Moi aussi, j'ai froid

Publié le 15 Décembre 2012

 

 

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Des enfants qui au lieu de voir le père noël

ont reçu l’horreur des balles,

une maman en prison qui nous chante

la chanson de ses peines,

elle qui a perdu son enfant, mort seul là-bas,

sans pleur ni colère ni haine.

De l’égoïsme chaque jour qui courre et courre

venant nous compter le pourquoi

de la terre qui tourne autour de son nombril.

L’indifférence qui tue comme la guillotine,

tombe d’un coup sec, tranche tout espoir.

La méchanceté qui vient buter

contre les volontés,

empêchant ces dernières de former

le collier de perles autour de la terre.

Toujours les armes, la guerre

en fond de commerce.

Toujours le capital qui prime

qui déprime et malgré tout l’emporte

chaque jour sur l’humanisme.

Les bombes les grenades les lacrymogènes

contre les cris les espérances les pleurs

érigés en barrières,

petites barrières mais grandes colères

à diffuser sans modération.

Petites larmes un jour font grandes rivières,

grandes rivières un jour comblent l’océan

du mal et alors ses complices périssent

dans les flots de leurs vices.

 

Moi aussi Jean, j’ai froid, mes pieds sont gelés,

mes doigts tremblent

mais mon cœur et mon cerveau brûlent

d’une irrésistible envie de changer le monde,

d’une grande folie humaine à partager

tel un gâteau de terre des hommes

coupé en parts d’amour égalitaires.

Un gâteau chaud et moelleux

à l’abondance de chair et à la veine

de ceux qui allument les foyers,

les attisent et en distillent les torches

tout autour du monde.

 

 

Carole Radureau (15/12/2012)

 

Ce texte est libre de droit et diffusé sous licence creative commons

 

 

 

 

 

Rédigé par caroleone

Publié dans #Mes anar-poèmes

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