SYMBOLES POUR DEUX INJUSTICES

Publié le 17 Mai 2011

 

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Justice. A l’heure où Sarkozy et Obama fêtent la mort du leader d’Al Qaeda, deux innocents croupissent encore en prison.

 

Salah Hamouri, franco-palestinien, 6 ans de captivité.

 
Depuis six ans, à la suite d’un simulacre de procès devant un tribunal militaire, le citoyen franco-palestinien Salah Hamouri se morfond dans une prison israélienne. Salah Hamouri a été arrêté le 13 mars 2005 sur la route de Ramallah. Deux heures plus tard, la police israélienne retournait l’appartement de ses parents, à Jérusalem-Est, à la recherche de preuves. «Ils ont tout retourné, saisi le disque dur de son ordinateur. Ils sont allés jusqu’à démonter les lavabos», se souvient Denise Hamouri, la mère de l’étudiant en sociologie de l’université de Bethléem. Pendant que son fils est détenu pendant trois mois à la prison de la Moskobieh, à Jérusalem, elle apprend dans la presse qu’il est censé avoir participé à un complot visant à assassiner le rabbin Ovadia Yossfe, chef spirituel du parti Shas (ultra-orthodoxe séfarade). Il est aussi accusé d’appartenir au FPLP. Pendant les trois années qui suivent, Salah Hamouri est maintenu en détention administrative, comme la grande majorité des 11 600 prisonniers palestiniens, c’est-à-dire sans supervision de la justice civile. La routine en Israël.
Depuis, de nombreuses mobilisations ont eu lieu pour obtenir la libération de ce prisonnier politique, sans succès. Le gouvernement français est resté bien peu actif, saluant même le système judiciaire israélien. Dans une lettre adressée à Marie-France Beaufils, sénatrice communiste, en date du 31 mars 2011, Alain Juppé écrit concernant Salah Hamouri: «Je déplore que les autorités israéliennes n’aient pas pris de décision de remise de peine, d’autant que les aveux faits à l’audience n’ont été corroborés par aucun élément de preuve. Je mesure la peine de sa famille, alors qu’il est à présent en âge de s’investir dans des études. Je comprends également que l’intéressé a fait le choix de ne pas solliciter de demande de grâce. C’est une attitude respectable.»

 

 

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Mumia Abu-Jamal, journaliste noir américain, 30 ans de captivité.
 

Dans le couloir de la mort depuis bientôt 30 ans, le journaliste noir Mumia Abu-Jamal ne cesse de clamer son innocence. Abu-Jamal a été condamné à mort en 1982 à l’issue d’un procès truqué. Accusé du meurtre d’un policier, il a toujours crié son innocence. Il est aujourd’hui l’une des figures emblématiques du combat pour l’abolition universelle de la peine capitale. D’un continent à l’autre, sa situation suscite une mobilisation continue depuis une quinzaine d’années, notamment en France sous l’impulsion du PCF et de la Jeunesse Communiste. Le droit de se défendre sur le fond lui est dénié. Encore récemment, en 2010, la Cour suprême des États-Unis lui a refusé un nouveau procès. C’est dans ces conditions que la Cour d'Appel Fédérale de Philadelphie vient de confirmer pour la deuxième fois en trois ans la suspension provisoire de sa condamnation à mort. Un nouveau jury va devoir se prononcer. Il ne pourra le faire, hélas, que sur la base d’une terrible alternative: soit confirmer la sentence de mort, soit condamner Mumia à la prison à perpétuité. Et en attendant, celui-ci demeurera dans le couloir de la mort. Mais la décision que vient de prendre la Cour d’Appel Fédérale contre l’avis de la Cour suprême constitue un encouragement pour son équipe de défense et pour le développement de la mobilisation qui, rappelons-le, a déjà permis à Mumia d’échapper par deux fois à l’exécution capitale.

 

Auteur : Farid Mellal

 

 

 

 

 

 

 

 

Rédigé par caroleone

Publié dans #prisonniers politiques

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C


Bonjour papy, Tu as raison de nous rappeler nos 5 amis mais tu sais que j'en parle régulièrement. Tous les prisonniers politiques ont leur place sur ce blog.


Je t'embrasse. caroleone



P


Merci à toi de nous rappeler à la mémoire ces victimes des injustices américano-sionistes.


Je me permettrais de rajouter cinq noms à ta liste... cinq cubains emprisonnés dans les geôles yankees depuis 13 ans pour des raisons tout autant injustifiables...


 





 


Bizz,
Le Papy